Be­to O’Rourke aban­donne la course chez les dé­mo­crates

Le Droit - - LE MONDE -

WA­SHING­TON — Le can­di­dat à la Mai­sonB­lanche Be­to O’Rourke a an­non­cé ven­dre­di qu’il aban­don­nait la course à l’in­ves­ti­ture dé­mo­crate, après des mois de son­dages dé­ce­vants et des dif­fi­cul­tés à trou­ver du fi­nan­ce­ment.

«Bien que ce­la soit dif­fi­cile à ac­cep­ter, il m’ap­pa­raît dé­sor­mais évident que cette cam­pagne n’a pas les moyens pour avan­cer avec suc­cès», a écrit le qua­dra­gé­naire texan.

Ex-élu de la Chambre des re­pré­sen­tants, il stag­nait sous les 2 % dans la moyenne des son­dages éta­blie par RealC­learPo­li­tics.

«Nous oeu­vre­rons pour nous as­su­rer que le can­di­dat dé­mo­crate soit vic­to­rieux face à Do­nald Trump en 2020», a pro­mis Be­to O’Rourke, 47 ans, sur la pla­te­forme Me­dium.

«Je peux vous dire, pour avoir la chance de connaître les can­di­dats, que nous se­rons bien ser­vis par n’im­porte le­quel d’entre eux et je se­rai fier de le ou la sou­te­nir», a-t-il ajou­té, alors qu’il reste en­core 17 pré­ten­dants à l’in­ves­ti­ture dé­mo­crate.

Dis­cours pas­sion­né, ges­tuelle très mar­quée, c’est avec un mes­sage de ras­sem­ble­ment que cet homme ori­gi­naire d’El Pa­so, à la fron­tière avec le Mexique, était en­tré en lice, por­tant un mes­sage po­si­tif sur l’im­mi­gra­tion.

Après la tue­rie dans un su­per­mar­ché de sa ville, en août, par un ti­reur qui di­sait vou­loir ci­bler des Mexi­cains, il avait dé­non­cé les po­li­tiques de Do­nald Trump, le qua­li­fiant de «ra­ciste». Et avait re­cen­tré sa cam­pagne sur la lutte contre les armes à feu, no­tam­ment les fu­sils d’as­saut.

«Bien sûr qu’on va prendre votre AR-15, votre AK-47», avait lan­cé Be­to O’Rourke lors d’un dé­bat dé­mo­crate en sep­tembre. Il avait été cha­leu­reu­se­ment ap­plau­di par la foule, mais vi­ve­ment cri­ti­qué par les ré­pu­bli­cains.

Dès l’an­nonce de sa can­di­da­ture en mars, Be­to O’Rourke avait fait l’ob­jet de cri­tiques, no­tam­ment avec un en­tre­tien en une du ma­ga­zine Va­ni­ty Fair qui, se­lon ses dé­trac­teurs, le mon­trait plu­tôt ar­ro­gant. «Je suis vrai­ment né pour ça», avait-il dé­cla­ré.

Une phrase re­prise par le pré­sident Do­nald Trump qui a ra­pi­de­ment ré­agi, mo­queur, à l’an­nonce de son dé­part : «Oh non, Be­to vient juste d’aban­don­ner la course à la pré­si­den­tielle alors qu’il di­sait être “né pour ça”». AFP

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.