MODE D’AF­FAIRES

Le Droit Affaires - - Sommaire - par Isa­belle Rhéaume / Sty­liste

Comme bien d’autres en­tre­prises, le Groupe Le Pa­cha tente de trou­ver chaus­sure à son pied en ma­tière de re­cru­te­ment et de ré­ten­tion de la main-d’oeuvre.

Au cours des trois der­nières an­nées, le Groupe Le Pa­cha, qui compte sept bou­tiques en Ou­taouais, a vu son nombre d’em­ployés pas­ser de 25 à 70. Le groupe de six pro­prié­taires, dont Marc-An­dré Plouffe, a dû repenser ses fa­çons de faire pour gé­rer la crois­sance en cette ère de pé­nu­rie de main-d’oeuvre.

Il n’y a pas si long­temps, les gens fai­saient du com­merce de dé­tail une car­rière et ils en étaient fiers. Sans gé­né­ra­li­ser, la nou­velle gé­né­ra­tion a ten­dance à voir le mé­tier de ven­deur comme un em­ploi tem­po­raire. Les em­ployeurs du com­merce au dé­tail doivent donc se tour­ner vers ceux qui dé­si­rent tra­vailler à temps par­tiel comme les étu­diants, les gens en fin de car­rière et les re­trai­tés qui font un re­tour sur le marché du tra­vail. Cette si­tua­tion se tra­duit sou­vent par un manque d’ex­pé­rience né­ces­si­tant plus de temps d’ac­com­pa­gne­ment et de pré­pa­ra­tion avec le nou­veau per­son­nel.

Se dé­mar­quer du lot

Il y a pour­tant plu­sieurs avan­tages à tra­vailler dans un com­merce au dé­tail, croit Marc-An­dré Plouffe. C’est le tra­vail par­fait pour par­ler à des gens et il n’y a pas une jour­née pa­reille. La flexi­bi­li­té de l’ho­raire et les nou­velles col­lec­tions qui ar­rivent tous les trois mois ne laissent guère place à la rou­tine.

Afin de se dé­mar­quer et d’of­frir une ex­pé­rience agréable aux clients et à ses em­ployés, Le Pa­cha a re­pen­sé cer­taines de ses fa­çons de faire. « Un des gros chan­ge­ments que j’ai ins­tau­rés, c’est la com­mis­sion col­lec­tive. Ça en­lève la pres­sion, la com­pé­ti­tion entre les ven­deurs et ça en­cou­rage le tra­vail d’équipe », as­sure le pro­prié­taire, dont le groupe, qui dé­tient les ban­nières Rie­ker et Pie­des­tal, vient d’ac­qué­rir deux suc­cur­sales Clarks, aux Pro­me­nades Ga­ti­neau et aux Ga­le­ries de Hull.

Les ma­ga­sins es­saient aus­si d’avoir plu­sieurs ven­deurs sur le plan­cher afin d’of­frir une ex­pé­rience per­son­na­li­sée aux clients qui fran­chissent ses portes. « Ça donne un ex­cellent ser­vice et les em­ployés sentent qu’ils peuvent prendre le temps de bien écou­ter et com­prendre les be­soins des clients », croit M. Plouffe.

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