YVES ST-DENIS SE LANCE DANS LA COURSE

L'Argenteuil - - ÉLECTIONS PROVINCIALES 2018 - EVE­LYNE BER­GE­RON eve­lyne.ber­ge­ron@eap.on.ca

Fort de l’ap­pui de plus de 1000 ci­toyens d’Ar­gen­teuil, le dé­pu­té sor­tant d’Ar­gen­teuil Yves St-Denis se lance dans la course à titre de can­di­dat in­dé­pen­dant.

C’est jeu­di soir qu’il en a fait l’an­nonce of­fi­cielle, lors d’une confé­rence de presse au Club de golf de La­chute. Pas moins de 300 per­sonnes étaient at­ten­dues pour l’évè­ne­ment.

« Mon par­ti, ce se­ra ce­lui des ci­toyens et des ci­toyennes d’Ar­gen­teuil », a-t-il dé­cla­ré à L’Ar­gen­teuil lors d’une en­tre­vue té­lé­pho­nique mar­di. Ter­mi­né les lignes de par­ti. Fi­nis les com­pro­mis pour le bien de toute la po­pu­la­tion qué­bé­coise. Comme dé­pu­té in­dé­pen­dant, Yves St-Denis ne tra­vaille­ra qu’à dé­fendre le bien des élec­teurs qu’il re­pré­sente. Voi­là com­ment il en­vi­sage son man­dat comme dé­pu­té n’ap­par­te­nant à au­cune fa­mille politique.

À ce jour, il est dif­fi­cile de pré­dire la cons­ti­tu­tion du pro­chain gou­ver­ne­ment. Se­lon lui, le ta­bleau élec­to­ral qui se des­sine est fa­vo­rable à un dé­pu­té in­dé­pen­dant. À son avis, les chances sont grandes de voir un gou­ver­ne­ment mi­no­ri­taire, si­non sur le seuil de la ma­jo­ri­té. « Ima­gi­nez le pou­voir qu’au­rait un dé­pu­té in­dé­pen­dant s’il dé­tient la ba­lance du pou­voir », a-t-il af­fir­mé.

Le dé­pu­té sor­tant, qui s’était fait élire sous la ban­nière du Par­ti li­bé­ral au prin­temps 2014, a pro­fi­té des der­niers jours avant le dé­clen­che­ment des élec­tions pour faire par­ve­nir à toute la po­pu­la­tion un dé­pliant dans le­quel il dé­fend son bi­lan de pre­mier man­dat à l’As­sem­blée na­tio­nale.

Il a pas­sé l’été à par­cou­rir la cir­cons­crip­tion pour par­ti­ci­per à di­vers évè­ne­ments. Il en a pro­fi­té pour son­der la po­pu­la­tion sur leur ap­pui quant à son ave­nir politique. C’est ain­si qu’il dit avoir ré­col­té plus de 1000 si­gna­tures de ci­toyens qui l’en­cou­ragent à les re­pré­sen­ter de nou­veau. Au­jourd’hui en­core, Yves St-Denis dé­plore le trai­te­ment qu’il a re­çu de la part du Par­ti li­bé­ral à la suite d’al­lé­ga­tions d’in­con­duite en­vers une em­ployée. Se­lon lui, on l’a re­je­té du par­ti comme on l’a fait la se­maine der­nière avec Fran­çois Oui­met.

Il s’at­tend à ce que de nou­velles at­taques de son an­cien par­ti puissent sur­gir du­rant la cam­pagne élec­to­rale. Mais ce­la ne l’in­quiète pas, lui qui dit sen­tir l’ap­pui de la po­pu­la­tion. « Les gens (d’Ar­gen­teuil) sont frois­sés du trai­te­ment que j’ai re­çu », a-t-il té­moi­gné. Rap­pe­lons que le dé­pu­té sor­tant a fait l’ob­jet d’une en­quête à la Sû­re­té du Qué­bec, à la suite d’une plainte d’une ex-con­seillère mu­ni­ci­pale de Saint-Adolphe-d’Ho­ward pour une pré­su­mée agres­sion. Au­cune ac­cu­sa­tion n’a en­core été por­tée dans ce dossier. « Pen­sez-vous que je fe­rais toutes ces dé­marches pour me re­pré­sen­ter si j’avais quelque chose à me re­pro­cher ? », a-t-il dé­cla­ré. Yves St-Denis croit fer­me­ment en ses chances de rem­por­ter l’élec­tion du 1er oc­tobre pro­chain. « Ce se­ra Da­vid contre Go­liath », a-t-il lan­cé. Da­vid, c’est lui. Go­liath, ce sont les ma­chines élec­to­rales des autres par­tis. Yves St-Denis lance le dé­fi aux élec­teurs d’Ar­gen­teuil d’élire un can­di­dat in­dé­pen­dant. La der­nière fois que ce­la s’est pro­duit au Qué­bec est lors de l’élec­tion de 1966. À l’époque, Ar­thur-Ewen Séguin avait été élu dé­pu­té in­dé­pen­dant dans la cir­cons­crip­tion Ro­bert-Bald­win à Montréal.

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