Du yo­ga qui dé­mé­nage

Le Droit Affaires - - Sommaire - par Maud Cuc­chi Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Yo­ga chaud, yo­ga tech­no, acro­ba­tique ou gas­tro­no­mique… La dis­ci­pline se prête à toutes les pos­tures en vogue. Lan­cée il y a un an exac­te­ment, l’en­tre­prise de Ma­rie-Pier Clou­tier pro­pose plu­tôt de re­con­nec­ter la pra­tique aux sens en créant des évé­ne­ments in-si­tu en Ou­taouais. Pour­quoi ne pas quit­ter le tra­di­tion­nel stu­dio, le temps d’un cours gui­dé dans un lieu in­usi­té ? Un an après sa créa­tion, Néo Yo­ga a dé­jà or­ga­ni­sé sept évé­ne­ments dans la ré­gion : des di­zaines de yo­gis se sont ras­sem­blés à la ferme Moore et à la ter­rasse du bar Aux 4 Jeu­dis de Ga­ti­neau, sur le pont cou­vert de Wa­ke­field, ou en­core à Camp For­tune. On y dé­guste des pro­duits du ter­roir, on se laisse ber­cer au son d’une harpe ou de l’eau qui coule. « Je cher­chais à me dif­fé­ren­cier de l’offre exis­tante des salles fer­mées avec mi­roirs en of­frant une ex­pé­rience plus cha­leu­reuse et orien­tée sur la sti­mu­la­tion sen­so­rielle, nous ex­plique pas­sion­né­ment la fon­da­trice ga­ti­noise de Néo Yo­ga, Ma­rie-Pier Clou­tier. En ayant conscience de nos sens, nous sommes plus fa­ci­le­ment an­crés dans le mo­ment pré­sent. » Créa­trice d’am­biances à la phi­lo­so­phie zen, Ma­rie-Pier Clou­tier est éga­le­ment pro­fes­seure de vi­nya­sa et anime el­le­même les sor­ties qu’elle or­ga­nise. Mais c’est aus­si une en­tre­pre­neure for­mée, sou­cieuse de gar­der la tête sur les épaules. Di­plô­mée en ad­mi­nis­tra­tion des af­faires de l’Uni­ver­si­té du Qué­bec

à Mont­réal, elle a éla­bo­ré son plan d’af­faires à la fa­veur d’un cours en en­tre­pre­na­riat. « En deux ans, j’avais tout as­sem­blé pour dé­bu­ter mon pro­jet, se sou­vient-elle. Un concours or­ga­ni­sé par l’uni­ver­si­té m’a fait ga­gner une bourse de 1 000$, qui m’a per­mis de mieux m’équi­per en ma­té­riel tech­nique. » Elle a éga­le­ment rem­por­té le prix Coup de Coeur des Ju­rys lors du concours Ose En­tre­prendre 2017, du vo­let ré­gio­nal en Ou­taouais.

Une an­née for­ma­trice

Quel bi­lan tire-t-elle de ce tout pre­mier an­ni­ver­saire ? « J’ai ap­pris que le sec­teur de l’évé­ne­men­tiel peut être confron­té à de nom­breux im­pré­vus », sou­rit-elle. Ce qui n’em­pêche pas les par­ti­ci­pants, toutes gé­né­ra­tions confon­dues, de re­ve­nir vo­lon­tiers aux évé­ne­ments. Elle ac­cueille entre 30 et 60 yo­gis de tous ni­veaux, par ac­ti­vi­té. « Notre suc­cès re­pose en grande par­tie sur le bouche-à-oreille, sur la dif­fu­sion par les ré­seaux so­ciaux. » Grâce à l’en­goue­ment au­tour de son pro­jet, Ma­rie-Pier Clou­tier a réus­si à at­ti­rer dif­fé­rents com­man­di­taires: les ali­ments Pra­na bio­lo­gique, La trappe à fro­mage ou Rise Kom­bu­cha dont elle fait la pro­mo­tion sur ses pro­fils nu­mé­riques, en échange de quoi elle pro­pose gra­cieu­se­ment les pro­duits aux par­ti­ci­pants « afin de bo­ni­fier leur ex­pé­rience ». Elle rêve dé­sor­mais de s’ex­por­ter sur la rive ot­ta­vienne et de pou­voir, un jour, faire ré­son­ner na­maste ( le di­vin en moi s’in­cline de­vant le di­vin en vous ) dans les plus belles salles mu­séales de la ré­gion.

PHO­TOS COURTOISIE

Ma­rie-Pier Clou­tier

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