Bot­tle It In

Le Droit - - PANORAMA -

Kurt Vile a une dette en­vers Neil Young et ce n’est pas avec Bot­tle It In qu’il la sol­de­ra. Il pour­suit tou­te­fois la dé­fi­ni­tion de sa propre si­gna­ture so­nore, plus sobre et in­time que celle de War On Drugs qu’il a co­fon­dé. L’au­teur­com­po­si­teur-in­ter­prète a un pen­chant pour les loooooongues pièces in­tros­pec­tives pla­nantes, comme Bas­sa­ck­wards, bâ­tie sur une boucle, un peu de cla­viers et quelques ac­cords à la gui­tare acous­tique, ou la pièce-titre, dans la même to­na­li­té. L’ap­proche a son charme, mais elle est un peu trop in­dul­gente pour son bien. Les pièces plus concises viennent heu­reu­se­ment va­rier les at­mo­sphères et ajou­ter un peu de rythme — la po­wer pop Loa­ding

Zones ou l’alt-rock Yeah Bones,à la Di­no­saur Jr. (avec J Mas­cis aux choeurs). Si­non, on a l’im­pres­sion que Vile a en­re­gis­tré l’al­bum sur le va­lium. Par­fait pour une am­biance après un gros pé­tard, mais avec des dan­gers de som­brer dans la ca­ta­to­nie. ÉRIC MOREAULT, LE SO­LEIL

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