LA PERSEVERANCE ET LA PAS­SION DE LISE LAU­ZON

Le Carillon - - LA UNE - ALEXIA MARSILLO [email protected]

L’hon­nê­te­té et la per­sé­vé­rance : deux qua­li­tés qui, se­lon Lise Lau­zon, en af­faires de­puis 35 ans, sont né­ces­saires pour réus­sir dans le do­maine.

« Si tu n’as pas ces deux qua­li­tés, tu ne peux pas al­ler loin, a confié la pro­prié­taire de Chez Mar­mou­set, une bou­tique de vê­te­ments pour en­fants à Haw­kes­bu­ry. J’ai tou­jours trai­té mes clients comme je veux être trai­tée dans un com­merce. C’est ça qui est im­por­tant, être hon­nête avec eux et les écou­ter. »

Se­lon elle, c’est en grande par­tie grâce à ce­la que son en­tre­prise a réus­si à du­rer pen­dant si long­temps, exac­te­ment 35 ans le 11 no­vembre. Lise Lau­zon n’a pas tou­jours été une femme d’af­faires – elle a été in­fir­mière à l’Hô­pi­tal Gé­né­ral de Haw­kes­bu­ry pen­dant 24 ans avant de prendre la dé­ci­sion d’ou­vrir son propre ma­ga­sin. En­cou­ra­gée par son dé­funt ma­ri, elle a dé­ci­dé de prendre le dé­fi, à la suite de la fer­me­ture d’un ma­ga­sin de vê­te­ments pour en­fants sur la rue Prin­ci­pale. « J’ai conti­nué à tra­vailler à temps par­tiel à l’hô­pi­tal, deux jours par se­maine, après l’ou­ver­ture du com­merce, a ra­con­té Mme Lau­zon. Après 19 ans, mon ma­ri est dé­cé­dé d’une crise car­diaque et c’est là que j’ai lais­sé l’hô­pi­tal. Je ne pou­vais pas conti­nuer à faire les deux sans son aide. » Son ma­ri s’oc­cu­pait du cô­té comp­ta­bi­li­té alors qu’elle consa­crait son temps à la gé­rance quo­ti­dienne de la bou­tique.

Chez Mar­mou­set est si­tuée sur la route de com­té 17, dans le centre com­mer­cial. La bou­tique est rem­plie de vê­te­ments pour tous les jours et de vê­te­ments plus ha­billés et for­mels pour les jeunes filles et gar­çons. Les vê­te­ments va­rient de la nais­sance à 14 ans, et même jus­qu’à 16 et 18 ans, se­lon les styles sé­lec­tion­nés. Des sou­liers, des bot­tines, des bottes d’hi­ver pour ac­com­pa­gner les ha­bits de neige et des jouets se sont ré­cem­ment ajou­tés en ma­ga­sin. Elle offre main­te­nant des ac­ces­soires, tels que des bi­joux et des sacs. « La bou­tique a pris de l’ex­pan­sion, ça aug­mente tou­jours », a dit Mme Lau­zon. Mais ça n’a pas tou­jours été comme ça. Le jour de l’ou­ver­ture, le 11 no­vembre 1983, Chez Mar­mou­set avait cinq pré­sen­toirs de vê­te­ments dis­po­nibles. Si­tuée dans un plus pe­tit lo­cal à l’époque, sur la rue Prin­ci­pale, Mme Lau­zon a réus­si à dou­bler son in­ven­taire après un an.

« Après ça, je suis dé­mé­na­gée deux autres fois dans le centre-ville, puis les cir­cons­tances ont fait que j’ai dû me trou­ver un lo­cal plus grand », a-t-elle ex­pli­qué. Il y a neuf ans, elle a pris la dé­ci­sion de dé­mé­na­ger sur la route 17, n’ayant pas été ca­pable de trou­ver un lo­cal as­sez grand sur la rue Prin­ci­pale.

