ET SI C’ÉTAIT MOI?

Le Droit - - L'APPUI -

Avez-vous dé­jà pen­sé qu’un jour vous pour­riez re­fu­ser de prendre une douche? Re­fu­ser de par­ti­ci­per à votre club de marche heb­do­ma­daire? Pro­ba­ble­ment pas… Pour­tant, ce sont des exemples concrets de re­fus d’une per­sonne ayant la ma­la­die d’Alz­hei­mer ou un autre trouble neu­ro­cog­ni­tif ma­jeur. Il peut être désar­mant pour un proche ai­dant de faire face à ces si­tua­tions. Que faire avec ces re­fus? La prin­ci­pale clé est la com­mu­ni­ca­tion, mais cette der­nière est de plus en plus dif­fi­cile à me­sure que la ma­la­die pro­gresse. Tou­te­fois, en adop­tant une ap­proche ba­sée sur la per­sonne, c’est-à-dire sur ses ca­pa­ci­tés, le res­pect de sa di­gni­té et l’em­pa­thie, il est pos­sible de ré­duire de ma­nière im­por­tante les re­fus.

Deux pistes pour vous :

• Al­lez-y en dou­ceur, les per­sonnes sont très sen­sibles à l’état émo­tif de leur en­tou­rage. Ils res­sentent ai­sé­ment une si­tua­tion ten­due ou une in­sa­tis­fac­tion et ré­agissent par­fois en cou­pant la com­mu­ni­ca­tion ou en re­fu­sant ce qui est pro­po­sé. • Pour al­ler plus vite, il est pré­fé­rable d’al­ler len­te­ment, de ne pas brus­quer la per­sonne. Il est plus ga­gnant de prendre 20 mi­nutes pour ac­com­pa­gner une per­sonne qui s’ha­bille que de ten­ter de le faire en 10 et se re­trou­ver face à un re­fus, puisque vous de­vrez ces­ser votre ac­com­pa­gne­ment et re­ve­nir plus tard, ce qui n’est pas ga­gnant pour qui que ce soit.

Vous sou­hai­tez en ap­prendre plus sur notre ap­proche et ob­te­nir plu­sieurs trucs de com­mu­ni­ca­tion? Ve­nez par­ti­ci­per à la confé­rence s’in­ti­tu­lant

« Pertes cog­ni­tives : mieux com­mu­ni­quer avec l’ai­dé » qui au­ra lieu le 9 no­vembre pro­chain à Wa­ke­field tout juste avant le Ga­la des Prix Mer­ci.

Billets au www.PrixMer­ci.ca.

Anne Ville­neuve Di­rec­trice gé­né­rale So­cié­té Alz­hei­mer Ou­taouais

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