C’est l’heure du dé­part

Le Droit - - ACTUALITÉS - PAS­CAL GI­RARD pgi­rard@le­quo­ti­dien.com

ERRACHIDIA — Le grand jour est en­fin ar­ri­vé pour les 58 Qué­bé­coises qui prennent part à la 18e édi­tion du Tro­phée Roses des Sables. C’est sa­me­di ma­tin à 8 h au Ma­roc, donc à 3 h au Qué­bec, que le dé­part se­ra don­né.

Dans le groupe, on re­trouve trois équipes de Ga­ti­neau, for­mées de Syl­vie Las­sonde et Na­tha­lie Cha­put, Ai­cha Abou­ziane et Au­drey Mar­chand, ain­si que Fran­ces­ca Cham­ber­land et Roxanne Be­lisle.

Qua­rante sont ar­ri­vées par au­to­bus de­puis Mek­nès, mais 18 autres sont ar­ri­vées à bord de leur vé­hi­cule 4X4. C’est que l’or­ga­ni­sa­tion offre l’op­por­tu­ni­té de se rendre di­rec­te­ment au dé­part, en plein dé­sert, où des ma­chines neuves leur sont li­vrées. Toutes les autres par­ti­ci­pantes, en ma­jo­ri­té des Fran­çaises, ont fait le tra­jet de­puis la France à bord de leurs vé­hi­cules en à tra­vers l’Es­pagne puis le Ma­roc, après avoir fait la tra­ver­sée par ba­teau.

Un peu avant l’heure du sou­per, c’était la dé­cou­verte du dé­sert et l’an­ti­ci­pa­tion pour les filles ar­ri­vées par au­to­bus d’en­fin pou­voir pi­lo­ter les côte-à-côte BRP et les quads. Pour leur part, la porte-pa­role Ma­rie-Ève Per­ron et Va­lé­rie De Lau­nière ont mis la main sur une ma­gni­fique ca­mion­nette Toyo­ta mul­ti­co­lore, comme si elles avaient été la cible d’une équipe de paint­ball.

En plus de de­voir af­fron­ter le sable du­rant la jour­née, c’est en plein dé­sert qu’est ins­tal­lé un gi­gan­tesque bi­vouac qui ac­cueille les quelque 280 cou­reuses. Une lo­gis­tique im­pres­sion­nante per­met de mon­ter et dé­mon­ter une mul­ti­tude de tentes qui forment un vil­lage, un peu à l’image d’une lé­gion ro­maine dans As­té­rix…

UNE GROSSE JOUR­NÉE

Les filles ont par la suite eu droit à la pré­sen­ta­tion de ce qu’elles ont au me­nu pour sa­me­di. « Il y a d’abord un ré­chauf­fe­ment qui fait 40 ki­lo­mètres qui va per­mettre à toutes ces filles de se fa­mi­lia­ri­ser avec la piste d’une part et d’autre part de se fa­mi­lia­ri­ser avec le car­net de route, pour es­sayer de com­prendre un peu com­ment évo­luer avec les bous­soles et autres », a d’abord ex­pli­qué Jean­Jacques Rey, le fon­da­teur et in­ven­teur de l’épreuve en com­pa­gnie de sa fille Gé­ral­dine. Il a in­di­qué, que mal­gré l’ap­pel­la­tion, ce se­ra bien une étape of­fi­cielle.

Les car­nets de route sont re­mis la veille de chaque dé­part et re­pré­sentent la seule fa­çon de s’orien­ter. Les pi­lotes et co­pi­lotes doivent re­joindre des points de pas­sage vir­tuels obli­ga­toires. À la fin de la jour­née, leur ki­lo­mé­trage est cal­cu­lé au­to­ma­ti­que­ment via les puces GPS ins­tal­lées à bord. Il faut répéter que le temps n’est d’au­cune im­por­tance dans les clas­se­ments.

Par la suite, sur l’heure du mi­di, « elles sont re­çues dans un vil­lage avec l’or­ga­nisme En­fants du dé­sert par les femmes de ce vil­lage qui ont pré­pa­ré des cous­cous dans leur mai­son pour que les filles voient un pe­tit peu où elles ha­bitent, com­ment elles vivent. Il y a aus­si beau­coup de filles qui ont mar­rai­né des en­fants, c’est-à-dire qu’elles paient tous les mois pour s’oc­cu­per de la sco­la­ri­sa­tion de leur en­fant. Ces mar­rai­nages sont sur­tout orien­tés vers des femmes seules », a-t-il pour­sui­vi lors de l’en­tre­tien.

Une fois de re­tour au bi­vouac, c’est la tom­bée du jour qui re­pré­sen­te­ra le pro­chain dé­fi. « De­main soir c’est l’étape de nuit qui est très in­té­res­sante, parce que sou­vent les filles suivent les feux rouges des filles qui sont de­vant, mais qui n’ont pas for­cé­ment rai­son. Il faut plu­tôt qu’elles fassent une lec­ture très at­ten­tive du car­net de route au mètre près, de fa­çon à prendre exac­te­ment la piste pour faire le moins de ki­lo­mé­trage pos­sible. C’est une étape qui va prendre entre une heure et trois heures pour les der­nières, car elle est très courte », a-t-il conclu.

— PHO­TO LE QUO­TI­DIEN, PAS­CAL GI­RARD

Mar­jo­rie Mo­rin, de Saint-Fé­lix-d’Otis, a été la pre­mière à s’élan­cer pour «al­ler es­sayer» son quad. Sans co­pi­lote, elle au­ra la lourde tâche de s’orien­ter seule.

— PAS­CAL GI­RARD, LE QUO­TI­DIEN

Isa­belle Bresse et Va­nes­sa Ains­lie, res­pec­ti­ve­ment de Cook­shire Ea­ton et Stoke, ar­bo­raient un large sou­rire alors qu’elles ve­naient de prendre pos­ses­sion de leur côte-à-côte.

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