Ses­sion re­pous­sée à jan­vier 2013

La pre­mière ses­sion de cours du Centre col­lé­gial de l’Al­ber­ta (CCA) du Cam­pus Saint-Jean, qui de­vait com­men­cer en sep­tembre, est re­por­tée à l’hi­ver 2013.

Le Franco - - ILE-DU-PRINCE-ÉDOUARD - Me­ghann Dionne

Son programme d’études col­lé­giales en Tech­niques d’ad­mi­nis­tra­tion des af­faires n’a pas re­çu as­sez de de­mandes d’ins­crip­tion. Pour la doyenne ad­jointe et di­rec­trice du CCA, Line Crous­sette, le re­port de la ses­sion d’au­tomne n’est pas alar­mant. « Il n’y a ja­mais de bon ou de mau­vais temps pour mettre un nou­veau programme sur pied, as­sure-t-elle. Les étu­diants savent que nous tra­vaillons à dé­ve­lop­per des pro­grammes mais s’ils veulent de la qua­li­té, ça prend du temps. » Le mi­nis­tère de l’Édu­ca­tion avan­cée et de la Tech­no­lo­gie a mis du temps avant d’ap­prou­ver le programme de Tech­niques d’ad­mi­nis­tra­tion, ce qui a re­tar­dé la pé­riode de re­cru­te­ment. « Nous avons ap­pe­lé aux can­di­da­tures en avril der­nier mais dans le lot, nous n’avons re­çu que deux sou­mis­sions, ex­plique Mme Crous­sette. Nous avons 20 sièges à com­bler et ça en prend au moins la moi­tié pour consi­dé­rer l’ou­ver­ture du programme. » Le di­plôme d’études col­lé­giales (DEC), qui est en fait la re­prise d’une for­ma­tion bi­lingue don- née par Nor­thern Al­ber­ta Ins­ti­tute of Tech­no­lo­gy (NAIT), est ou­vert à tout type de can­di­da­ture. Grâce à la pas­se­relle DEC-BAC qu’a créée le Centre col­lé­gial avec NAIT, les étu­diants qui le dé­si­rent pour­ront ajou­ter deux ans à leur for­ma­tion pour ob­te­nir leur di­plôme d’études uni­ver­si­taires.

Le bi­lin­guisme, un mal né­ces­saire

Tous les cours de la pre­mière an­née du programme sont en fran­çais mais on ne peut en dire au­tant de la deuxième. « Si cer­tains cours sont don­nés en an­glais à la der­nière an­née, c’est que nous vou­lions que nos étu­diants soient aptes à tra­vailler en Al­ber­ta », avoue Mme Crous­sette. À la fin de ces deux ans, ceux­ci de­vront faire un stage pour mettre en pra­tique leurs com­pé­tences ac­quises.

Mettre la puce à l’oreille

L’avan­tage d’at­tendre à la ses­sion d’hi­ver pour lan­cer ce programme, c’est que le Centre col­lé­gial au­ra plus de temps pour re­cru­ter dans les écoles. Ce n’est pas la qua­li­té du programme que l’on doit re­mettre en doute, se­lon Line Crous­sette, mais les moyens de com­mu­ni­ca­tion. « C’est fa­cile de ren­con­trer les jeunes dans les écoles mais notre programme vise éga­le­ment les adultes qui vou­draient chan­ger de car­rière, dit-elle. Pour leur mettre la puce à l’oreille, ça prend du temps. » Lorsque le programme dé­mar­re­ra, le Centre col­lé­gial en­tend créer des pas­se­relles avec d’autres uni­ver­si­tés. Line Crous­sette as­sure que le par­te­na­riat avec NAIT de­meu­re­ra tou­jours en place, mais elle es­time que le pro­jet pren­dra de l’am­pleur dans les an­nées à ve­nir.

Pho­to : Me­ghann Dionne

La doyenne ad­jointe et di­rec­trice du Centre col­lé­gial, Line Crous­sette.

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