L’ex­per­tise sher­broo­koise à Ed­mon­ton

La ges­tion des dé­chets de la ville d’Ed­mon­ton connai­tra du nou­veau à comp­ter de l’été 2013.

Le Franco - - ENERKEM -

« Le Centre de ges­tion in­té­gré des ma­tières ré­si­duelles de la ville d’Ed­mon­ton est un des se­crets les mieux gar­dés au Ca­na­da », s’est ex­cla­mée Ma­rieHé­lène La­brie lors des Ren­dez­vous éco­no­mique 2012, te­nus le 27 oc­tobre der­nier à La Ci­té fran­co­phone. La vice-pré­si­dente des Af­faires gou­ver­ne­men­tales et com­mu­ni­ca­tions chez Ener­kem fai­sait par­tie d’un pa­nel qui don­nait le coup d’en­voi à cette jour­née à sa­veur éco­no­mique. Mme La­brie est ve­nue pré­sen­ter l’en­tre­prise qué­bé­coise qui opè­re­ra une usine com­mer­ciale sur le site d’en­fouis­se­ment de la ville d’Ed­mon­ton. L’en­tre­prise, Ener­kem Al­ber­ta Bio­fuels, « a si­gné une en­tente de 25 ans avec la ville d’Ed­mon­ton pour la cons­truc­tion et l’ex­ploi­ta­tion d’une usine qui pro­dui­ra et ven­dra du mé­tha­nol et de l’étha­nol de nou­velle gé­né­ra­tion faits à par­tir de ma­tières ré­si­duelles non re­cy­clables et non com­pos­tables », pré­sente Ma­rie-Hé­lène La­brie. Ces ma­tières sèches pro­vien­dront des ré­si­dus après le re­cy­clage et le com­pos­tage. « Au­jourd’hui, ces ma­tières sont vouées à l’en­fouis­se­ment, mais la ve­nue de l’usine per­met­tra de les trans­for­mer », in­dique Mme La­brie, qui donne en exemple des tex­tiles mé­lan­gés, plas- tiques, fibres, bois ou en­core des car­tons de piz­za. Fait à no­ter, en plus d’avoir son usine pi­lote à Sherbrooke, Ener­kem ex­ploite une usine à West­bu­ry au Qué­bec, en plus de voir au dé­ve­lop­pe­ment d’un pro­jet à Va­rennes, tou­jours au Qué­bec, et à Pon­to­toc au Mis­sis­sip­pi. L’en­tente avec la ville d’Ed­mon­ton est la pre­mière dans le monde à être si­gnée entre un grand centre ur­bain et une compagnie de bio­car­bu­rants pour la transformation de ma­tières ré­si­duelles en étha­nol. À ce jour, quelque 60 % de tous les dé­chets ré­col­tés à Ed­mon­ton sont trans­for­més, ce qui per­met d’évi­ter leur en­fouis­se­ment. « Avec la ve­nue d’Ener­kem, les ob­jec­tifs de la ville sont de dé­tour­ner de son site d’en­fouis­se­ment, au cours des pro­chaines an­nées, 90 % de tous les dé­chets », af­firme Mme La­brie. L’usine d’Ener­kem per­met­trait ain­si à Ed­mon­ton de de­ve­nir un lea­der mon­dial. De cet am­bi­tieux ob­jec­tif, 20 % des dé­chets se­ront re­cy­clés, 40 % com­pos­tés et 30 % ser­vi­ront à la pro­duc­tion de bio­car­bu­rants. « L’usine, qui ou­vri­ra à l’été 2013, trans­for­me­ra 100 000 tonnes de dé­chets en 38 millions de litres d’étha­nol, ce qui per­met­tra de ré­pondre à 14 % de la de­mande al­ber­taine », es­time Ma­rie-Hé­lène La­brie.

Foire d’em­plois

La vi­site de Ma­rie-Hé­lène La­brie à Ed­mon­ton avait un double ob­jec­tif. En plus du pa­nel au Ren­dez-vous éco­no­mique, Ener­kem te­nait une jour­née de re­cru­te­ment pour pour­voir à 30 postes per­ma­nents (ges­tion­naires, in­gé­nieurs, opé­ra­teurs, tech­ni­ciens et per­son­nel ad­mi­nis­tra­tif). « On pré­voit la fin de la cons­truc­tion pour le mois d’avril, alors les choses pro­gressent ra­pi­de­ment. La jour­née de re­cru­te­ment était une pre­mière étape. Ces postes sont tou­jours af­fi­chés sur notre site pour les can­di­dats po­ten­tiels », a te­nu à pré­ci­ser Mme La­brie.

Pho­to : Le Fran­co

Ma­rie- Hé­lène La­brie

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