L’AÉUM contre la culture V.I.P.

Une mo­tion in­ter­dit l’ébrié­té du v.-p. aux Af­faires in­ternes lors d’évé­ne­ments.

Le Délit - - Actualités - An­toine mi­lette-ga­gnon Édi­teur Ac­tua­li­tés Cré­dit pho­to

Jeu­di 27 sep­tembre se réunis­sait le Conseil lé­gis­la­tif de l’as­so­cia­tion étu­diante de l’uni­ver­si­té Mcgill (AÉUM, SSMU en an­glais). Au pro­gramme se trou­vaient no­tam­ment la mo­tion in­ter­di­sant l’ébrié­té des membres des Af­faires in­ternes lors d’évé­ne­ments, une mo­tion contre l’af­fi­lia­tion à des groupes d’ex­trême- droite ain­si que la no­mi­na­tion des membres du Conseil qui fe­ront par­tie du Co­mi­té d’ad­mi­nis­tra­tion de L’AÉUM ( Board of Di­rec­tors en an­glais).

La fin de la culture V. I. P.

Le plus long dé­bat de la soi­rée a concer­né la mo­tion por­tant sur la po­li­tique d’ébrié­té du vice- pré­sident ( v.- p.) aux Af­faires in­ternes et de la culture V.I.P. aux évè­ne­ments de L’AÉUM ( Mo­tion Re­gar­ding Po­li­cy on VP In­ter­nal In­toxi­ca­tion and V.I.P Culture at SSMU Events en an­glais). Cette mo­tion da­tait de la réunion du 13 sep­tembre et vi­sait à em­pê­cher le ou la v.- p. aux Af­faires in­ternes d’être en état d’ébrié­té par l’al­cool lors­qu’il · elle re­pré­sente L’AÉUM lors d’évé­ne­ments. La mo­tion pré­voyait aus­si que les plaintes soient dé­po­sées au Conseil lé­gis­la­tif, qui dé­ci­de­rait alors de la me­sure pu­ni­tive ap­pro­priée, soit une sus­pen­sion, une « ré­pri­mande for­melle » ou en­core une me­sure al­ter­na­tive.

Jun Wang, v.-p. aux Fi­nances, a de­man­dé au Conseil s’il était pos­sible de faire pas­ser les plaintes par une étape in­ter­mé­diaire avant de les ex­po­ser au Conseil. Ga­reth Price, re­pré­sen­tant de la Fa­cul­té de gé­nie, a alors ex­pri­mé l’idée de pr­sen­ter les plaintes au Co­mi­té de res­pon­sa­bi­li­sa­tion de L’AÉUM (Ac­coun­ta­bi­li­ty Com­mit­tee en an­glais). Ma­ri­na Cu­pi­do, v.- p. aux Af­faires ex­ternes, a sou­le­vé des in­quié­tudes quant aux pos­si­bi­li­tés d’ « hu­mi­lia­tion pu­blique » , , si les plaintes se ren­daient di­rec­te­ment au Conseil. Après plu­sieurs mo­ments de dis­cus­sion, un amen­de­ment a été adop­té pour faire pas­ser les plaintes par le Co­mi­té de res­pon­sa­bi­li­té, mais la mo­tion a fi­ni par être adop­tée, à la ma­jo­ri­té.

Autres mo­tions

Par­mi les autres mo­tions à l’ordre du jour se trou­vait celle pour adop­ter une po­li­tique contre l’af­fi­lia­tion à des groupes d’ex­trême-droite ( Mo­tion to Adopt a Po­li­cy Against Af­fi­lia­tion with Far Right Groups en an­glais). Se ba­sant sur le site Ra­tio­nal Wi­ki, la mo­tion dé­fi­nit l’« ex­trême-droite » comme étant « des par­tis ou mou­ve­ments se ba­sant sur des idéo­lo­gies fas­cistes, ra­cistes ou ex­trê­me­ment ré­ac­tion­naires ». Ma­ri­na Cu­pi­do a pro­po­sé de sus­pendre la mo­tion in­dé­fi­ni­ment pour per­mettre à L’AÉUM de tra­vailler sur cet « en­jeu nuan­cé ». La mo­tion ini­tiale a donc été sus­pen­due in­dé­fi­ni­ment.

Le Conseil a entre autres adop­té les mo­tions sui­vantes : une mo­tion pour mettre l’ac­cent sur un plus grand en­ga­ge­ment en­vers la gou­ver­nance étu­diante ( Mo­tion for Spe­cial Em­pha­sis to be Pla­ced on Grea­ter En­ga­ge­ment with Student Go­ver­nance en an­glais), une mo­tion sur une po­li­tique af­fir­mant les clubs et ser­vices comme étant en­sei­gner aux gar­çons com­ment bien trai­ter les filles ».

