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La com­mu­nau­té al­gon­quine de Lac-Ra­pide a été dé­chi­rée trop long­temps à la suite du meurtre de Ro­sia­na Pou­ca­chiche, en 2000. L’heure est à la ré­si­lience et à la so­li­da­ri­té, a plai­dé la soeur de la vic­time, mer­cre­di.

Ma­ry­lynn Pou­ca­chiche a pris la pa­role au nom des siens, de­vant la juge Ca­the­rine Man­de­ville, de la Cour su­pé­rieure.

Après le plai­doyer de culpa­bi­li­té du meurtrier de Ro­sia­na, la grande soeur a ra­con­té com­ment sa com­mu­nau­té avait souf­fert de ce drame.

«Ma soeur avait 17 ans. Elle a été tuée à l’Ac­tion de grâces. Tout le monde était sus­pect dans la com­mu­nau­té. C’est très dif­fi­cile pour la fa­mille de pas­ser à tra­vers ce­la et le pro­ces­sus ju­di­ciaire. Notre père n’est pas ici au­jourd’hui, mais je le sens avec nous, avec son es­prit. Ro­sia­na ne nous a pas été ar­ra­chée qu’à nous, mais bien à toute la com­mu­nau­té. »

Pen­dant le té­moi­gnage de Mme Pou­ca­chiche, des di­zaines de proches de la vic­time pleu­raient en si­lence. D’autres étaient si émues qu’elles ont dû sor­tir de la salle d’au­dience du pa­lais de jus­tice de Ga­ti­neau.

«Ar­rê­tons de nous blâ­mer les uns, les autres, a sou­li­gné Ma­ry­lynn Pou­ca­chiche. Que Ro­sia­na re­pose en paix. »

La femme a re­mer­cié les en­quê­teurs de la Sûreté du Qué­bec. L’un d’eux, as­sis à cô­té des pro­cu­reures de la Cou­ronne, était vi­si­ble­ment ému, à son tour.

La juge Man­de­ville a eu quelques bons mots pour la fa­mille.

«Nous sommes ici pour rendre jus­tice en­vers Ro­sia­na. La vic­time avait toute la vie de­vant elle. C’est une perte pour la com­mu­nau­té, mais aus­si pour toute la so­cié­té. J’ad­mire la ré­si­lience de la fa­mille Pou­ca­chiche. J’es­père que vos voeux per­met­tront de réunir la com­mu­nau­té. »

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