Les profs de maths in­quiets de la ré­forme du bac

La place des ma­thé­ma­tiques dans l’en­sei­gne­ment au ly­cée est-elle me­na­cée par la nouvelle or­ga­ni­sa­tion, en place à par­tir de l’an pro­chain?

L'actu - - ÉVÉNEMENT -

LLes faits

es ma­tières du tronc com­mun, étu­dié par tous les élèves de pre­mière et de ter­mi­nale à par­tir de 2019 (lire Contexte), sont les sui­vantes : his­toire-géo­gra­phie, en­sei­gne­ment mo­ral et ci­vique, langues vi­vantes (deux), sport et en­sei­gne­ment scien­ti­fique. S’y ajoutent le fran­çais (en pre­mière seule­ment) et la phi­lo­so­phie (en ter­mi­nale). Et les maths ? Elles de­viennent l’une des spé­cia­li­tés choi­sies par les élèves. Ce chan­ge­ment de sta­tut in­quiète les pro­fes­seurs en­sei­gnant cette dis­ci­pline.

Com­prendre

« Les maths servent dans énor­mé­ment de fi­lières de l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur, pas seule­ment dans les sciences : en psy­cho­lo­gie, en so­cio­lo­gie… La lo­gique de­man­dée en phi­lo­so­phie ou en droit, c’est en­core des maths », ex­plique Alice Er­noult, pré­si­dente de l’As­so­cia­tion des pro­fes­seurs de ma­thé­ma­tiques de l’en­sei­gne­ment pu­blic. Les élèves n’ayant pas le ni­veau pour conti­nuer les maths en pre­mière risquent donc d’être en dif­fi­cul­té en­suite dans leurs études. Pour Alice Er­noult, la ré­forme « prend le pro­blème à l’en­vers ». Il fal­lait pen­ser à la fa­çon de « ré­con­ci­lier » les ly­céens avec les maths, plu­tôt que de rendre cette ma­tière op­tion­nelle. Le mi­nistre de l’Édu­ca­tion na­tio­nale, JeanMi­chel Blan­quer, se veut ras­su­rant. « Vous avez quand même un peu de maths dans le tronc com­mun, car vous avez un en­sei­gne­ment scien­ti­fique in­cluant deux heures de maths par se­maine »,

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.