Prio­ri­té aux dé­fen­seures

« Les pre­mières vic­times d’un conflit sont tou­jours les femmes », ex­plique en­suite Ra­zia Sul­ta­na, avo­cate ro­hin­gya, cher­cheuse et édu­ca­trice spé­cia­li­sée en trau­ma­to­lo­gie, viol de masse et traite de filles et de femmes ro­hin­gyas. Se­lon elle, une po­li­tique étran­gère fé­mi­niste en­cou­ra­ge­ra d’abord les dé­fen­seures lo­cales des droits des femmes, qui sont les re­pré­sen­tantes im­mé­diates de la si­tua­tion de leurs com­mu­nau­tés. As­su­rer leur sé­cu­ri­té est une prio­ri­té, car « si une ac­ti­viste lo­cale a peur d’al­ler culti­ver son champ, com­ment peut-elle convaincre ses soeurs d’y al­ler aus­si? » Des me­sures de sé­cu­ri­té, com­bi­nées à un fi­nan­ce­ment di­rect d’or­ga­ni­sa­tions fé­mi­nistes lo­cales, comme le pro­po­sait aus­si So­wa, au­ront donc un ef­fet do­mi­no po­si­tif sur la col­lec­ti­vi­té. La mi­nistre Gould a fi­na­le­ment la plus grande prio­ri­té de L’AÉUM ( Mo­tion Re­gar­ding Po­li­cy on Clubs and Ser­vices as SSMU’S Hi­ghest Prio­ri­ty en an­glais).

Co­mi­té d’ad­mi­nis­tra­tion et autres

Aus­si, la no­mi­na­tion de quatre re­pré­sen­tant·e·s du Conseil lé­gis­la­tif au Co­mi­té d’ad­mi­nis­tra­tion de L’AÉUM était éga­le­ment à l’ordre du jour. Suite aux ex­po­sés ont été choi­si·e·s le sé­na­teur Bryan Bu­ra­ga, les re­pré­sen­tant·e·s de la Fa­cul­té des Arts Ga­ri­ma Ka­ria et An­drew Fi­guei­re­do la re­pré­sen­tante de la Fa­cul­té d’édu­ca­tion, Mu Rong Yang. No­tons que la re­pré­sen­tante de la Fa­cul­té des arts Ana Pau­la Sanchez s’était éga­le­ment pré­sen­tée en met­tant l’ac­cent sur le manque d’ex­pé­rience et de di­ver­si­té au Co­mi­té concer­nant la ques­tion des vio­lences sexuelles sur le cam­pus sans être choi­sie.

Le Conseil a éga­le­ment vu dé­fi­ler deux in­vi­tés, soit la Cli­nique lé­gale de L’AÉUM ain­si que le Fonds de dé­ve­lop­pe­ment du­rable de Mcgill ( Mcgill Sus­tai­na­bi­li­ty Fund en an­glais). La ses­sion du Conseil lé­gis­la­tif s’est fi­na­le­ment conclue par une ses­sion confi­den­tielle. x pris la pa­role en der­nier, dé­fen­dant le bi­lan li­bé­ral. Ques­tion­née sur la conti­nui­té de la po­li­tique étran­gère fé­mi­niste ad­ve­nant un chan­ge­ment de gou­ver­ne­ment, elle a ré­pon­du que « c’est notre res­pon­sa­bi­li­té à tous et toutes de conti­nuer à lut­ter ». Ex­pri­mant en­suite son ac­cord pour tra­vailler di­rec­te­ment avec les per­sonnes sur le ter­rain, elle dé­plore « l’ha­bi­tude de ne pas le faire », grande cause de l’in­ef­fi­ca­ci­té ac­tuelle.

Agentes du chan­ge­ment

Deux thèmes ma­jeurs, la sé­cu­ri­té phy­sique et le fi­nan­ce­ment di­rect, ont donc été au coeur des dis­cus­sions sur la po­li­tique étran­gère fé­mi­niste du Ca­na­da. Comme l’ont sou­li­gné les pa­ne­listes, une telle ini­tia­tive est louable, mais ne doit pas s’ar­rê­ter à la simple éti­quette. Comme l’a si bien conclu So­wa : « Ne voyez pas les femmes des pays du Sud comme des vic­times : nous sommes des agentes du chan­ge­ment. » x

tif de stop­per le ter­ro­risme. Et au­jourd’hui? Il sem­ble­rait que le cycle re­part de­puis le dé­but, ré­sul­tat d’une pa­nique, ou du moins d’une in­quié­tude mo­rale gé­né­ra­li­sée. L’en­jeu semble, de nos jours, im­mense, par la fa­çon dont il concerne tout le monde, et pa­raît tou­te­fois

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