IR­LANDE : LA MU­SIQUE, LA CULTURE ET LES MON­TAGNES!

Grâce à sa riche culture lit­té­raire, son ar­chi­tec­ture im­pres­sion­nante et ses pay­sages épous­tou­flants, la Ré­pu­blique d’Ir­lande est de­ve­nue une des­ti­na­tion po­pu­laire pour les gens de tous âges.

Le Carillon - - LA UNE - ALEXIA MARSILLO alexia.marsillo@eap.on.ca —pho­tos Alexia Marsillo

Fa­milles, couples plus âgés et jeunes groupes d’amis ve­nant de l’Eu­rope toute en­tière, d’Amé­rique du Nord, d’Aus­tra­lie et de bien d’autres par­ties du monde se rendent en Ir­lande pour un voyage qui com­prend un peu de tout : mu­sique en di­rect, le­çons d’his­toire in­té­res­santes, ran­don­nées éton­nantes, sans ou­blier la grande sé­lec­tion de bières. En 2017, dix mil­lions de tou­ristes ont vi­si­té l’Ir­lande, rap­por­tant plus de 8,6 mil­lions de dol­lars au pays.

Mais l’Ir­lande n’a pas tou­jours été ce centre cultu­rel ac­cueillant, ou­vert d’es­prit et pros­père. Ayant tra­ver­sé une pé­riode dif­fi­cile dans l’his­toire, frap­pé par la guerre et la pau­vre­té, le peuple ir­lan­dais a fait preuve d’une grande ré­si­lience. Après avoir par­ti­ci­pé à la Pre­mière Guerre mon­diale de 1914-1918, les Ir­lan­dais ont eu leur propre guerre, la guerre ci­vile de 1922-1923. Mais avec de grandes fi­gures lit­té­raires sur les­quelles s’ap­puyer, comme James Joyce, Os­car Wilde et Sa­muel Be­ckett, qui ont élu do­mi­cile à Du­blin, ain­si que des fi­gures mu­si­cales comme U2, la ville de Du­blin, et par consé­quent la Ré­pu­blique d’Ir­lande tout en­tière, a en quelque sorte ga­gné plu­sieurs vic­toires. Au­jourd’hui, les bars sont pleins à cra­quer tous les soirs de la se­maine, avec des tou­ristes et des lo­caux qui viennent écou­ter la mu­sique en di­rect ce qui fait de l’Ir­lande ce qu’elle est. L’Ir­lande offre des villes pros­pères comme Du­blin et Gal­way, qui sont pleines de res­tau­rants, de pubs et d’at­trac­tions tou­ris­tiques, mais elle offre aus­si le si­lence et la paix de la campagne, comme dans des pe­tites villes telles que Wi­ck­low.

Les Fa­laises de Mo­her, si­tuées dans la com­mune de Lis­can­nor au sud-ouest du Bur­ren, dans le com­té de Clare, en Ir­lande, sont des en­sembles de fa­laises qui s’élèvent jus­qu’à 214 mètres au-des­sus de l’océan At­lan­tique, sur une lon­gueur de huit ki­lo­mètres. C’est le site na­tu­rel le plus vi­si­té du pays pour sa beau­té et ses pentes ver­ti­gi­neuses. Ces masses de cal­caire et de schiste éro­dées par le vent et l’océan, sou­vent dé­chaî­nés près de ces côtes, sont vi­si­tées par plus d’un mil­lion de tou­ristes par an. Par temps clair, on peut y voir les îles d’Aran et la baie de Gal­way, qui se trouvent au large des mon­tagnes du Con­ne­ma­ra.

À seule­ment 30 mi­nutes de Du­blin se trouve un pe­tit vil­lage de pê­cheurs ap­pe­lé Howth. On y trouve des fruits de mer fan­tas­tiques, cer­tains des plus vieux bâ­ti­ments de l›Ir­lande, comme le châ­teau de Howth, et des vues spec­ta­cu­laires sur la mer d’Ir­lande. Après une ran­don­née de près de deux heures, les vi­si­teurs peuvent at­teindre le point culmi­nant sur­plom­bant la mer et voir un vieux phare au loin.

Le Tri­ni­ty Col­lege a été fon­dé en 1592 par la reine Éli­sa­beth Ire et a été conçu sur le mo­dèle des uni­ver­si­tés d’Ox­ford et Cam­bridge. Alors que l’uni­ver­si­té n’ac­cep­tait, pen­dant long­temps, que des étu­diants mas­cu­lins, pro­tes­tants et an­glo­phones, elle est au­jourd’hui une uni­ver­si­té plu­ri­cul­tu­relle. Pour cette rai­son, les Ir­lan­dais at­ta­chés à leurs tra­di­tions ca­tho­liques et à leur langue ont créé l’Uni­ver­si­ty Col­lege Du­blin. Elle est re­con­nue à l’échelle mon­diale pour ses pro­grammes en sciences so­ciales et se voit ré­gu­liè­re­ment clas­sée par­mi les 100 meilleures uni­ver­si­tés du monde dans ce do­maine. La bi­blio­thèque du Tri­ni­ty Col­lege est éga­le­ment cé­lèbre pour son fonds an­cien, en par­ti­cu­lier de ma­nus­crits mé­dié­vaux où a été re­cueillie toute l’an­cienne lit­té­ra­ture ir­lan­daise.

Ce site spé­ci­fique sur les Fa­laises de Mo­her a été uti­li­sé pour fil­mer une scène cru­ciale du sixième film de Har­ry Pot­ter. Les vrais ad­mi­ra­teurs le re­con­naî­tront.

Temple Bar, une par­tie du centre-ville de Du­blin, est la zone où on re­trouve la plus forte concen­tra­tion de pubs et de res­tau­rants de la ville. Les rues sont illu­mi­nées la nuit, les gens vont d’un bar à l’autre et la mu­sique en di­rect est om­ni­pré­sente.

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