Ren­contre avec Li­ne­dri­ver

Le groupe de rock mont­réa­lais a sor­ti son troi­sième EP le 14 sep­tembre.

Le Délit - - Musique - Pro­pos rec­cueillis par Vincent Mor­reale Con­tri­bu­teur

La scène ar­tis­tique mont­réa­laise est en constante ébul­li­tion. Le champ mu­si­cal, entre autres, connaît pré­sen­te­ment une crois­sance in­édite, nous as­sis­tons à l’émer­gence d’une mul­ti­tude de groupes éton­ne­ment va­riés. Le Dé­lit a ren­con­tré le groupe Li­ne­dri­ver afin de dis­cu­ter de la vie quo­ti­dienne, des en­jeux, et des vi­sées d’un groupe de mu­si­ciens qui tente de se faire connaître.

Le Dé­lit (LD) : Quel est l’his­to­rique de votre for­ma­tion?

Li­ne­dri­ver : Nous sommes un groupe mont­réa­lais et nous exis­tons de­puis bien­tôt cinq ans. J’ima­gine que nous pour­rions dé­fi­nir notre style comme étant du rock blues al­ter­na­tif « sto­ner ». En fait, nous ne nous as­so­cions pas vrai­ment à un genre en par­ti­cu­lier. Nous fai­sons dé­fi­ni­ti­ve­ment du rock, mais nous jouons avant tout ce que nous ai­mons en­tendre, ce qui nous fait « trip­per ». Nous avons beau­coup joué à Mon­tréal et ses alen­tours, to­ta­li­sant une tren­taine de concerts en­vi­ron. Nous pen­sons que les concerts sont dé­fi­ni­ti­ve­ment notre meilleure fa­çon de dif­fu­ser nos créa­tions : on nous dit sou­vent que c’est notre plus grande force.

LD : Quelles sont vos vi­sées dans le monde cultu­rel mont­réa­lais et qué­bé­cois?

Li­ne­dri­ver : Évi­dem­ment, nous ai­me­rions avoir de plus en plus de re­con­nais­sance dans le mi­lieu. C’est beau­coup une ques­tion de contacts, car c’est à tra­vers eux que nous pou­vons avoir ac­cès aux ondes des ra­dios lo­cales, par­ti­ci­per à des fes­ti­vals et des spec­tacles d’en­ver­gure au Qué­bec et dans le reste du Ca­na­da. Nous es­pé­rons un jour per­cer aux États-unis, ce qui se­rait ex­trê­me­ment gra­ti­fiant et ex­ci­tant. Nous ne pen­sons pas de­ve­nir des ve­dettes, mais être re­con­nus comme un groupe im­por­tant du rock mont­réa­lais ac­tuel, ça nous convien­drait très bien.

LD : Que re­pré­sente pour vous le lan­ce­ment de votre al­bum?

Li­ne­dri­ver : C’est un nou­veau cha­pitre de notre his­toire! C’est tou­jours un mo­ment im­por­tant. D’une part, c’est notre carte de vi­site, mais c’est aus­si un snap­shot du groupe en 2018. Ça per­met de voir notre évo­lu­tion en tant que groupe, en tant que mu­si­ciens, et en tant que com­po­si­teurs. Off Killer Blue est dé­fi­ni­ti­ve­ment notre al­bum le plus di­ver­si­fié et éclec­tique jus­qu’à main­te­nant, et nous en sommes très fiers.

LD : Croyez-vous qu’il y a une sa­tu­ra­tion du mar­ché des groupes émer­gents ?

Li­ne­dri­ver : Il y a clai­re­ment une plus grande ac­ces­si­bi­li­té à la con­som­ma­tion et à la créa­tion mu­si­cale. N’im­porte qui peut créer sa mu­sique et la com­mer­cia­li­ser par lui-même. Les in­ter­mé­diaires sont de moins en moins nom­breux. Évi­dem­ment, ce­la fa­vo­rise la créa­tion de groupes, mais se­lon nous, la clef du suc­cès est la lon­gé­vi­té. Cer­tains groupes émer­gents de­viennent très po­pu­laires pour une courte pé­riode et tombent tout aus­si­tôt dans l’ou­bli. Les meilleurs sont sou­vent les plus per­sé­vé­rants, ceux qui cherchent à se ré­in­ven­ter. x

Li­ne­dri­ver

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