La FIQ et l’APTS de­mandent 7,2 % par an­née

Le Droit - - ACTUALITÉS - LIA LÉVESQUE

MON­TRÉAL — Dans le cadre de ses né­go­cia­tions avec Qué­bec, l’al­liance FIQ-APTS a dé­po­sé jeu­di des de­mandes d’aug­men­ta­tions sa­la­riales de 7,2 % pour cha­cune des trois an­nées de la con­ven­tion col­lec­tive 2020-2023.

Ces or­ga­ni­sa­tions syn­di­cales re­pré­sentent en­semble 131 000 membres : in­fir­mières, in­fir­mières auxi­liaires, tra­vailleuses so­ciales, tech­ni­ciennes en la­bo­ra­toire, psy­cho­logues et autres.

« Nos de­mandes sont loin d’être dé­me­su­rées. Nos de­mandes sont justes et jus­ti­fiées », a plai­dé en en­tre­vue avec La Presse ca­na­dienne Nan­cy Bé­dard, pré­si­dente de la Fé­dé­ra­tion in­ter­pro­fes­sion­nelle de la san­té (FIQ).

Elle rap­pelle que les mé­de­cins, eux, ont été gé­né­reu­se­ment ré­tri­bués par Qué­bec.

« La der­nière fois, on était en pé­riode d’aus­té­ri­té. On s’est conten­té de 5,25 % sur cinq ans. Et, quelques mois plus tard, dans le do­maine même de la san­té, on était ca­pable de don­ner des mil­liards à un groupe. Alors moi, je dis qu’à un mo­ment don­né, ce sont des choix du gou­ver­ne­ment. L’ar­gent est au ren­dez-vous. On sou­haite que le gou­ver­ne­ment puisse don­ner la juste part à nos pro­fes­sion­nelles », a lan­cé Mme Bé­dard.

« C’est à notre tour main­te­nant », a-t-elle ajou­té.

La pré­si­dente de l’Al­liance du per­son­nel pro­fes­sion­nel et tech­nique de la san­té et des ser­vices so­ciaux (APTS), Ca­rolle Du­bé, ren­ché­rit. Elle rap­pelle que les tra­vailleuses dans les centres jeu­nesse, les éta­blis­se­ments de ser­vices so­ciaux et de san­té ont toutes su­bi les ré­formes du mi­nistre Gaé­tan Bar­rette, en plus des restrictio­ns bud­gé­taires ré­pé­tées. Ces coupes et ces ré­formes ont en­traî­né une sur­charge de tra­vail, des listes d’at­tente, de l’épui­se­ment, des congés de ma­la­die et une pé­nu­rie de per­son­nel.

« M. Le­gault, dans son dis­cours inau­gu­ral, dans sa vi­sion, dans ses prio­ri­tés, il a dé­jà iden­ti­fié le sec­teur de la san­té et des ser­vices so­ciaux comme une grande prio­ri­té, avec l’im­por­tance du per­son­nel. Je pense que nos gens sont en at­tente d’un re­tour du ba­lan­cier en termes de re­con­nais­sance de leur va­leur », a sou­li­gné Mme Du­bé.

Elle ne veut plus en­tendre que le gou­ver­ne­ment n’a pas d’ar­gent. « Cette fois-ci, le contexte il est dif­fé­rent. Ce gou­ver­ne­ment-là doit don­ner un coup de barre. Il doit se dé­mar­quer des gou­ver­ne­ments pré­cé­dents », a lan­cé Mme Du­bé.

Mal­gré l’im­por­tance des de­mandes de l’al­liance FIQ-APTS, Mme Bé­dard « sou­hai­te­rait que ça se règle ra­pi­de­ment » parce que le ré­seau ne peut plus at­tendre en­core long­temps.

« Le mo­ment ne pour­ra pas être aus­si bon que ce qu’il est ac­tuel­le­ment. Il y a de l’ar­gent dis­po­nible. On est dans un contexte où ça ne peut ab­so­lu­ment plus conti­nuer comme ça pour les res­sources dans les éta­blis­se­ments. Il en va de la san­té des gens qu’on re­pré­sente. L’heure est au ren­dez-vous pour M. Le­gault pour ré­gler ces pro­blèmes-là », a lan­cé Mme Du­bé.

La FIQ et l’APTS sont les seules qui ont réus­si, cette fois-ci, à for­mer une sorte de front com­mun.

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