Sau­ve­tage bé­né­vole Ou­taouais est notre Tête d’af­fiche

Au se­cours des ci­toyens si­nis­trés

Le Droit - - LA UNE - PAUL GABOURY Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Quand une tor­nade a frap­pé la ré­gion en sep­tembre 2018, l’or­ga­nisme Sau­ve­tage bé­né­vole Ou­taouais – Ot­ta­wa Vo­lun­teer Search and Res­cue (SBO-OVSAR) a mis moins de 24 heures pour mo­bi­li­ser plus d’une cen­taine de bé­né­voles, éta­blir un plan d’in­ter­ven­tion et in­té­grer le Centre de co­or­di­na­tion des me­sures d’ur­gence.

En plus de con­ti­nuer de ré­pondre aux de­mandes d’aide des au­to­ri­tés po­li­cières et de col­la­bo­rer avec les au­to­ri­tés mu­ni­ci­pales et pro­vin­ciales, le groupe de bé­né­voles de SBO-OVSAR a of­fert plus de 1000 heures de tra­vail en huit jours en ré­ponse aux si­nis­trés de cette tor­nade à Ga­ti­neau.

Lors du der­nier Col­loque sur la sé­cu­ri­té ci­vile, te­nu à Qué­bec ré­cem­ment, l’or­ga­nisme a re­çu une men­tion d’hon­neur dans la ca­té­go­rie Ré­ponse aux si­nistres pour le tra­vail ex­cep­tion­nel de toute son équipe lors de la tor­nade qui a frap­pé la ré­gion en 2018.

« En­vi­ron une se­maine avant la tor­nade, nous avions eu une ren­contre avec les res­pon­sables de la Sé­cu­ri­té ci­vile de Ga­ti­neau afin de pré­pa­rer un plan d’in­ter­ven­tion en cas de ca­tas­trophe. Lorsque la tor­nade est sur­ve­nue peu de temps après, nous étions donc su­per prêts à ré­pondre », a ex­pli­qué Ca­the­rine Du­mou­chel, di­rec­trice de ges­tion des in­ci­dents à la SBO-OSVAR de­puis main­te­nant quatre ans. Mme Du­mou­chel a re­çu le prix au nom de l’or­ga­nisme lors du col­loque où elle était elle-même in­vi­tée à titre de confé­ren­cière.

En plus d’avoir exé­cu­té leur plan d’in­ter­ven­tion ra­pi­de­ment, les membres ont pris en charge la co­or­di­na­tion des bé­né­voles spon­ta­nés, qui ont dis­tri­bué les avis d’éva­cua­tion, se sont as­su­ré du bien-être des si­nis­trés, et ont mis sur pied des bar­rages rou­tiers pour as­su­rer l’in­té­gri­té du pé­ri­mètre de la zone tou­chée.

Fon­dé en 1996, l’or­ga­nisme a comme mis­sion d’in­ter­ve­nir lors d’opé­ra­tion de re­cherche et de sau­ve­tage au sol. Tou­te­fois, ces der­nières an­nées, il a été ap­pe­lé à in­ter­ve­nir lors des inon­da­tions dans la ré­gion du Ri­che­lieu, en ré­ponse à une de­mande qui lui avait été faite par le ré­seau de la Sé­cu­ri­té ci­vile du Qué­bec.

Par la suite, les membres bé­né­voles ont été ap­pe­lés à la res­cousse tant à Ga­ti­neau qu’à Ot­ta­wa, lors des inon­da­tions sur­ve­nues en 2017, puis lors de la tor­nade de sep­tembre 2018. En­core cette an­née, toute l’équipe est in­ter­ve­nue lors des inon­da­tions au prin­temps der­nier.

L’or­ga­nisme, qui est en grande par­tie fi­nan­cé par des col­lectes de fonds et des dons, a d’ailleurs dé­ve­lop­pé des en­tentes avec les villes de Ga­ti­neau et d’Ot­ta­wa afin d’of­frir un ap­pui lors de ca­tas­trophes.

Re­trai­tée de la fonc­tion pu­blique fé­dé­rale, Mme Du­mou­chel avait tra­vaillé dans le do­maine de l’édu­ca­tion, puis comme ges­tion­naire à Parcs Ca­na­da où elle s’oc­cu­pait des po­li­tiques re­liées à la sé­cu­ri­té des vi­si­teurs. La force de l’équipe vient de l’ex­per­tise de tous ces gens réunis.

« Notre équipe de bé­né­voles compte sur un beau mé­lange de gens qui sont for­més pour in­ter­ve­nir dans dif­fé­rentes si­tua­tions de re­cherche et de sau­ve­tage, lors de ca­tas­trophes comme les inon­da­tions et les tor­nades. Nos membres sont in­dé­pen­dants et sé­cu­ri­taires. Nous ai­mons dire que nous sommes le «cou­teau suisse» dans ces si­tua­tions puisque nous pou­vons ac­com­plir beau­coup de choses. Nous avons ac­cès à des res­sources in­croyables, à de mul­tiples ou­tils comme les com­mu­ni­ca­tions ra­dio, la car­to­gra­phie et la géo­ré­fé­rence. Nous pou­vons of­frir des pre­miers soins avan­cés ain­si que divers ser­vices d‘aide aux si­nis­trés lors de ces ca­tas­trophes. »

Lors d’un ap­pel des au­to­ri­tés, l’équipe est aus­si prête à ré­pondre ra­pi­de­ment. « Nous avons un sys­tème d’ap­pels en place qui nous per­met de nous mo­bi­li­ser ra­pi­de­ment. Au to­tal, nous pou­vons comp­ter sur en­vi­ron 200 per­sonnes. Nos membres doivent ré­pondre à de nom­breuses exi­gences, du cô­té qué­bé­cois et on­ta­rien, no­tam­ment suivre des for­ma­tions en re­cherche et sau­ve­tage, en pre­miers soins, pas­ser la vé­ri­fi­ca­tion de ca­sier ju­di­ciaire. En fin de se­maine, une tren­taine de per­sonnes vont com­men­cer le pro­ces­sus. »

L’équipe de SBO-OVSAR peut in­ter­ve­nir sou­vent pen­dant plu­sieurs jours. Les membres doivent alors comp­ter sur l’ap­pui de la fa­mille im­mé­diate et de leurs employeurs pour être en me­sure de prê­ter se­cours.

« Il y a les in­ter­ven­tions ini­tiales, puis le ré­ta­blis­se­ment qui peut s’étendre sur plu­sieurs jours. Lors des der­nières inon­da­tions, il a fal­lu ai­der les gens d’avril à juin. Lors de la tor­nade de 2018, 75 membres ont ré­pon­du. À Ga­ti­neau, il y a eu 1000 heures de tra­vail sur huit jours. Sur les deux rives, il y a eu un to­tal de 21 jours de mo­bi­li­sa­tion et 2231 heures de tra­vail », a sou­li­gné Mme Du­mou­chel.

— COUR­TOI­SIE

L’or­ga­nisme Sau­ve­tage bé­né­vole Ou­taouais – Ot­ta­wa Vo­lun­teer Search and Res­cue a re­çu une men­tion d’hon­neur dans la ca­té­go­rie Ré­ponse aux si­nistres pour le tra­vail ex­cep­tion­nel de toute son équipe lors de la tor­nade qui a frap­pé la ré­gion en 2018.

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