Les ob­jets cultu­rels du mois

Le Délit - - Culture - Gré­goire col­let Édi­teur Cul­ture

A Star Is Born

Un chan­teur connu et ins­tal­lé dans sa car­rière, une ser­veuse chan­tant Piaf dans un bar gay les jeu­dis soir, une étin­celle, un coup de foudre, l’as­cen­sion ful­gu­rante de cette der­nière puis le dé­clin du pre­mier. Voi­là à quelques dé­tails près la re­cette du suc­cès qu’est le film A Star Is Born, por­té à l’écran par Brad­ley Coo­per et La­dy Ga­ga. Les deux ac­teur·rice·s ra­content une nou­velle fois une his­toire qui a sui­vi l’évo­lu­tion du ci­né­ma hol­ly­woo­dien. Si la per­for­mance de La­dy Ga­ga sur­prend, émeut et nous montre un nou­veau vi­sage de la star, le film reste très clas­sique. La réa­li­sa­tion, d’abord, est sans grande sur­prise. Quelques plans té­moignent des élans créa­tifs de Coo­per et illu­minent ponc­tuel­le­ment les deux heures de film mais la ca­mé­ra reste en gé­né­ral le sup­port d’un ré­cit presque asep­ti­sé. Le scé­na­rio, as­sez pré­vi­sible, donne au pu­blic ce qu’il peut de­man­der d’un film de ce genre : de l’in­ten­si­té amou­reuse, des hauts, des bas, le tout sau­pou­dré de paillettes. Tout ça n’est pas très ré­jouis­sant, mais l’ef­fet est là. Le film ne pré­tend pas of­frir autre chose que le confor­misme hol­ly­woo­dien ha­bi­tuel. On pour­ra tou­te­fois no­ter la voix de Ga­ga, le ques­tion­ne­ment fur­tif au­tour de la dé­pres­sion ou de l’ad­dic­tion et une fin ca­thar­tique contri­buant à l’épais­sis­se­ment d’a Star Is Born, et per­met­tant à l’oeuvre de de­ve­nir un exemple ul­time de divertissement. x

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