60 ANS DE PAS­SION PHILATÉLIQUE

Le Carillon - - LA UNE - GREGG CHAM­BER­LAIN gregg.cham­ber­lain@eap.on.ca

Le Club de philatélie de Hawkesbury a 60 ans, soit son an­ni­ver­saire de dia­mant. Cette an­née, les membres du Club ont re­çu quelque chose de mieux que des dia­mants, un timbre d’an­ni­ver­saire spé­cial d’an­nu­la­tion de Postes Ca­na­da en l’hon­neur de l’oc­ca­sion.

« C’est une obli­té­ra­tion tout à fait unique, a ex­pli­qué Pierre-Yves Sé­guin, porte-pa­role du club. Il se­ra re­cher­ché par les col­lec­tion­neurs de timbres, mais aus­si par ceux qui col­lec­tionnent les obli­té­ra­tions. » Une obli­té­ra­tion est la marque spé­ciale qu’une lettre ou un co­lis re­çoit au bu­reau de poste pour mon­trer que le timbre est uti­li­sé et pour em­pê­cher toute ten­ta­tive d’en­le­ver le timbre et, avec un peu de colle, le réuti­li­ser pour une autre lettre ou un autre co­lis. La marque d’an­nu­la­tion in­dique le nom du pays et l’État ou la pro­vince d’où pro­vient la lettre ou le co­lis, ain­si que la date de l’an­nu­la­tion. L’obli­té­ra­tion spé­ciale d’an­ni­ver­saire de Postes Ca­na­da faite en l’hon­neur du 60e an­ni­ver­saire du Club de philatélie de Hawkesbury com­prend le nom du club, son em­pla­ce­ment ori­gi­nal et la date à la­quelle il a été for­mé. Les membres du club peuvent uti­li­ser l’obli­té­ra­tion spé­ciale sur toutes les lettres et co­lis qu’ils en­voient cette an­née.

Se­lon M. Sé­guin, il y a beau­coup de col­lec­tion­neurs de timbres dans le monde qui aiment col­lec­tion­ner les obli­té­ra­tions réelles parce qu’elles sont dif­fi­ciles à ob­te­nir. La plu­part des gens jettent les en­ve­loppes et les em­bal­lages de leur cour­rier quo­ti­dien, ce qui rend les obli­té­ra­tions de timbres très rares et re­pré­sente un vé­ri­table dé­fi pour les col­lec­tion­neurs. Plu­sieurs col­lec­tion­neurs peuvent es­sayer de contac­ter le Club de philatélie de Hawkesbury sim­ple­ment pour re­ce­voir une lettre ou une carte pos­tale avec la marque d’an­nu­la­tion du 60e an­ni­ver­saire du club.

Bien que le Club de philatélie de Hawkesbury cé­lèbre cette an­née son 60e an­ni­ver­saire, il a vu le jour en 1958 de l’autre cô­té de la ri­vière des Ou­taouais, sous le nom de Club de philatélie d’Ar­gen­teuil. Mais l’adhé­sion a tou­jours été ou­verte à d’autres col­lec­tion­neurs dans d’autres com­mu­nau­tés et, en l’es­pace de quelques an­nées, le nom et le lieu de ren­contre men­suel des membres ont été chan­gés pour Hawkesbury.

« Il y avait presque au­tant de gens de Hawkesbury que de La­chute », se rap­pelle M. Sé­guin, 66 ans, qui est de­ve­nu membre du club à l’âge de huit ans, avec la même pas­sion pour la philatélie que son père, Yvan.

« Mes pre­miers sou­ve­nirs sont d’être as­sis sur le sol de notre cui­sine et d’être en­tou­ré de timbres, se sou­vient M. Sé­guin. Je jouais avec eux. »

De nos jours, la pas­sion de M. Sé­guin en tant que phi­la­té­liste - le mot ac­cep­té par les col­lec­tion­neurs pour se dé­crire - se concentre entre autres sur la col­lec­tion de vieux do­cu­ments avec obli­té­ra­tion de timbres.

PAS­SÉ, PRÉ­SENT ET FU­TUR

Le pre­mier timbre-poste a été émis en mai 1840 dans le cadre d’une sé­rie de ré­formes pos­tales par le Royaume-Uni de Grande-Bre­tagne et d’Ir­lande. La philatélie est l’étude des timbres et les col­lec­tion­neurs pré­fèrent être ap­pe­lés phi­la­té­listes, bien que la plu­part d’entre eux ne se sou­cient pas de cor­ri­ger ceux qui uti­lisent le mot col­lec­tion­neur.

