La sé­cu­ri­té routière, une prio­ri­té pour les po­li­ciers

Le Droit - - ACTUALITÉS - JU­LIEN PAQUETTE jpa­quette@le­droit.com

Les dif­fé­rents corps po­li­ciers de la ré­gion se disent prêts pour la lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis et sou­haitent mettre l’ac­cent sur la lutte à la conduite avec les fa­cul­tés af­fai­blies.

L’agente Amy Ga­gnon du Ser­vice de po­lice d’Ot­ta­wa (SPO) sou­ligne qu’il faut s’at­tendre à croi­ser de nom­breux contrôles rou­tiers dans la ca­pi­tale dans les se­maines qui sui­vront le 17 oc­tobre.

« Après la lé­ga­li­sa­tion, au Co­lo­ra­do, on a consta­té une aug­men­ta­tion im­mé­diate des per­sonnes qui conduisent avec les fa­cul­tés af­fai­blies et du nombre d’ac­ci­dents. Dans l’état de Wa­shing­ton, ç’a pris de 10 à 12 mois, mais à ce mo­ment-là, eux aus­si ont connu une aug­men­ta­tion quand même re­mar­quable », ex­plique la por­te­pa­role du SPO.

« On s’at­tend à ce qu’il y ait une aug­men­ta­tion, c’est pour ça qu’on s’est as­su­ré que nos ef­fec­tifs soient for­més, que l’on soit prêts », ajoute l’agente Ga­gnon.

CONTI­NUI­TÉ

Au SPO, on sou­tient qu’en­vi­ron la moi­tié des pa­trouilleurs sont for­més pour dé­tec­ter les au­to­mo­bi­listes avec les fa­cul­tés af­fai­blies par les drogues. Les autres de­vraient l’être d’ici 12 à 18 mois.

Le porte-pa­role de la Sû­re­té du Qué­bec (SQ) en Ou­taouais, Marc Tes­sier, in­dique quant à lui que la pro­por­tion est de 90 % dans le corps po­li­cier pro­vin­cial.

« Les ar­res­ta­tions, on les fait dé­jà de­puis plu­sieurs an­nées. À ce ni­veau-là, ça ne chan­ge­ra rien », af­firme M. Tes­sier.

La SQ se fie à des tests de co­or­di­na­tion des mou­ve­ments, puis sur l’ex­per­tise d’agents-co­or­don­na­teurs pour pin­cer les contre­ve­nants au code rou­tier. Si une per­sonne échoue à tous les tests, elle de­vra four­nir un échan­tillon de fluide cor­po­rel pour vé­ri­fier son ni­veau d’in­toxi­ca­tion. Gé­né­ra­le­ment de l’urine, pré­cise Marc Tes­sier.

Ce der­nier ajoute que, mal­gré qu’un ap­pa­reil de dé­tec­tion par la sa­live a été ho­mo­lo­gué par le gou­ver­ne­ment fé­dé­ral, ceux-ci sont loin d’être dis­po­nibles pour les pa­trouilleurs de la SQ.

« L’école na­tio­nale de po­lice doit pré­pa­rer une for­ma­tion à don­ner aux corps po­li­ciers qui vou­dront avoir cet ap­pa­reil. La Sû­re­té du Qué­bec va étu­dier tout ça quand ça va être dis­po­nible, mais même sans cet ap­pa­reil, les po­li­ciers sont en me­sure de faire leur tra­vail. »

À no­ter que le Ser­vice de po­lice de la Ville de Ga­ti­neau n’a pas sou­hai­té of­frir son point de vue pour cet ar­ticle.

Une pré­sen­ta­tion com­plète de l’im­pact qu’au­ra la lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis sur le tra­vail de ses agents de­vrait tou­te­fois être of­ferte en dé­but de se­maine pro­chaine.

AR­CHIVES LE­DROIT — PA­TRICK WOODBURY,

Il faut s’at­tendre à plu­sieurs bar­rages rou­tiers à Ot­ta­wa.

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