Des fa­milles en quête de ré­ponses

Le Droit - - ACTUALITÉS - JEAN-SIMON MILETTE js­mi­[email protected]­droit.com

Cer­tains ré­si­dents se sont dé­pla­cés au Centre des aî­nés Chur­chill à Ot­ta­wa ven­dre­di soir en quête d’in­for­ma­tions concer­nant l’état de san­té de leurs proches im­pli­qués dans l’ac­ci­dent d’au­to­bus.

C’est le cas de Ma­ry Haw­keye qui était sans nou­velle de son fils de 26 ans de­puis l’ac­ci­dent.

« Je suis ici pour sa­voir si notre fils était dans l’au­to­bus. On a es­sayé de l’ap­pe­ler toute l’après-mi­di, mais on tombe di­rec­te­ment sur sa boîte vo­cale. Il ha­bite au centre-ville et nous avons rai­son de croire qu’il au­rait pu être dans l’au­to­bus au mo­ment de l’ac­ci­dent. »

Après avoir pas­sé un après­mi­di sous le stress in­tense, Mme Haw­keye re­con­naît que les der­nières heures ont été ex­trê­me­ment dif­fi­ciles pour elle et sa fa­mille. « C’est très chao­tique en ce mo­ment. Nous sommes sans ré­ponse à nos ques­tions. C’est très ef­frayant. »

Heu­reu­se­ment, quelques mi­nutes plus tard, Mme Haw­keye ap­pre­nait que son fils est sain et sauf. « Nous sommes tel­le­ment sou­la­gés d’ap­prendre qu’il se porte bien. Nous ne sa­vons tou­jours pas s’il se trou­vait dans l’au­to­bus ou non, mais au moins on sait qu’il est sauf. »

Mme Haw­keye sou­haite tout de même of­frir son sup­port aux fa­milles qui vivent une si­tua­tion comme la sienne. « Je prie pour ces fa­milles qui doivent pas­ser à tra­vers ces mo­ments dif­fi­ciles. Tous ceux qui connaissent quel­qu’un qui était à bord de cet au­to­bus, je res­sens leur dou­leur. »

— MARETIN ROY, LE DROIT

Les pre­miers ré­pon­dants ont dû tra­vailler dans des condi­tions ex­trêmes lors­qu’ils sont in­ter­ve­nus sur la scène de l’ac­ci­dent qui a fait trois morts, ven­dre­di, à la sta­tion West­bo­ro.

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