Presque tous les en­fants, a no­té M. Sé­guin, col­lec­tionnent les timbres à un mo­ment ou à un autre de leur vie. La philatélie a été l’un des passe-temps les plus an­ciens au monde jus­qu’au der­nier grand boom de la philatélie dans les an­nées 1970. L’in­té­rêt pour les timbres a com­men­cé à dé­cli­ner un peu à me­sure qu’In­ter­net s’est dé­ve­lop­pé et que le cour­rier élec­tro­nique a com­men­cé à rem­pla­cer les lettres per­son­nelles.

Mais M. Sé­guin est cer­tain que la philatélie ne s’étein­dra ja­mais. Du moins, pas avant plu­sieurs dé­cen­nies.

« Il y a main­te­nant plus de de­mandes pour la philatélie qu›au dé­but des an­nées 1990, a-t-il fait re­mar­quer, car les col­lec­tion­neurs se font un point d›hon­neur de « chas­ser le

tré­sor » aux mar­chés aux puces, aux ventes im­mo­bi­lières et à d’autres en­droits, es­pé­rant trou­ver soit la col­lec­tion d’une autre per­sonne mise en vente, soit un tré­sor de timbres non uti­li­sés ou­blié dans quelques com­modes ou dans un porte-mon­naie ou autre lieu.

LES COL­LEC­TION­NEURS CHÉRISSENT LE CA­NA­DA

Postes Ca­na­da conti­nue de pro­duire des timbres, à la fois pour l’usage or­di­naire de la poste pour les lettres et les co­lis, et pour ai­der à gar­der vi­vant l’es­prit de la philatélie. M. Sé­guin a no­té que les timbres ca­na­diens se classent par­mi les quatre timbres les plus re­cher­chés par les phi­la­té­listes du monde en­tier.

La rai­son est la grande va­rié­té d’images des timbres ca­na­diens. Le Ca­na­da n’a pas seule­ment quelques sé­ries de timbres pos­taux stan­dard émis chaque an­née, comme c’est le cas dans cer­tains pays. Plu­sieurs fois par an­née, Postes Ca­na­da pré­sente des édi­tions li­mi­tées de di­vers timbres sur un thème par­ti­cu­lier, al­lant des timbres an­nuels du Nou­vel An chi­nois à des timbres met­tant en ve­dette des per­son­nages de su­per­hé­ros ca­na­diens, en pas­sant par des timbres d’an­ni­ver­saire pour des évè­ne­ments comme le 100e an­ni­ver­saire de la ba­taille de Vi­my, la dé­cou­verte de l’in­su­line ou la créa­tion de Su­per­man par Joe Shus­ter, un an­cien To­ron­tois et son ami amé­ri­cain, Jer­ry Sie­gel.

DANS LE MONDE EN­TIER

Pour M. Sé­guin, sa pas­sion pour la philatélie de­meure aus­si forte au­jourd’hui que lors­qu’il était en­fant, as­sis sur le sol, en­tou­ré de timbres. La rai­son pour la­quelle il est de­ve­nu col­lec­tion­neur à l’époque et le de­meure au­jourd’hui est simple. Vous pou­vez voya­ger , a-t-il ra­con­té, ajou­tant que son ima­gi­na­tion l’a em­por­té loin et au­tour du monde chaque fois qu’il re­gar­dait cer­taines des images sur les timbres de sa col­lec­tion. Au fur et à me­sure qu’il gran­dis­sait et que l’oc­ca­sion se pré­sen­tait, il s’est ren­du à cer­tains des en­droits qu’il avait l’ha­bi­tude de voir gra­vés dans la mi­nus­cule image sur un timbre-poste.

Pho­to four­nie

Pierre-Yves Sé­guin (à gauche) dis­cute avec Gé­rard Ha­chez qui, à 93 ans, est l’un des plus an­ciens membres du Club de philatélie de Hawkesbury, qui a sou­li­gné son 60e an­ni­ver­saire en oc­tobre der­nier, lors de sa réunion men­suelle à la Lé­gion de Hawkesbury.—

—pho­to four­nie

Ma­this Bois­vert, l’un des plus jeunes membres du Club de philatélie de Hawkesbury, trie une pile de timbres obli­té­rés sur l’une des tables pré­pa­rées pour le 60e an­ni­ver­saire du club en oc­tobre, à la Lé­gion de Hawkesbury.

Pho­to four­nie

Ro­bert Le­gault, de La­chute, est l’un des membres se­niors du Club de philatélie de Hawkesbury, pré­sent de­puis près de 45 ans, et très fier de sa col­lec­tion. Il a ap­por­té plu­sieurs de ses al­bums pour les ex­po­ser lors du 60e an­ni­ver­saire du club, à la Lé­gion de Hawkesbury.—

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