Dé­but des cours re­tar­dé : le mi­nistre fa­vo­rable à un test

L'actu - - FRANCE -

Faire com­men­cer les ly­céens à 9 heures, au lieu de 8 h ou 8 h 30. C’est la pro­po­si­tion lan­cée la se­maine der­nière sur Twit­ter par Va­lé­rie Pé­cresse, pré­si­dente de la ré­gion Île-deF­rance, au mi­nistre de l’Édu­ca­tion. Di­manche, dans le Grand Ju­ry, sur RTL et LCI, Jean-Mi­chel Blan­quer a ré­pon­du : « Pour­quoi pas ». Mais «à une pe­tite échelle, a-t-il pré­ci­sé, pour ex­pé­ri­men­ter. […] Il est hors de ques­tion de faire ça par­tout, tout de suite et de ma­nière in­con­si­dé­rée ».

Re­pous­ser l’heure du dé­but des cours se­rait « bon pour les ap­pren­tis­sages et la san­té des 500 000 ly­céens » fran­ci­liens et désen­gor­ge­rait les tran­sports, a dé­fen­du sur Twit­ter Va­lé­rie Pé­cresse. Des mé­de­cins re­com­mandent de­puis plu­sieurs an­nées de re­tar­der le dé­but de la jour­née sco­laire des ados. Aux États-Unis, l’Aca­dé­mie amé­ri­caine de pé­dia­trie s’est dite fa­vo­rable à cette me­sure en 2014. À la ren­trée 2017, deux ly­cées de Seat­tle, dans le nord-ouest du pays, l’ont mise en place. Ré­sul­tat : faire com­men­cer les élèves près d’une heure plus tard leur a per­mis de dor­mir 34 mi­nutes de plus par nuit. Leurs notes ont aug­men­té de 4,5 points, tan­dis que les ab­sences et les re­tards ont di­mi­nué.

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