Vi­si­bi­li­té ac­crue

Le Franco - - ÉDITORIAL - -Étienne Ala­ry

De­puis le dé­but du mois de jan­vier, le concept de ca­ra­vane com­mu­nau­taire est en branle dans la fran­co­pho­nie al­ber­taine. Pi­lo­té par l’As­so­cia­tion ca­na­dienne-fran­çaise de l’Al­ber­ta (ACFA), ce pro­jet per­met à des re­pré­sen­tants d’or­ga­nismes pro­vin­ciaux et de chefs de file du mou­ve­ment fran­co­phone de l’Al­ber­ta d’être plus vi­sibles en ré­gion. Dé­jà, les ré­gions de Ri­vière-la-Paix, Bon­ny­ville et Saint-Paul ont re­çu, à tour de rôle, la ca­ra­vane alors que Red Deer em­boite le pas le 1er fé­vrier avec, à la suite d’un dé­mé­na­ge­ment ré­cent, l’ou­ver­ture de ses nou­veaux bu­reaux. D’ici la fin du mois de mars, et même au-de­là de cette pé­riode, les ré­gio­nales de l’ACFA, et cer­taines autres com­mu­nau­tés telles que Brooks et Beau­mont, re­ce­vront cette ca­ra­vane com­mu­nau­taire. L’un des ob­jec­tifs de ce pro­jet est de per­mettre aux or­ga­nismes ayant pi­gnon sur rue à Ed­mon­ton de faire « une pré­sen­ta­tion ap­pro­fon­die de leurs man­dats res­pec­tifs, des pro­jets en­vi­sa­gés ain­si que des ou­tils, ser­vices et res­sources dis­po­nibles ». C’est aus­si l’oc­ca­sion pour les par­ti­ci­pants de po­ser leurs ques­tions et de faire dé­cou­vrir leur ré­gion. Après la vi­site des trois pre­mières ré­gions, où peu de re­pré­sen­tants d’or­ga­nismes ont ma­ni­fes­té un in­té­rêt, force est d’ad­mettre que de lé­gers ajus­te­ments s’im­posent pour as­su­rer le suc­cès de la ca­ra­vane com­mu­nau­taire. D’une part, bien qu’il soit im­pos­sible de re­grou­per tous les or­ga­nismes pro­vin­ciaux, une meilleure concer­ta­tion s’im­pose afin de per­mettre à la ca­ra­vane de pou­voir, au be­soin et à dé­faut d’avoir une per­sonne sur place, par­ta­ger des in­for­ma­tions en ma­tière, par exemple, de san­té en fran­çais, de pe­tite en­fance, de jus­tice, etc. Certes, les or­ga­nismes ont sou­vent l’oc­ca­sion d’al­ler en ré­gion, mais la por­tée de la ca­ra­vane se­rait dou­ble­ment plus grande si des res­sources ma­té­rielles pro­ve­nant de tous les or­ga­nismes étaient ac­ces­sibles. D’autre part, du cô­té com­mu­nau­taire, la réus­site de la pré­sence de la ca­ra­vane com­mu­nau­taire passe par une meilleure in­ter­ac­tion avec les gens de la com­mu­nau­té vi­si­tée, sur­tout lorsque la ca­ra­vane s’ins­crit dans le cadre d’une ac­ti­vi­té com­mu­nau­taire. Après Red Deer, la ca­ra­vane re­pren­dra le col­lier à la fin de fé­vrier. Es­pé­rons que l’ex­pé­rience ac­quise lors des quatre pre­mières ré­gions vi­si­tées bé­né­fi­cie­ra des ajus­te­ments né­ces­saires qui au­ront été ob­ser­vés. Car, le concept de ca­ra­vane com­mu­nau­taire a trop de po­ten­tiel pour se ter­mi­ner avec sim­ple­ment une note de pas­sage…

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