To­lé­rance zé­ro pour les pom­piers et les po­li­ciers

Le Droit - - ACTUALITÉS - MA­THIEU BÉ­LAN­GER ma­be­lan­ger@le­droit.com

Les em­ployés mu­ni­ci­paux de la Ville de Ga­ti­neau oc­cu­pant des fonc­tions «à risques éle­vés» comme les pom­piers, les po­li­ciers, les sau­ve­teurs et les opé­ra­teurs de ma­chi­ne­rie lourde de­vront n’avoir «au­cune trace» de can­na­bis dans leur or­ga­nisme lors­qu’ils se­ront au tra­vail. Cette po­li­tique de to­lé­rance zé­ro se­ra ren­due of­fi­cielle, mar­di, par une sé­rie d’amen­de­ments qui se­ront adop­tés par le conseil mu­ni­ci­pal.

La Ville de Ga­ti­neau choi­sit donc de ne pas s’em­pê­trer dans une po­li­tique ba­sée sur un nombre de jour sui­vant la consom­ma­tion de can­na­bis pour en­ca­drer la consom­ma­tion de cer­tains de ses em­ployés. « Les syn­di­cats sont dé­jà im­pli­qués dans notre dé­marche de ré­vi­sion de notre po­li­tique en ma­tière de consom­ma­tion de drogue et d’al­cool, a in­di­qué le maire Maxime Ped­neaud-Jo­bin. Nous pren­drons aus­si des me­sures pour for­mer nos ges­tion­naires afin qu’ils soient en me­sure d’iden­ti­fier les signes et les symp­tômes de fa­cul­tés af­fai­blies. Il faut que ces em­ployés puissent faire leur tra­vail avec la même com­pé­tence chaque jour. Toute per­sonne qui contre­vien­dra, su­bi­ra des sanc­tions dis­ci­pli­naires sévères. Ça peut al­ler d’une sus­pen­sion pour une longue pé­riode à un ren­voi im­mé­diat. »

Quant aux autres em­ployés oc­cu­pant des postes moins à risque, comme les em­ployés de bu­reau, il leur se­ra in­ter­dit de se pré­sen­ter au tra­vail avec les fa­cul­tés af­fai­blies et, évi­dem­ment, de consom­mer sur les ter­rains de la Ville où dans les vé­hi­cules mu­ni­ci­paux.

Le chef de la sec­tion san­té et sé­cu­ri­té au tra­vail du ser­vice des res­sources hu­maines de la Ville de Ga­ti­neau, Roch Mar­ti­neau, as­sure qu’il n’est pas ques­tion pour les ges­tion­naires mu­ni­ci­paux de se « lan­cer dans une chasse aux sor­cières » avec les em­ployés.

« On va dé­ter­mi­ner les fa­cul­tés af­fai­blies en fonc­tion des signes et symp­tômes qui pour­ront être consta­tés, dit-il. Il n’y au­ra pas de test sys­té­ma­tique ou aléa­toire, ce n’est pas per­mis. Mais un em­ployé qui pré­sen­te­rait des signes évi­dents de fa­cul­tés af­fai­blies pour­ra être tes­té. »

La Ville n’a pas en­core dé­ter­mi­né quel test elle compte uti­li­ser pour dé­pis­ter le can­na­bis. Il pour­rait s’agir de tests san­guins, de tests d’urine ou de sa­live. « On va voir ce que les firmes vont nous pro­po­ser », a ajou­té M. Mar­ti­neau.

Le ser­vice de po­lice de la Ville de Ga­ti­neau (SPVG) tien­dra une confé­rence de presse, mar­di, afin d’abor­der l’en­semble des en­jeux que re­pré­sente la lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis pour son ser­vice.

— MAR­TIN ROY, LE DROIT

Le maire de Ga­ti­neau Maxime Ped­neaud Jo­bin

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.