Se re­te­nir peut avoir des ef­fets sur la san­té

En cas de mic­tion trop rare ou trop ra­pide, on risque de dé­ve­lop­per une in­fec­tion uri­naire. Les filles sont les plus ex­po­sées.

L'actu - - ÉVÉNEMENT - C. H.

Le sphinc­ter nous donne la pos­si­bi­li­té de nous re­te­nir jus­qu’à l’ar­ri­vée aux toilettes. Mais il ne faut pas en abu­ser. À force de se contrac­ter, le sphinc­ter peut se mettre à moins bien fonc­tion­ner. Et ce­la peut en­traî­ner des risques pour la san­té.

COM­PRENDRE

Pen­dant deux ans, le mé­de­cin Bé­né­dicte Hoa­rau a me­né une en­quête (ci­tée dans l’étude de l’ONS) au sein de trois col­lèges. « Lors­qu’on se re­tient et que l’urine reste trop long­temps dans la ves­sie, des bac­té­ries se dé­ve­loppent, ex­plique-t-elle. Il en est de même lorsque la mic­tion est trop ra­pide et que l’on ne fi­nit pas com­plè­te­ment d’uri­ner. On risque l’in­fec­tion uri­naire. » Les filles sont les plus tou­chées. L’in­fec­tion se ca­rac­té­rise par des brû­lures, des be­soins ré­pé­ti­tifs et pres­sants d’al­ler aux toilettes, une dou­leur en bas du ventre et, par­fois, de la fa­tigue et de la fièvre. Elle se soigne avec des an­ti­bio­tiques et en bu­vant beau­coup d’eau pour chas­ser les bac­té­ries. Se re­te­nir peut aus­si dis­tendre la ves­sie et en­traî­ner l’in­con­ti­nence. De plus, « quand on se re­tient d’al­ler à la selle, ce­la peut cau- ser des dou­leurs ab­do­mi­nales et par­fois la consti­pa­tion, ajoute Bé­né­dicte Hoa­rau. On fi­nit aus­si par ne plus trop sa­voir si l’on a en­vie ou non. » Ces ef­fets, plus ou moins graves pour la san­té à long terme, peuvent aus­si in­fluer sur la ca­pa­ci­té des élèves à bien se concen­trer en cours, donc à réus­sir leurs études.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.