« Adieu, ma pa­trie » : à lire pen­dant les Fêtes!

Le Franco - - BOUQUINERIE JUNIOR - Par_ Maya_ Ris­bud-_vincent

Avec le congé des Fêtes de Noël qui ap­proche, le mo­ment ne pour­rait être plus ap­pro­prié pour lire Adieu, ma pa­trie. Cette his­toire com­mence à Grand-Pré, en Aca­die, lors de la dé­por­ta­tion des Aca­diens en 1755. L’his­toire nous est ra­con­tée par Angélique Ri­chard, une jeune aca­dienne qui tient un jour­nal dans un car­net qu’elle a re­çu en ca­deau de son frère Victor. Angélique y ra­conte un secret qu’elle a ju­ré de ne ra­con­ter à per­sonne : son frère ai­né, Victor, a dé­ci­dé de re­joindre Beau­so­leil Brous­sard, le chef des re­belles qui luttent contre les Bri­tan­niques. Le dé­part de Victor rend la fa­mille triste et maus­sade, mais le ma­riage pro­chain de Catherine, la soeur d’Angélique, ra­mène l’es­poir à tous. Le bon­heur se­ra de courte du­rée car les An­glais dé­barquent pour an­non­çer une mau­vaise nou­velle aux Aca­diens de Grand­Pré : on in­ter­dit aux Aca­diens d’uti­li­ser leurs em­bar­ca­tions et ils doivent re­mettre leurs fu­sils au gou­ver­neur La­wrence. Comment les fa­milles aca­diennes pour­ront-elles al­ler à la pêche pour se nour­rir sans ba­teaux? Les hommes ne pour­ront plus al­ler à la chasse ni se dé­fendre des ani­maux sau­vages! La si­tua­tion semble se sta­bi­li­ser du­rant un cer­tain temps, mais voi­là que le père d’Angélique se fait en­voyer à Ha­li­fax car il a si­gné une pé­ti­tion de­man­dant au gou­ver­neur de rendre les armes aux Aca­diens. Les mal­heurs ne font que conti­nuer : le prêtre de la pa­roisse se fait en­le­ver par les An­glais et en­suite ce sont tous les gar­cons de dix ans et plus qui de­viennent pri­son­niers. Et ce n’est que le dé­but! Quelques jours plus tard, tous les gar­çons sont en­voyés sur des na­vires, sans même pou­voir dire au re­voir à leur fa­mille. Après avoir vo­lé leurs ré­coltes, les An­glais en­lèvent les femmes et les en­fants à leur tour et la dé­por­ta­tion com­mence. Heu­reu­se­ment, Angélique se re­trouve, après quelques mésa­ven­tures, avec sa fa­mille, sauf son père, Victor, et Catherine, en­ceinte de­puis plu­sieurs mois. Le voyage est long et déses­pé­rant. Angélique perd tout es­poir de re­tour­ner à Grand-Pré. Réus­si­ront-ils jamais à re­tour­ner en Aca­die? Le livre Adieu, ma pa­trie est un ro­man de plus de 200 pages qui a été dif­fi­cile à dé­po­ser ne fûtce qu’une seule se­conde. C’est un livre très ima­gé qui vous fe­ra au­tant pleu­rer que rire. En vi­vant la dé­por­ta­tion du point de vue d’une jeune Aca­dienne, le lec­teur a vrai­ment l’im­pres­sion de vivre cette pé­riode noire de l’his­toire ca­na­dienne. Je conseille for­te­ment ce livre aux pas­sion­nés de l’his­toire Aca­dienne!

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