« Ça fai­sait dé­jà 26 ans que j’étais en af­faires, alors mes clients m’ont sui­vie, a ajou­té Mme Lau­zon. C’était quand même une grande dé­ci­sion, mais j’ai réa­li­sé, par

« J’AI TOU­JOURS TRAI­TÉ MES CLIENTS COMME JE VEUX ÊTRE TRAI­TÉE DANS UN COM­MERCE. C’EST ÇA QUI EST IM­POR­TANT, ÊTRE HON­NÊTE AVEC EUX ET LES ÉCOU­TER. »

la suite, que c’est une des meilleures que j’ai faites, car mon com­merce est plus en vue et je me suis fait une deuxième clien­tèle. »

À un cer­tain mo­ment, Mme Lau­zon a même consi­dé­ré in­tro­duire des meubles dans sa bou­tique, mais elle a aban­don­né l’idée. « C’est l’es­pace qui me manque et à l’âge que j’ai, je pense conti­nuer juste comme ça », a-t-elle ex­pli­qué. Au fil des ans, quelques per­sonnes l’ont ap­pro­chée pour ache­ter son com­merce, mais elle n’est pas en­core prête. « Je m’amuse en­core trop et je suis vrai­ment heu­reuse, a-t-elle in­di­qué. Je ne re­grette rien de ce que j’ai ac­com­pli. Si c’était à re­faire, je re­fe­rais la même chose. »

Quand Mme Lau­zon a ou­vert le ma­ga­sin, c’était en pré­vi­sion de sa re­traite. « Je me de­man­dais tou­jours ce que je fe­rais quand je lais­se­rais mon tra­vail à l’hô­pi­tal. Je de­vais avoir quelque chose pour m’oc­cu­per, a-t-elle fait re­mar­quer. Et c’est une pas­sion. J’ai tra­ver­sé bien des obs­tacles au cours de ces 35 an­nées. C’est beau­coup de per­sé­vé­rance et énor­mé­ment de tra­vail. Si tu n’as pas la pas­sion, tu ne peux pas du­rer, ça, c’est clair. »

Le plus gros dé­fi qu’ait sur­mon­té Mme Lau­zon, c’est de conti­nuer après le dé­cès de son ma­ri. « C’est le ma­ga­sin qui m’a gar­dée en vie, l’éner­gie des pe­tits tan­nants qui entrent, a-t--elle com­men­té en sou­riant. Il faut s’oc­cu­per dans les temps dif­fi­ciles. As­su­ré­ment, je dois re­mer­cier mes clients. Sans eux, je n’au­rais rien de ce que j’ai. »

—pho­to Alexia Marsillo

Se­lon Lise Lau­zon, la pro­prié­taire de la bou­tique de vê­te­ments pour en­fants Chez Mar­mou­set à Haw­kes­bu­ry, l’hon­nê­te­té et la per­sé­vé­rance sont les deux qua­li­tés né­ces­saires pour réus­sir dans le do­maine des af­faires. Son com­merce au­ra 35 ans le 11 no­vembre.

Alexia Marsillo —pho­to

Chez Mar­mou­set est si­tué sur la route de com­té 17, dans le centre com­mer­cial. La bou­tique est rem­plie de vê­te­ments pour tous les jours et de vê­te­ments plus ha­billés et for­mels pour les jeunes filles et gar­çons. Les vê­te­ments va­rient de la nais­sance à 14 ans, et même jus­qu’à 16 et 18 ans, se­lon les styles sé­lec­tion­nés. Des sou­liers, des bot­tines, des bottes d’hi­ver, des jouets et des ac­ces­soires se sont ré­cem­ment ajou­tés en ma­ga­sin. Mais ce n’a pas tou­jours été comme ça. Le jour de l’ou­ver­ture, le 11 no­vembre 1983, Chez Mar­mou­set avait cinq pré­sen­toirs de vê­te­ments dis­po­nibles.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.