Cinq ans à of­frir une jour­née de rêve et de prin­cesse

Fée de l’ou­taouais

Le Bulletin - - ACTUALITÉS - MA­RIE PIER LÉ­CUYER mple­cuyer@lexis­me­dia.ca

PAR­TAGE. Il y a cinq ans, Isa­belle Car­bon­neau n’au­rait pas né­ces­sai­re­ment cru que le pro­jet des Fées de l’ou­taouais au­rait pris l’am­pleur qu’il a au­jourd’hui.

De­ve­nue une tra­di­tion de­puis quelques an­nées main­te­nant, la cin­quième jour­née-bou­tique de l’or­ga­ni­sa­tion se dé­rou­le­ra à l’hô­tel Ra­ma­da, le 28 avril pro­chain.

Mais au dé­part, c’est dans son sous-sol que le concept a pris nais­sance à plus pe­tite échelle. Isa­belle Car­bon­neau n’au­rait pas né­ces­sai­re­ment cru qu’elle en se­rait où elle au­jourd’hui avec les Fées de l’ou­taouais. «Je ne le soup­çon­nais pas, mais je suis vrai­ment heu­reuse», ad­met-elle.

L’or­ga­ni­sa­tion est dé­sor­mais bien im­plan­tée dans la ré­gion, alors qu’elle souffle ces cinq bou­gies. «C’est beau­coup plus fa­cile pour nous d’al­ler cher­cher des en­tre­prises et des com­man­dites. Ils viennent sou­vent vers nous.»

La pre­mière an­née, il avait somme toute été as­sez fa­cile de réunir quelques robes, se rap­pelle-t-elle. Et ce même si l’am­pleur était moindre et l’or­ga­ni­sa­tion, mé­con­nue. «Ça in­ter­pelle beau­coup les gens, confie-t-elle. Ils savent que c’est une étape im­por­tante dans la vie des jeunes que d’al­ler au bal des fi­nis­sants.»

Au­jourd’hui, elle compte plus de 800 robes dans son in­ven­taire. «J’ai com­men­cé avec 25 robes dans mon sous­sol», rap­pelle-t-elle. Et en plus des vê­te­ments, les jeunes filles peuvent sou­vent trou­ver chaus­sures et bi­joux, entre autres.

Chaque an­née à la jour­née-bou­tique, des ateliers de confiance et d’es­time de soi sont no­tam­ment à l’ho­raire. Des ac­ti­vi­tés qui J’ai com­men­cé avec 25 robes dans mon sous-sol»

Isa­belle Car­bon­neau mo­tivent les jeunes, es­time Mme Car­bon­neau. «Les jeunes filles ap­pré­cient.»

EN CONSTANTE PRO­GRES­SION

D’an­née en an­née, elle a consta­té une pro­gres­sion. D’abord du nombre de par­ti­ci­pantes, mais aus­si du nombre de dons. L’an der­nier, 40 jeunes filles ont été ha­billées pour leur bal et ont pu choi­sir par­mi les dif­fé­rentes robes dis­po­nibles.

«J’ai l’im­pres­sion que ça va tou­jours mon­ter en flèche», lance-t-elle, fière de voir où le pro­jet est ren­du et l’ap­pré­cia­tion de la com­mu­nau­té.

Et la fon­da­trice des Fées de l’ou­taouais n’a pas l’in­ten­tion de se mettre de li­mite de robes en in­ven­taire, ques­tion d’of­frir un choix va­rié aux ado­les­centes. «Si je peux en avoir 2000, ça va faire mon bon­heur.»

Rap­pe­lons que peu im­porte le mo­ment dans l’an­née, les Fées de l’ou­taouais ac­ceptent les dons pour gar­nir l’in­ven­taire et of­frir un plus grand choix aux fi­nis­santes. Le but est d’of­frir une «jour­née de rêve» à ces ado­les­centes, rap­pelle Isa­belle Car­bon­neau.

Du même coup, ce­la per­met une se­conde vie aux vê­te­ments. «C’est un par­tage, un pro­jet qui in­ter­pelle et qui ras­semble.»

DES SOU­HAITS POUR LE FU­TUR

Pour sa sixième an­née en 2019, en plus d’of­frir des robes aux ado­les­centes n’ayant pas les moyens de s’of­frir le tout, Isa­belle Car­bon­neau en­vi­sage peut-être d’of­frir la lo­ca­tion de robes à ceux qui veulent évi­ter la sur­con­som­ma­tion.

Et à plus court terme, elle ca­resse un rêve pour l’au­tomne.

«J’ai­me­rais avoir en oc­tobre une clé dans les mains pour un lo­cal, pour que les gens ne soient pas obli­gés de ve­nir qu’une fois par an­née. C’est un sou­hait que je ca­resse de­puis plus d’un an et je tra­vaille très fort là-des­sus», conclut-elle. Pour faire un don ou par­ti­ci­per à la jour­née Fa­ce­book, il est pos­sible d’en­trer en contact avec les Fées de l’ou­taouais sur leur page Fa­ce­book.

(Photo gra­cieu­se­té – En­fant de la mer pho­to­gra­phie)

Les Fées de l’ou­taouais veulent faire vivre une jour­née de prin­cesse aux ado­les­centes et fi­nis­santes.

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