BLUES-ROCK

Sweet Exile ★★★ 1/2 They Call Me Ri­co + The Es­cape, Vox­tone

Le Devoir - - CULTURE / DISQUE - Syl­vain Cor­mier

Blue­ser sa vie au Qué­bec? De­man­dez aux Steve Hill, Guy Bé­lan­ger et com­pa­gnie : au­tant ga­lé­rer dans la ga­doue. On com­prend They Call Me Ri­co — Fré­dé­ric Pel­le­rin au ci­vil — d’avoir cher­ché ailleurs s’il y était. L’exil en France, le titre le dit, s’avère bien doux: on peut tour­ner à l’an­née dans un cir­cuit pas si mo­deste, et la presse est trop heu­reuse d’avoir des au­then­tiques à de­meure. Ain­si le Rol­ling Stone fran­çais a-t-il en­cen­cé ce qua­trième al­bum du va­leu­reux Ri­co, et non sans rai­son: ça convoie du blues-rock par­fai­te­ment ca­li­bré à tra­vers les bon­nes contrées. On re­trouve l’am­biance ber­çante de vé­ran­da d’un J. J. Cale (Take Me As I Am), des gui­tares pas propres du genre de celles qui ont bien ser­vi les Black Keys (Odd One Out), et même une ma­chine à riffs es­tam­pillée ZZ Top en lo­co­mo­tive (Love Is a Vam­pire). Tout ce qu’il faut y est, jus­qu’au diable de chez Ro­bert John­son (The De­vil Made Me Do It). Et non, ça ne sonne pas em­prun­té. On pour­rait même ap­pré­cier ça ici.

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