35 ans à cou­per, coif­fer et co­lo­rer les che­veux

Le Carillon - - News - FRÉDÉRIC HOUNTONDJI fre­de­ric.hountondji@eap.on.ca

pré­cise qu’il leur « coupe les che­veux », la coif­feuse ne s’em­bar­rasse pas de pré­cau­tions lin­guis­tiques. Elle coiffe tous les sexes.

« Nous c’est uni­sexe, alors c’est femmes (70 %) et hommes (30 %), on fait les deux. On fait les coupes d’hommes et les coupes de femmes. On fait les dif­fé­rentes tech­niques de mèches et les co­lo­ra­tions », a-t-elle ré­su­mé.

Le bar­bier Cyr es­ti­mait que la mode est aux che­veux courts et pes­tait contre la pé­riode des che­veux longs qui avait fait souf­fler un vent de chô­mage sur la pro­fes­sion. Pour cer­taines coif­feuses, en re­vanche, cette pé­riode était loin d’être celle des vaches maigres. Elle ri­mait plu­tôt avec bonnes af­faires.

« Nous, on n’a pas connu le chô­mage dans les an­nées 1980 avec les che­veux longs. On a les grosses tech­niques de mèches, les om­brages qui sont bien ten­dance aus­si. On a tou­jours eu de nou­velles ten­dances », a re­con­nu Mme Joa­nisse.

Elle ex­plique que pour les co­lo­ra­tions, les tein­tures, les gens re­viennent à chaque mois pour l’en­tre­tien. « Pour les mèches, il faut qu’ils re­viennent au moins aux trois mois. C’est un bon gagne-pain pour nous. C’est pour ça que nous, on a un avan­tage sur les bar­biers », a-t-elle ré­vé­lé.

La coif­feuse re­con­nait, ce­pen­dant, qu’il y a un point sur le­quel le bar­bier se dé­marque : « Le bar­bier a un ser­vice que les hommes aiment bien. C’est quand il coupe avec la pe­tite lame quand ils font la barbe. Ça c’est un art. Il faut faire très at­ten­tion avec cette pe­tite lame-là. Moi je ne fe­rais pas ça, non! Ça prend vrai­ment un cours spé­cial, le cours de bar­bier », a re­con­nu la coif­feuse.

Elle avance que chez les hommes qui vi­sitent les coif­feuses, la ten­dance n’est pas vrai­ment aux che­veux courts. Pour elle, c’est plu­tôt les an­nées 1980 qui re­viennent.

« Moi je pense qu’en 2018, chez les hommes, la ten­dance aux che­veux longs re­vient, d’après ce qu’on a vu. Il y a beau­coup d’hommes aus­si qui veulent avoir des coupes sty­lées, par­ti­cu­lières, qui viennent nous mon­trer la pho­to de la coupe qu’ils veulent », a rap­por­té la coif­feuse. Sa col­lègue Ca­role Joa­nisse qua­li­fie cette mode de « gent­le­man look ». « C’est bien court sur le cô­té et bien long sur le des­sus », a-t-elle dé­crit.

En 35 ans de mé­tier, Syl­vie, elle, réa­lise que le com­por­te­ment de ses clients a beau­coup évo­lué. Elle sou­ligne que grâce à In­ter­net, ils sont plus in­for­més, et savent pré­ci­sé­ment ce qu’ils veulent. « Ils font main­te­nant plus at­ten­tion à leur ap­pa­rence », a concé­dé Mme Joa­nisse.

Sylvie Joa­nisse au car­re­four de toutes les modes—

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