Paul montre ce qu’il sait vrai­ment faire

Le Droit - - LES SÉNATEURS - MARC BRAS­SARD mbras­[email protected]­droit.com

Nick Paul a eu de nom­breuses chances de mon­trer ce qu’il est ca­pable de faire en cinq sai­sons dans l’or­ga­ni­sa­tion des Sé­na­teurs.

Mer­cre­di contre De­troit, pour une rare fois, il avait l’air de l’es­poir qui avait été la pièce maî­tresse de l’échange ayant envoyé Ja­son Spez­za à Dal­las.

«Il me rap­pe­lait le Nick Paul que j’ai vu jouer dans les rangs ju­niors», a d’ailleurs com­men­té l’en­traî­neur­chef D.J. Smith.

«Je me sen­tais bien. J’ai tra­vaillé fort lors des en­traî­ne­ments et tout fonc­tion­nait bien (mer­cre­di) soir, la communicat­ion était bonne avec “Pa­ger” (Pa­geau) et “Brow­nie” (Con­nor Brown). On a bien tra­vaillé tous en­semble et ma confiance n’a fait que gran­dir. Ça part du tra­vail que j’ai mis à l’ou­vrage pour pou­voir mon­trer ce que je peux faire», es­ti­mait Paul.

Pour un joueur qui es­pé­rait se tailler un poste au camp d’en­traî­ne­ment, mais qui avait été ré­tro­gra­dé aux mi­neures à mi-che­min du ca­len­drier pré­pa­ra­toire, un seul bon match ne fe­ra certes pas une sai­son. Paul au­rait grand be­soin d’ali­gner les per­for­mances du genre alors qu’à 24 ans, c’est ce qui est at­ten­du d’un joueur qui n’a plus grand-chose à prou­ver à Bel­le­ville.

«Il pa­ti­nait tout le temps et parce qu’il jouait bien en dé­fen­sive, il a ob­te­nu des chances en at­taque. Main­te­nant, il doit prou­ver qu’il peut faire ce genre de choses tous les soirs afin d’être ef­fi­cace au ni­veau de la LNH», a sou­li­gné Smith.

Son uti­li­sa­tion sur un des trois pre­miers trios de l’équipe avec les pertes de Co­lin White et Ar­tem Ani­si­mov – mal­gré l’ad­di­tion de Lo­gan Brown au centre – est ve­nue «ap­por­ter plus de pro­fon­deur, me per­met­tant d’uti­li­ser (Vla­di­slav) Na­mest­ni­kov avec (Ch­ris) Tier­ney, ain­si que (Bra­dy) Tka­chuk avec (Lo­gan) Brown», a no­té Smith.

«Ça a sem­blé nous ai­der. Si Nick peut conti­nuer de jouer à ce ni­veau, ça me donne le plus de pro­fon­deur que j’ai eue à date cette sai­son... On a des gars af­fa­més avec Brown et (Jean-Ch­ris­tophe) Beau­din qui sont ici aus­si, alors qu’à la fin du voyage (à Dal­las), il y a des gars qui sem­blaient trop à l’aise. Je crois qu’il faut ré­com­pen­ser les gars qui tra­vaillent le plus fort et dans le pro­ces­sus que l’on vit, on doit avoir des gars qui mettent de la pres­sion sur les autres», a ajou­té Smith.

Paul ne de­mande pas mieux que d’être uti­li­sé plus sou­vent, évi­dem­ment. «D.J. a juste conti­nué à m’uti­li­ser, j’ai eu une op­por­tu­ni­té et je vou­lais la sai­sir. J’ai pa­ti­né et j’ai pris confiance avec la ron­delle, j’ai fait des jeux au lieu de pa­ni­quer avec la ron­delle», a sou­li­gné Paul, qui es­ti­mait que l’an der­nier, il au­rait lan­cé le disque en fond de zone ad­verse au lieu de faire la passe trans­ver­sale en en­trée de zone qui a per­mis à Bo­ro­wie­cki de mar­quer.

«C’est une grosse sai­son pour moi, je sais quelles sont les consé­quences si ça ne fonc­tionne pas. Être re­tran­ché (au camp), je ne vou­lais pas que ça m’ar­rive, ça a été dif­fi­cile, mais j’ai conti­nué à tra­vailler chaque jour en es­pé­rant un rap­pel. Main­te­nant que c’est ar­ri­vé, je ne veux pas lâ­cher. Je veux être ra­pide et phy­sique, et leur mon­trer que je peux faire des jeux, même si avec ma taille, ce n’est pas mon pre­mier atout. Mais je pense avoir un peu d’ha­bi­le­tés pour al­ler avec mon gros ga­ba­rit», a ajou­té Paul.

C’est une grosse sai­son pour moi, je sais quelles sont les consé­quences si ça ne fonc­tionne pas.»

— Nick Paul

— AR­CHIVES, LA PRESSE CA­NA­DIENNE

N’ayant plus grand-chose à prou­ver dans la Ligue amé­ri­caine, Nick Paul veut mon­trer qu’il est prêt pour la Ligue na­tio­nale.

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