Une édi­tion qui sur­prend agréa­ble­ment

La 5e édi­tion du fes­ti­val de mu­sique fran­co­phone Ed­mon­ton chante a culmi­né avec le spec­tacle du groupe qué­bé­cois Al­fa Ro­co­co, ou près de 80 per­sonnes ont dan­sé sur les planches du Bon­nie Doon Com­mu­ni­ty Hall, le 6 oc­tobre der­nier.

Le Franco - - EDMONTON CHANTE - Ly­sane Sé­né­cal Mas­tro­pao­lo

Un spec­tacle pour le­quel l’ani­ma­teur de la ra­dio CHPL 92,1 FM à Pla­mon­don, Claude La­mou­reux, s’est dé­pla­cé ex­clu­si­ve­ment. « Ce groupe a un beau mes­sage à pas­ser à la fran­co­pho­nie hors Qué­bec et je suis un fan de ce groupe, nous fai­sons jouer leur mu­sique à la ra­dio. Ce fes­ti­val est aus­si une belle vi­trine pour les ar­tistes, pré­sen­té sous une bonne for­mule », af­firme l’ani­ma­teur de l’émis­sion, La p’tite vite. Ce der­nier ajoute avoir fait beau­coup de publicité sur les ondes de CHPL pour le fes­ti­val et as­sure que des gens de sa com­mu­nau­té sont des­cen­dus pour l’oc­ca­sion. Pour le pré­sident de l’As­so­cia­tion ca­na­dienne-fran­çaise de l’Al­ber­ta (ACFA) ré­gio­nale d’Ed­mon­ton, Mi­chel Four­nier, l’édi­tion 2012 au­ra dé­pas­sé ses at­tentes. « Je ne sa­vais pas comment les gens al­laient ré­agir, mais nous avons eu une bonne foule et de nou­veaux vi­sages. Nous avons été en me­sure d’al­ler cher­cher de bons ar­tistes et j’ai été agréa­ble­ment sur­pris par la ré­ponse des gens », pré­cise-t-il, en fai­sant al­lu­sion aux Im­poss, In­grid St-Pierre, Oua­na­ni et Klô Pel­gag, en plus des nom­breux ar­tistes fran­co-al­ber­tains. Le rap­peur Im­poss en était à sa 2e par­ti­ci­pa­tion à Ed­mon­ton chante. La pre­mière re­monte à 2008. « C’est par­ti­cu­lier puisque l’am­biance est plus in­time, les places sont plus pe­tites et tu ne sais pas à quoi t’at­tendre. Mais j’aime mon ex­pé­rience, les gens sont sym­pa­thiques et à l’écoute et j’aime sor­tir de ma zone de confort », confie l’ar­tiste. De­puis cinq ans main­te­nant, le fes­ti­val a lieu dans les bars et ca­fés de l’ave­nue Whyte. Si la for­mule avait quelque peu chan­gé cette an­née, alors que l’évè­ne­ment se te­nait seule­ment sur cinq jours, l’em­pla­ce­ment, qui est un en­droit ras­sem­bleur pour les gens d’Ed­mon­ton, a été conser­vé. « Le but, c’est de rendre ac­ces­sible la mu­sique fran­co­phone et d’in­ci­ter les gens à par­ti­ci­per à un évè­ne­ment cultu­rel en fran­çais », en­chaine M. Four­nier. La nou­velle for­mule du fes­ti­val a d’ailleurs plus d’im­pact que l’an­cienne qui s’ap­pa­ren­tait da­van­tage à un fes­ti­val de mu­sique folk et où les ar­tistes se pro­dui­saient sur une grande scène ex­té­rieure. « J’aime mieux la nou­velle for­mule, af­firme une spec­ta­trice, Na­tha­lie Harris. Je veux aus­si ap­puyer la com­mu­nau­té fran­co­phone. C’est en­cou­ra­geant de voir des gens de tous les âges ras­sem­blés et même si par­fois il s’agit d’un ar­tiste que je ne connais pas, il se peut que la pro­chaine fois ce soit quel­qu’un que j’aime qui vienne per­for­mer au fes­ti­val », in­dique la jeune femme. Même si Ed­mon­ton chante se veut une vi­trine aux ar­tistes fran­co­phones, le pré­sident de l’ACFA ré­gio­nale d’Ed­mon­ton ré­gio­nale n’ex­clut pas d’al­louer plus de place à de la mu­sique en an­glais ou en­core en es­pa­gnol.

Bonne par­ti­ci­pa­tion

Mi­chel Four­nier parle, d’ailleurs d’un éveil de la com­mu­nau­té face aux ac­ti­vi­tés pro­po­sées par l’as­so­cia­tion ré­gio­nale. « Avec tous les dé­fis que nous avons à sur­mon­ter à la ré­gio­nale, les gens ont réa­li­sé que si on ne tra­vaillait pas pour gar­der nos ac­quis, nous al­lions les perdre », met-il en garde. Mais au-de­là de l’ap­pui de la com­mu­nau­té fran­co­phone d’Ed­mon­ton, M. Four­nier as­sure que la clien­tèle se di­ver- si­fie et ra­jeu­nit. « Nous voyons aus­si notre por­tée. Cer­tains ca­fés, comme le Kas­bar, ne sont pas ou­verts le mer­cre­di. Nous sa­vons que nous ame­nons des per­sonnes les soirs de se­maines. Ce se­rait bien de me­su­rer les re­tom­bées éco­no­miques du fes­ti­val », avance M. Four­nier qui croit que ce­la pour­rait ai­der à al­ler cher­cher plus de fi­nan­ce­ment. Bien que la for­mule sim­pli­fiée fonc­tionne bien, Mi­chel Four­nier ne s’em­pêche pas de rê­ver plus gros. « C’est sûr qu’on ai­me­rait nous voir gran­dir et re­ve­nir sur deux se­maines comme avant. Mais nous tra­vaillons à l’in­té­rieur d’un cadre et nous avons of­fert une pro­gram­ma­tion équi­li­brée avec un bud­get équi­li­bré », se ré­jouit ce der­nier.

Pho­tos : Ly­sane Sé­né­cal Mas­tro­pao­lo

Voi­ci l’équipe du Fes­ti­val Ed­mon­ton chante 2012 (de gauche à droite) : Pa­trick Mar­chand (di­rec­teur tech­nique), Gi­sèle Le­mire ( bé­né­vole), Luc Dostie (co­mi­té Ed­mon­ton chante), Ge­ne­viève Pot­vin (co­or­don­na­trice du Fes­ti­val 2012), Ru­dy Des­jar­dins ( ani­ma­teur), Cé­line Du­may (co­or­don­na­trice de l’ACFA Ed­mon­ton), Sé­bas­tien Guillier Sa­hu­qué (chauf­feur du fes­ti­val), Pé­né­lope Gaul­tier ( bé­né­vole) et Mi­chel Four­nier (co­mi­té Ed­mon­ton chante/ pré­sident ACFA ré­gio­nale d’Ed­mon­ton).

Al­fa Ro­co­co a fait dan­ser la foule, le 6 oc­tobre der­nier.

Na­ta­cha Ho­me­ro­dean était en spec­tacle lors de la soi­rée du 6 oc­tobre.

Mae Anderson a pro­fi­té d’Ed­mon­ton chante pour pré­sen­ter les chan­sons de son nou­vel al­bum qui sor­ti­ra dans quelques se­maines.

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