THE HART THROBS

Le duo The Hart Throbs bou­cle­ra la boucle à Haw­kes­bu­ry en mon­tant une der­nière fois dans l’arène.

Le Carillon - - PORTRAIT - MI­CHEL LA­MY mi­chel.la­my@eap.on.ca

Les lut­teurs lo­caux Stun­ning Steve (Le­vac) et Fa­bu­lous Jacques (La­mou­reux) met­tront un terme à leur car­rière de­vant leurs sup­por­ters le di­manche 26 août au com­plexe spor­tif Ro­bert-Hart­ley dans le cadre du

Su­per­fight Sun­day or­ga­ni­sé par le Great North Wrest­ling (GNW). Ils af­fron­te­ront la nou­velle équipe for­mée de James Pre­da­tor

Dis­tur­bed et Ca­sey Ka­na­ta The Crow. L’équipe fa­vo­rite avait li­vré son pre­mier com­bat à Haw­kes­bu­ry en 2014. Dé­jà en 2006, Ste­ven Le­vac était im­pli­qué dans la lutte à Mont­réal du cô­té de la production. « J’étais di­rec­teur des ventes pour un conces­sion­naire au­to­mo­bile de Haw­kes­bu­ry à ce mo­ment-là. De­von

Han­ni­bal Ni­chol­son, du GNW, m’avait ap­pro­ché pour une com­man­dite », a ra­con­té M. Le­vac.

En re­la­tant son im­pli­ca­tion dans le do­maine de la lutte, M. Le­vac a men­tion­né son in­té­rêt à de­ve­nir gé­rant de lut­teurs. Il n’a pas tar­dé à joindre l’équipe de GNW. « J’ai aus­si été gran­de­ment res­pon­sable de la mise sur pied des com­bats de lutte qui avaient lieu à Haw­kes­bu­ry entre 2008 et 2014 », a ajou­té le co-pro­mo­teur de l’évè­ne­ment.

En 2014, Ste­ven Le­vac a lais­sé son ha­bit de gé­rant pour en­dos­ser ce­lui de lut­teur. « Le tout pre­mier com­bat au­quel j’ai par­ti­ci­pé consis­tait en une ba­taille royale avec 20 lut­teurs. Je ne vou­lais man­quer ce­la pour rien au monde, même avec une côte fê­lée à la veille du com­bat, et contre l’avis du mé­de­cin », a-t-il dit en sou­riant.

À ce mo­ment, il a eu l’idée de de­man­der à son ami Jacques La­mou­reux s’il était in­té­res­sé à faire équipe avec lui. « Mon fils, qui avait dix ans, était pas­sion­né par la lutte, a sou­li­gné M. La­mou­reux. Il trou­vait for­mi­dable l’idée que je de­vienne lut­teur. Alors j’ai ac­cep­té. Nous (Ste­ven et lui) avons sui­vi des cours à Ot­ta­wa et à Mont­réal. »

Au cours des quatre der­nières an­nées,

The Hart Throbs a par­ti­ci­pé à une di­zaine de com­bats. « C’est un peu plus fa­cile de lut­ter en équipe, car ce­la te donne le temps de te re­po­ser un peu pen­dant que ton col­lègue est dans l’arène. C’est aus­si plus agréable de s’en­trai­ner en équipe », a af­fir­mé M. Le­vac. Main­te­nant dans la qua­ran­taine, les deux lut­teurs ont dé­ci­dé de prendre leur re­traite. La fa­mille et les af­faires font en sorte qu’ils n’ont pas le temps né­ces­saire à consa­crer à la lutte. Ste­ven Le­vac est cour­tier im­mo­bi­lier et par­te­naire dans une suc­cur­sale à Haw­kes­bu­ry et Jacques La­mou­reux ex­ploite une ferme ma­raî­chère de 110 acres.

Il y a aus­si la ques­tion des bles­sures. « À chaque soi­rée de lutte, il y a tou­jours au moins un lut­teur qui part pour l’hô­pi­tal en am­bu­lance, a confir­mé M. La­mou­reux. C’est un sport très exi­geant, tant du point de vue de la dis­ci­pline que de l’ali­men­ta­tion et de l’en­traî­ne­ment. »

Mais ils sont très heu­reux de ter­mi­ner leur car­rière où elle a dé­bu­té. « Notre pre­mier com­bat en équipe à Haw­kes­bu­ry est le plus mé­mo­rable de ma car­rière, a men­tion­né Ste­ven Le­vac. Pour quelques mi­nutes, tu es un su­per-hé­ros au­près des jeunes. À notre sor­tie, il y en avait une cen­taine qui nous don­naient la main et de­man­daient des au­to­graphes. »

« Lut­ter de­vant les membres de ta fa­mille, tes amis et tes par­ti­sans te mo­tive, te donne un rush d’adré­na­line in­croyable, a en­chaî­né Jacques La­mou­reux. Le com­plexe était plein à cra­quer. Il y avait plus de 1200 spec­ta­teurs. » Les deux lut­teurs es­pèrent re­ce­voir le même sou­tien ex­tra­or­di­naire pour fi­nir leur car­rière en beau­té.

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