Dé­vouée pour le bien-être des pa­tients

Le Bulletin - - COMMUNAUTAIRE - MA­RIE PIER LÉ­CUYER mple­cuyer@lexis­me­dia.ca

SAN­TÉ. Mal­gré les dé­fis, la chef d’uni­té hos­pi­ta­lière mé­de­cine courte du­rée et soins in­ten­sifs à l’hô­pi­tal de Pa­pi­neau, Roxane Si­mard in­ves­tit coeur et éner­gie pour le bie­nêtre des pa­tients, mais aus­si de ceux qui en prennent soin.

Le Bul­le­tin est al­lé à la ren­contre de cette tra­vailleuse du mi­lieu de la san­té qui n’a qu’un dé­sir: un ser­vice de qua­li­té. «Mon but, c’est que l’usa­ger re­çoive les ser­vices et que le per­son­nel soit content», ex­plique-t-elle.

Quand elle s’est ins­tal­lée au troi­sième étage de l’hô­pi­tal de Pa­pi­neau, elle avait un dé­sir de tout faire en son pos­sible pour rendre en­core meilleur le ser­vice aux pa­tients.

Elle a donc dé­ci­dé de prendre le tau­reau par les cornes et ten­ter d’amé­lio­rer les choses.

Elle a eu vent du coup de pouce qu’elle pou­vait avoir de la Fon­da­tion San­té de Pa­pi­neau et elle a prio­ri­sé les be­soins les plus pres­sants.

Ra­pi­de­ment, elle a su qu’il man­quait des chaises. Des pa­tients de­vaient être as­sis à chaque re­pas, mais ne pou­vaient pas, étant don­né le manque. «Ça n’avait pas de bon sens», ra­conte-t-elle.

De­puis son ar­ri­vée, cha­cun des 37 lits qu’elle gère avec son équipe est dé­sor­mais ac­com­pa­gné d’une chaise gé­ria­trique.

Le pro­jet qu’elle a dans la mire ac­tuel­le­ment? Le dé­mé­na­ge­ment de l’uni­té des soins in­ten­sifs au rez-de-chaus­sée, près de l’ur­gence. Rap­pe­lons que la Fon­da­tion San­té de Pa­pi­neau a dé­dié sa cam­pagne de dons ma­jeurs en grande par­tie à ce pro­jet.

Des pro­jets, il y en a plu­sieurs autres qu’elle a en tête, confie-t-elle. Elle rêve de voir des can­di­dats à l’exer­cice de la pro­fes­sion in­fir­mière (CEPI) pou­voir in­té­grer l’uni­té des soins in­ten­sifs, ques­tion de leur faire dé­cou­vrir ce mi­lieu de tra­vail et ai­der à la re­lève.

«Il y a plein d’autres choses que je veux amé­lio­rer», in­dique celle qui a des idées plein la tête.

À L’ÉCOUTE

Roxane Si­mard prend soin de ces pa­tients, mais aus­si de son équipe. «J’es­saie d’être hu­maine aus­si, elles ont une vie aus­si en de­hors du tra­vail.» Jour, soir, nuit, ce n’est pas né­ces­sai­re­ment un ho­raire fa­cile, men­tionne Mme Si­mard.

«Il faut avoir un peu de com­pré­hen­sion», pour­suit celle qui a le bien-être de son per­son­nel à coeur.

Elle est peut-être ges­tion­naire, mais son cha­peau d’in­fir­mière n’est pas très loin. Sans mettre le ser­vice aux pa­tients de cô­té, elle sou­tient du mieux qu’elle peut son équipe afin d’évi­ter l’épui­se­ment.

Et au­tant les in­fir­mières che­vron­nées que celles fraî­che­ment sor­tis de l’école. «Quand ils ar­rivent, ils ont be­soin d’être épau­lés.» Mon but c’est que l’usa­ger re­çoive les ser­vices et que le per­son­nel soit content.»

Roxane Si­mard

DES­TI­NÉE À TRA­VAILLER DANS LE MI­LIEU DE LA SAN­TÉ

Pour Roxane Si­mard, le do­maine de la san­té s’est im­po­sé as­sez na­tu­rel­le­ment, elle qui était en­tou­rée d’une grand-mère in­fir­mière auxi­liaire, d’une grand-mère pré­po­sée et d’une tante in­fir­mière. «J’ai bai­gné dans le monde de la san­té.»

Mais au dé­part, elle a d’abord vou­lu de­ve­nir am­bu­lan­cière. Mais elle a fi­na­le­ment bi­fur­qué en soins in­fir­miers. «De fil en ai­guille, j’ai ai­mé ça», confie-t-elle.

Le mi­lieu de la san­té, elle le connaît dé­sor­mais très bien. En 1999, elle a fait ses pre­miers pas dans le mi­lieu comme pré­po­sé. Puis, elle suit un cours de soins in­fir­miers, gra­duant en 2002.

Pen­dant quelques an­nées, elle a tra­vaillé à l’ur­gence de l’hô­pi­tal de Hull. Mais elle a aus­si tra­vaillé à di­vers en­droits, no­tam­ment comme in­fir­mière de liai­son à Ga­ti­neau. C’est là qu’elle a tou­ché pour la pre­mière fois au rouage de la ges­tion. Un ges­tion­naire a vu son po­ten­tiel et l’a pous­sé à suivre les cours né­ces­saires et a été in­té­gré à la banque de re­lève. Et quand le poste à l’hô­pi­tal de Bu­ckin­gham s’est li­bé­ré, elle a été em­bau­chée. Roxane Si­mard oc­cupe dé­sor­mais ce poste de­puis près d’un an.

C’est là qu’elle a dé­cou­vert le tra­vail de ges­tion­naire. Un em­ploi qu’elle adore. «On le sait ja­mais tant qu’on est pas as­sis dans la chaise, sou­ligne-t-elle tou­te­fois. (…) Moi j’aime ça quand ça bouge, je le sais que je suis à la bonne place.»

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