ENTRE L’EN­VI­RON­NE­MENT ET LE DÉ­VE­LOP­PE­MENT

Le con­seil ga­ti­nois di­vi­sé sur le projet Des­ti­na­tion Va­nier

Le Droit - - LA UNE - MA­THIEU BÉ­LAN­GER ma­be­lan­[email protected]­droit.com

Un in­ci­dent po­li­ti­co-ad­mi­nis­tra­tif sur­ve­nu mar­di, en marge de la réunion du con­seil mu­ni­ci­pal, est pas­sé sous les ra­dars de tout le monde dans la salle. Plu­sieurs élus étaient, semble-t-il, au fait de la si­tua­tion, mais per­sonne n’en a souf­flé un mot pu­bli­que­ment. Se­lon ce que Le Droit a ap­pris, l’in­ci­dent est ju­gé as­sez «pré­oc­cu­pant» pour que le maire Maxime Ped­neaud-Jo­bin ait en­ta­mé une «dis­cus­sion sé­rieuse» avec la di­rec­trice gé­né­rale afin de com­prendre ce qui a bien pu se pas­ser.

De nom­breux élé­ments de­vront être cla­ri­fiés dans la fou­lée de l’adop­tion par le con­seil du plan d’im­plan­ta­tion et d’in­té­gra­tion ar­chi­tec­tu­rale (PIIA) per­met­tant l’agran­dis­se­ment du noyau com­mer­cial Des­ti­na­tion Va­nier pro­po­sé par le pro­mo­teur BBL Con­truc­tion aux abords du che­min Va­nier, entre le bou­le­vard des Al­lu­met­tières et le bou­le­vard du Pla­teau.

Le dos­sier a me­né à un dé­bat po­li­tique ran­gé au con­seil, alors que les élus d’Ac­tion Ga­ti­neau, la conseillèr­e Maude Mar­quis-Bi­son­nette en tête, ont ten­té de faire re­por­ter l’adop­tion du PIIA au con­seil mu­ni­ci­pal de no­vembre en rai­son de mul­tiples pré­oc­cu­pa­tions con­cer­nant le type de dé­ve­lop­pe­ment com­mer­cial pro­po­sé.

La ten­ta­tive de Mme Mar­quis-Bis­son­nette de faire re­ti­rer ce point à l’ordre du jour a échoué, mais elle n’était que la pointe pu­blique de l’in­ci­dent qui a pris nais­sance quelques jours au­pa­ra­vant.

PED­NEAUD-JO­BIN «TRÈS PRÉ­OC­CU­PÉ»

En en­tre­vue avec Le Droit, Mme Mar­quis-Bis­son­nette as­sure avoir de­man­dé au pré­sident du co­mi­té exé­cu­tif et du co­mi­té de l’ordre du jour, Cé­dric Tes­sier, de re­ti­rer cette ré­so­lu­tion avant même la ré­dac­tion de l’ordre du jour, il y a plu­sieurs jours.

Cette de­mande au­rait été of­fi­ciel­le­ment trans­mise par M. Tes­sier à qui de droit au sein de l’ad­mi­nis­tra­tion. Le der­nier mot sur l’ordre du jour re­vient au ni­veau po­li­tique. Pour une rai­son qui de­meure en­core floue au­jourd’hui, la ré­so­lu­tion n’a ja­mais été re­ti­rée de l’ordre du jour une fois trans­mis pu­bli­que­ment par l’ad­mi­nis­tra­tion.

«L’ad­mi­nis­tra­tion ju­geait qu’elle de­vait trai­ter ce dos­sier, lance Mme Mar­quis-Bis­son­nette. Il y a vrai­ment là quelque chose à cla­ri­fier dans le pro­ces­sus. Il re­vient aux po­li­ti­ciens de dé­ter­mi­ner ce qui se re­trouve dans l’ordre du jour, pas à l’ad­mi­nis­tra­tion. Je sais que le maire est très pré­oc­cu­pé et qu’il veut s’as­su­rer avec la di­rec­tion gé­né­rale que ça ne se re­pro­duise pas. Le pré­sident du co­mi­té exé­cu­tif avait pour­tant fait la de­mande de re­trait de l’ordre du jour. Si c’est un pou­voir po­li­tique, il fau­drait pou­voir l’exer­cer. Une dis­cus­sion très sé­rieuse a été en­ta­mée entre le maire et la di­rec­trice gé­né­rale.»

In­ter­pel­lé à ce su­jet, le ser­vice des com­mu­ni­ca­tions a ren­voyé la balle au ca­bi­net du maire. L’at­ta­chée de presse du maire Ped­neaud-Jo­bin, Lau­rence Gillot, a ré­pon­du au Droit par écrit que «des ques­tions ont été po­sées» par les élus con­cer­nant le projet Des­ti­na­tion Va­nier, lors de la pré­pa­ra­tion de l’ordre du jour, la se­maine der­nière.

«L’ad­mi­nis­tra­tion a pro­po­sé de faire des vé­ri­fi­ca­tions, mais le temps de re­ve­nir aux élus, l’ordre du jour était dé­jà of­fi­ciel», a-t-elle in­di­qué. Le maire a re­fu­sé tout autre com­men­taire dans ce dos­sier.

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