Un amour de monstre

Le Devoir - - Culture -

Le bel al­bum Moi, ce que j’aime, c’est les monstres agit comme un ir­ré­sis­tible ap­pât. Sa seule vue at­tire tous les re­gards ; ceux qui s’aven­turent dans ses pre­mières planches sont vite em­por­tés par sa mor­sure pro­di­gieuse. De ses sty­los billes mul­ti­co­lores, Emil Fer­ris a ti­ré un drame fa­mi­lial hors norme qu’elle ex­plore à tra­vers les méandres de l’ima­gi­naire dé­bri­dé d’une fillette de dix ans qui pré­fère les créa­tures de l’ombre à la réa­li­té crue de son quo­ti­dien dans le Chi­ca­go des an­nées 1960. On est si­dé­ré par la ri­chesse de son uni­vers dis­til­lant la fé­ro­ci­té des vi­vants avec une acui­té qui tout à la fois blesse, trouble et émeut.

LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY

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