Le pa­ro­lier de Ri­chard Des­jar­dins

Le Devoir - - LIRE / POÉSIE -

Ri­chard Des­jar­dins et Mi­chel X Cô­té se ren­contrent à l’école, au dé­but de l’ado­les­cence, et se fré­quentent oc­ca­sion­nel­le­ment de­puis. «Les deux pre­miers textes avec les­quels il a fait des mu­siques, c’était dans le temps d’Ab­bit­tib­bi. Je ne me sou­viens même pas com­ment ça s’ap­pe­lait, mais je sais que c’était en joual et que je les ai écrits vite. Je pas­sais de­vant l’ate­lier qu’il avait loué en avant du parc La Fon­taine, je lui ai don­né ça, sur deux nap­kins.

Quatre ans après, un gars m’ar­rête dans la rue : “Hey, Mi­chel, as­tu en­ten­du tes tounes?” Ri­chard ne m’en avait ja­mais par­lé. »

Deux des textes de Mi­chel X Cô­té abou­tissent sur l’al­bum Tu m’aimes-tu : Quand ton corps touche et Signe dis­tinc­tif. «Je tra­vaillais dans une shop de chaises de jar­din et je me suis coin­cé le pied sous une pa­lette. Comme j’étais tout seul, je me suis mis à écrire. Il y avait une grosse pile d’Al­lô Po­lice pas loin. “Au mo­ment de sa dis­pa­ri­tion, il por­tait…”, c’est de là que ça vient. »

Des­jar­dins ap­pelle son ami X quand Pierre Fa­lar­deau lui pro­pose de créer la mu­sique de son film Le par­ty. «Il avait be­soin de ré­agir vite, mais il n’avait pas le temps, parce qu’il par­tait en tour­née dans le nord de l’On­ta­rio. On écri­vait les chan­sons au fax. Il me di­sait : “J’ai un titre : Le coeur est un oi­seau”, et je voyais ce que je pou­vais faire avec ça. Fal­lait que j’aille dans une pa­pe­te­rie pour lui faxer les textes à l’hô­tel où il se­rait. Comme je ne met­tais dans mon fax rien d’autre que les mots de la chan­son, quand j’ai en­voyé Le screw, le pré­po­sé à l’hô­tel lui a dit : “M. Des­jar­dins, je pense qu’il y a quel­qu’un qui ne vous aime pas beau­coup.” »

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