+ GRATTON

La mai­son han­tée des Ga­gné

Le Droit - - LA UNE - DE­NIS GRATTON dgrat­[email protected]­droit.com

Il y a des mai­sons dé­co­rées pour l’Hal­lo­ween, et il y a des mai­sons DÉ­CO­RÉES pour l’Hal­lo­ween. La mai­son du Ga­ti­nois Gilles Ga­gné Jr tombe dans la deuxième ca­té­go­rie. Ou plu­tôt elle trône dans la deuxième ca­té­go­rie. Com­plè­te­ment « ca-po-té » comme en­droit. Hal­lu­ci­nant.

M. Ga­gné au­rait pu s’ar­rê­ter à son arai­gnée géante et dé­jà les pas­sants au­raient été stu­pé­faits. Cette arai­gnée, vous la trou­ve­rez au 998 rue de la Né­bu­leuse, dans le sec­teur du Pla­teau. Ins­tal­lé dans sa toile sur le par­terre de la ré­si­dence, l’im­po­sant in­secte aux yeux illu­mi­nés s’élève jus­qu’au toit de la mai­son. Di­sons que si l’arai­gnée Ku­mo de La Ma­chine et l’arai­gnée Ma­man qui se trouve de­vant le Mu­sée des beaux-arts du Ca­na­da avaient eu une re­la­tion à l’été 2017 du­rant les cé­lé­bra­tions du 150e an­ni­ver­saire de la Con­fé­dé­ra­tion, l’arai­gnée des Ga­gné en se­rait le ré­sul­tat.

Ça ne s’ar­rête pas là. M. Ga­gné, qui est en­tre­pre­neur gé­né­ral en construc­tion, a aus­si fa­bri­qué une mai­son han­tée sur son ter­rain. Vous y en­trez d’abord sous un abri Tempo trans­for­mé en salle de tor­ture (et à l’abri de la pluie an­non­cée), puis vous pas­sez dans le ga­rage où vous sui­vez un la­by­rinthe aux mul­tiples sur­prises qui vous fe­ront à la fois fris­son­ner de peur et rire aux éclats. Se mêlent à tout ça des bruits, de la mu­sique et des sons ma­cabres, un dé­cor en­fu­mé et si­nistre, et des jeux de lu­mière étour­dis­sants et presque aveu­glants. Et si rien de tout ça ne vous ef­fraie, des amis et des proches de M. Ga­gné cos­tu­més pour l’oc­ca­sion se trans­forment en co­mé­diens le temps d’une soi­rée pour s’as­su­rer de vous sur­prendre à chaque tour­nant du la­by­rinthe. Coeurs faibles s’abs­te­nir.

Gilles Ga­gné Jr en est à sa qua­trième édi­tion cette an­née. « Mon­ter tout ça me de­mande un mois de tra­vail, dit-il. Et je change de thème chaque fois. Cette an­née, tout tourne au­tour du film It (Ça, ver­sion fran­çaise) et son clown ma­lé­fique. Les en­fants vont ado­rer. Et tout est conçu de fa­çon à ce que les plus jeunes en­fants qui ont trop peur puissent sor­tir de la mai­son han­tée à mi-che­min du par­cours. La pre­mière par­tie est un peu moins «épeu­rante» que la deuxième. Et tous les en­fants re­çoivent des bon­bons à la sor­tie, qu’ils com­plètent le tra­jet ou non. »

Qu’ils aient peur ou non, les en­fants y re­tournent chaque

Hal­lo­ween et le nombre de vi­si­teurs aug­mente d’an­née en an­née.

« L’an pas­sé, on a comp­té 850 en­fants à qui on a don­né des bon­bons, dit M. Ga­gné. Mais le nombre de vi­si­teurs s’élève à près de 1200 parce que plu­sieurs adultes passent avec leurs en­fants, ils les rac­com­pagnent en­suite à la mai­son, puis ils re­viennent faire le par­cours de la mai­son han­tée à leur tour, sans les en­fants.

— Si je peux être in­dis­cret, M. Ga­gné, com­bien tout ça vous coûte ?

— Je n’aime pas par­ler de prix. Je le fais pour le plai­sir. J’ai quelques com­man­di­taires et des amis qui m’aident pour le coût des frian­dises. Et j’ai fa­bri­qué moi-même plu­sieurs des dé­co­ra­tions. Mais en fin de compte, je fais ça pour le plai­sir que ça me pro­cure. J’adore la réac­tion des en­fants. Ils sont tel­le­ment purs. Ils ont peur et ils rient à la fois, et la joie dans leurs yeux est in­des­crip­tible. C’est vrai­ment beau de les voir, c’est de la bonne éner­gie, c’est co­ol. Ma femme Su­zie (Da­vid) est en­sei­gnante et nous sommes pa­rents de deux filles âgées de 16 et 20 ans. Nous avons les en­fants à coeur. Si on fait tout ça gra­tui­te­ment, c’est pour eux, les en­fants. Et j’ai une idée ori­gi­nale pour l’an pro­chain. Je crois que ce se­ra une pre­mière en Ou­taouais et les en­fants — les plus jeunes sur­tout — vont ado­rer. » On a dé­jà hâte...

À sou­li­gner que la mai­son han­tée de la fa­mille Ga­gné se­ra éga­le­ment ou­verte au pu­blic ven­dre­di soir, le len­de­main de l’Hal­lo­ween.

— PHO­TOS PA­TRICK WOODBURY, LE DROIT

L’Hal­lo­ween se fête en grand chez Gilles ga­gné Jr. Sa mai­son de la rue de la Né­bu­leuse se trans­forme pour l’oc­ca­sion.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.