Pos­si­bi­li­té d’un se­cond conseiller pour Li­moges

Le Droit - - ACTUALITÉS - ÉMI­LIE PEL­LE­TIER epel­le­[email protected]­droit.com Cor­res­pon­dante ré­gio­nale

Une nou­velle étude sur les li­mites des quar­tiers de Li­moges pour­rait faire aug­men­ter à deux le nombre de conseiller­s. Un sou­hait par­ta­gé de­puis plu­sieurs an­nées par de nom­breux ré­si­dents.

Ac­tuel­le­ment, le con­seil mu­ni­ci­pal de La Na­tion com­prend quatre quar­tiers. La firme Wat­son & As­so­ciates Eco­no­mists LTD a été sé­lec­tion­née pour faire en faire l’ana­lyse. Elle se­ra res­pon­sable d’éva­luer les forces et les fai­blesses du sys­tème, de me­ner des consul­ta­tions au­près des élus et du pu­blic et de pré­pa­rer des pro­jec­tions de la dé­mo­gra­phie en pré­vi­sion des trois pro­chaines élec­tions mu­ni­ci­pales. Wat­son & As­so­ciates Eco­no­mists de­vra aus­si pré­pa­rer un rap­port qui éta­bli­ra des li­mites de quar­tiers al­ter­na­tives de La Na­tion.

« Ça vaut la peine de pas­ser au tra­vers de l’exer­cice. Moi, je n’ai au­cune pré­fé­rence, mais je veux juste que dans le quar­tier 4 [Li­moges], nous ayons une bonne re­pré­sen­ta­tion au con­seil », sou­ligne le conseiller mu­ni­ci­pal de Li­moges, Fran­cis Brière.

C’est d’ailleurs l’ar­gu­ment de la re­pré­sen­ta­ti­vi­té des ci­toyens qui prône dans ce dos­sier, étant don­né qu’une aug­men­ta­tion du nombre de conseiller­s n’au­rait au­cun im­pact sur le bud­get de la mu­ni­ci­pa­li­té. « Ce n’est pas une ques­tion fi­nan­cière. C’est juste que dans une dé­mo­cra­tie, tu veux avoir une voix qui pèse au­tant que l’autre. »

Par ailleurs, M. Brière fait sa­voir que si la ten­dance se main­tient, Li­moges pour­rait ac­cueillir jus­qu’à 800 nou­velles de­meures d’ici les huit à dix pro­chaines an­nées. « On a de gros plans pour Li­moges, et si la po­pu­la­tion ex­plose comme on le pré­voit, la ba­lance va juste conti­nuer à être dés­équi­li­brée. »

LE MAIRE ST-AMOUR EN DÉSAC­CORD

Même s’il n’est « pas vrai­ment d’ac­cord » avec une aug­men­ta­tion du nombre de conseiller­s dans sa mu­ni­ci­pa­li­té, le maire Fran­çois St-Amour en­tend lais­ser « les pro­fes­sion­nels » gui­der les dé­ci­sions fu­tures dans ce dos­sier. « Ce n’est pas une dé­ci­sion qui doit ve­nir du con­seil mu­ni­ci­pal, parce que nous sommes biai­sés. »

Ce qui l’in­quiète sur­tout, c’est la pos­si­bi­li­té que la co­hé­sion entre les élus soit cham­bou­lée. « Sup­po­sons qu’on irait avec deux conseiller­s à Li­moges. Est-ce que ça met­trait de la bis­bille dans la mu­ni­ci­pa­li­té ? Je ne sais pas. Mais une chose est cer­taine, ça ne fait pas plus d’ar­gent. Comme maire, je suis très content avec quatre conseiller­s, ça va très bien. On peut ré­agir très ra­pi­de­ment. Ça tra­vaille bien. »

Des en­tre­vues avec le maire, les conseiller­s mu­ni­ci­paux et les conseils sco­laires de­vraient être tenues dès cette se­maine.

Le pro­ces­sus de ré­vi­sion des li­mites des quar­tiers de­vrait prendre jus­qu’à dix mois.

— ÉTIENNE RAN­GER, AR­CHIVES LE DROIT

L’idée de faire aug­men­ter le nombre de conseiller­s à La Na­tion in­quiète le maire Fran­çois St-Amour. «Est-ce que ça met­trait de la bis­bille dans la mu­ni­ci­pa­li­té? Je ne sais pas.»

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