L’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle, ou­til de «pré­dic­tion» des crimes?

Au Royaume-Uni, les forces de l’ordre mettent en place un pro­gramme ana­ly­sant les risques d’in­frac­tions, afin d’évi­ter qu’elles aient lieu.

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Mais huit autres ser­vices de po­lice, dont ce­lui de Londres, sont in­té­res­sés par le pro­jet. Son but : éva­luer le risque qu’une per­sonne soit im­pli­quée (comme au­teure ou vic­time) dans un crime violent, à l’arme blanche ou par arme à feu, ré­vèle le site New Scien­tist. La NDAS a ain­si ré­cu­pé­ré un té­ra­oc­tet d’in­for­ma­tions dans les bases de don­nées de la po­lice. Elles concernent en­vi­ron 5 mil­lions de per­sonnes, dé­jà connues des forces de l’ordre. Le sys­tème a iden­ti­fié en­vi­ron 1 400 in­di­ca­teurs ser­vant à pré­dire un crime. 30 sont consi­dé­rés comme par­ti­cu­liè­re­ment per­ti­nents. Il s’agit, par exemple, de l’âge moyen de la pre­mière in­frac­tion. En re­cou­pant tous ces élé­ments, la NDAS at­tri­bue à chaque in­di­vi­du un « score de risque ». Contrai­re­ment à ce qu’il se passe dans Mi­no­ri­ty Re­port, le but n’est pas d’ar­rê­ter les gens avant qu’ils com­mettent un crime, sou­ligne Iain Don­nel­ly, à la tête du pro­jet. L’ob­jec­tif est d’orien­ter les per­sonnes « à risque » vers des struc­tures d’ac­com­pa­gne­ment, pour di­mi­nuer le risque de pas­sage à l’acte.

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