RTG a cau­sé un des pro­blèmes ma­jeurs

Le Droit - - ACTUALITÉS - JU­LIEN PAQUETTE jpa­[email protected]­droit.com

Non seule­ment n’a-t-elle pas dé­ployé suf­fi­sam­ment de res­sources pour as­su­rer le fonc­tion­ne­ment de l’O-Train au goût de la Ville d’Ot­ta­wa, mais l’en­tre­prise res­pon­sable de l’en­tre­tien du sys­tème a di­rec­te­ment cau­sé un des prin­ci­paux pro­blèmes de l’in­fra­struc­ture au cours des der­nières se­maines.

OC Trans­po a ré­cem­ment de­man­dé à Ri­deau Tran­sit Main­te­nance (RTM) - une fi­liale du consor­tium Groupe de trans­port Ri­deau (RTG) - de re­ti­rer des cou­ver­tures hi­ver­nales ins­tal­lées sur le sys­tème d’ai­guillage de l’O-Train — qui per­met au train de pas­ser d’une voie à l’autre.

Se­lon le di­rec­teur des opé­ra­tions sur rail d’OC Trans­po, Mi­chael

Mor­gan, il s’agit de la cause d’un des quatre prin­ci­paux pro­blèmes du sys­tème de trans­port en com­mun iden­ti­fié par le trans­por­teur mer­cre­di, du­rant la réunion de la Com­mis­sion du trans­port en com­mun.

« On n’uti­lise pas ce type de cou­ver­tures dans les autres sys­tèmes sur les­quels j’ai tra­vaillé. C’était vrai­ment la pre­mière fois que je voyais ce genre de chose, af­firme M. Mor­gan. Les ai­guillages, c’est un sys­tème com­plexe. On a be­soin de faire très at­ten­tion quand on fait des chan­ge­ments et qu’on es­saie de les amé­lio­rer. »

La si­tua­tion est par­ti­cu­liè­re­ment frus­trante pour OC Trans­po puisque les ai­guillages sont chauf­fés pour évi­ter l’ac­cu­mu­la­tion de neige et de glace du­rant la sai­son froide.

« Je pense que c’était pour es­sayer de rendre les sys­tèmes de chauf­fage plus ef­fi­caces », lance Mi­chael

Mor­gan.

Ce der­nier ajoute qu’OC Trans­po a de­man­dé à RTM de dé­ployer des tra­vailleurs pour dé­blayer les ai­guillages en cas de pro­blème avec le sys­tème de chauf­fage.

« Pour le pre­mier hi­ver, on de­vra es­sayer des choses simples. Quand on au­ra plus d’ex­pé­rience avec ce sys­tème, avec les ai­guillages et les trains, ce se­ra le temps d’es­sayer de nou­velles choses », sou­tient le di­rec­teur des opé­ra­tions sur rail.

M. Mor­gan se dit par ailleurs confiant que les pro­blèmes de portes sont en grande par­tie chose du pas­sé. C’est moins vrai lors­qu’il est ques­tion des deux autres en­jeux prin­ci­paux iden­ti­fiés mer­cre­di : les bogues in­for­ma­tiques avec l’or­di­na­teur de bord qui sur­veille tous les sys­tèmes du train et avec ce­lui qui as­sure la com­mu­ni­ca­tion entre le train et le sys­tème de si­gna­li­sa­tion.

« Il y a en­core des choses qui né­ces­sitent des in­ves­ti­ga­tions. On doit trou­ver la ra­cine du pro­blème, ex­plique Mi­chael Mor­gan. C’est une bonne chose que ça nous prenne deux mi­nutes à cor­ri­ger le pro­blème plu­tôt que quinze, mais on a en­core un dé­fi à re­le­ver. »

Dé­jà pri­vé de 6,8 mil­lions $ pour les mois de sep­tembre et d’oc­tobre, la qua­si-to­ta­li­té de la somme due en ver­tu du contrat pour l’en­tre­tien de l’O-Train, RTG de­vra ré­gler ces pro­blèmes ra­pi­de­ment s’il sou­haite évi­ter d’autres pé­na­li­tés, rap­pelle le haut di­ri­geant d’OC Trans­po.

— AR­CHIVES, LE DROIT

L’hi­ver qui dé­bute bien­tôt se­ra un dé­fi pour le ges­tion­naire du train lé­ger d’Ot­ta­wa. Dé­jà, des pro­blèmes liés au froid ont mi­né le sys­tème de trans­port en com­mun.

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