An­née de chan­ge­ments et ajus­te­ments né­ces­saires

L’or­ga­nisme de bien­fai­sance a connu une an­née de tran- si­tion, avec le dé­part à la re­traite de Ni­cole Pa­geau.

Le Franco - - PETITES ANNONCES -

Ubun­tu Ed­mon­ton, qui a été créé afin d’amé­lio­rer la qua­li­té de vie des femmes et des en­fants qui ont sur­vé­cu au gé­no­cide rwan­dais, te­nait son as­sem­blée an­nuelle, le 10 oc­tobre der­nier au Cam­pus Saint-Jean, à la­quelle une di­zaine de per­sonnes ont as­sis­té. « Gé­né­ra­le­ment, il faut cinq ans pour rendre une en­tre­prise ren­table. Pour un or­ga­nisme comme le nôtre qui a pour mis­sion l’at­teinte de l’au­to­suf­fi­sance des veuves et or­phe­lins, il en va au­tre­ment. C’est grâce à l’in­dis­pen­sable ap­pui fi­nan­cier de do­na­teurs gé­né­reux que nous avons pu dé­ve­lop­per des pro­grammes pour fa­vo­ri­ser l’at­teinte de cet ob­jec­tif », in­dique le rap­port an­nuel 2011 pré­sen­té en marge de cette ren­contre. Même si au cours de la der­nière an­née, l’or­ga­nisme a vu le to­tal de ses dons di­mi­nuer de 13 000 $, pas­sant de 155 000 $ à près de 142 000 $, la pré­si­dente d’Ubun­tu Ed­mon­ton, Jeanne Nda­tir­wa, de­meure op­ti­miste. « Si on prend en consi­dé­ra­tion le cli­mat éco­no­mique in­cer­tain et si on ajoute à ce­la le fait que nous n’avons pas te­nues d’ac­ti­vi­tés ma­jeures de collectes de fonds au cours des deux der­nières an­nées, les dons re­çus dé­montrent que nous avons une base so­lide et fi­dèle de do­na­teurs », af­firme Mme Nda­tir­wa. Au cours de son der­nier exer­cice fi­nan­cier, l’or­ga­nisme a pré­sen­té un sur­plus de 17 000 $, après avoir en­re­gis­tré une perte de près de 10 000 $. Au-de­là de ce re­dres­se­ment fa­vo­rable, le vé­ri­fi­ca­teur a émis cer­taines re­com­man­da­tions, car pour la ma­jo­ri­té des dé­penses (160 000 $ sur un to­tal de 184 000 $), il lui a été im­pos­sible d’ob­te­nir les ren­sei­gne­ments sa­tis­fai­sants des tran­sac­tions des comptes ban­caires au Rwan­da. « On ne peut pas dire comment ces fonds ont été dé­pen­sés au Rwan­da. Dans le pas­sé, il y avait un lea­der­ship sur place qui as­su­rait une réconciliation, mais ce­la a été im­pos­sible cette an­née. Étant don­né que l’or­ga­nisme re­çoit beau­coup d’ar­gent en pro­ve­nance de do­na­teurs, il se­rait im­por­tant de cor­ri­ger le tir », a sou­te­nu Pierre Ber­ge­ron. Pour Ubun­tu Ed­mon­ton, la si­tua­tion est dé­jà en train de se ré­gler. « On croit que les veuves et toute la com­mu­nau­té doivent se prendre en main. Ces per­sonnes n’ont pas toutes les com­pé­tences et ce­la oc­ca­sionne des dé­fis à sur­mon­ter, mais les choses sont en train de se pla­cer », avance Jeanne Nda­tir­wa. Ces ajus­te­ments se sont avé­rés né­ces­saires avec le dé­part à la re­traite, au cours des der­niers mois, de Ni­cole Pa­geau qui était, de­puis 2005, ges­tion­naire de pro­jets à Ki­mi­ron­ko. « Au dé­part, Ni­cole de­vait être au Rwan­da pour trois ans, mais elle au­ra fi­na­le­ment consa­cré sept ans à pro­jet. Elle nous a avi-

Jeanne Nda­tir­wa et Li­sette Trot­tier lors de l’as­sem­blée an­nuelle, te­nue le 10 oc­tobre der­nier.

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