Le mi­nistre Jeff John­son...

Au cours des der­nières se­maines, le mi­nistre de l’édu­ca­tion Jeff John­son a de­man­dé à ren­con­trer des conseils scolaires de la pro­vince, et ce, dans une de leur école. Le mi­nistre John­son a donc échan­gé avec le Conseil sco­laire Centre-nord à l’école Jo­seph-

Le Franco - - LA UNE - Étienne Ala­ry

Outre des re­pré­sen­tants du CSCN, le mi­nistre a pu échan­ger avec des membres du co­mi­té de pa­rents qui a été mis sur pied à la fin 2012 dont le but est de faire pres­sion sur le gou­ver­ne­ment pour faire ap­prou­ver les plans de rénovation de l’école se­con­daire fran­co­phone de pre­mier cycle d’Ed­mon­ton. « Le CSCN ai­me­rait se por­ter ac­qué­reur de cette école, mais sous condi­tion qu’elle soit mo­der­ni­sée », a rap­pe­lé la pré­si­dente du conseil sco­laire, Ka­ren Dou­cet. « Nous vou­lons évi­ter de ré­pé­ter les dé­fis que nous avons ren­con­trés dans le pas­sé », ajoute-t-elle en fai­sant al­lu­sion à l’école Stra­thearn. Cette école, où se si­tue au­jourd’hui l’École pu­blique Ga­brielle-Roy, a été ache­tée sans cette condi­tion et le CSCN a eu à af­fron­ter des dé­fis peu de temps après son ac­qui­si­tion, no­tam­ment avec sa chau­dière. « Vous avez sur­ement re­mar­qué, M. le Mi­nistre lors de votre vi­site, que la tem­pé­ra­ture change de fa­çon sub­stan­tielle d’un en­droit à l’autre. D’ail- leurs, l’une des trois chau­dières de l’école se trouve dans une por­tion de l’école qui a 100 ans, mais qui est aban­don­née de­puis plus de 30 ans », a avan­cé Bru­no Mer­cier, membre du co­mi­té des pa­rents pré­sent à la ren­contre. Ce der­nier a rap­pe­lé au mi­nistre que l’école fonc­tion­nait dé­jà à pleine ca­pa­ci­té. En ef­fet, ou­verte en 2009, Jo­seph-Mo­reau compte 260 élèves et le CSCN es­time que ce nombre pour­rait grim­per jus­qu’à 400 compte te­nu des nombres que l’on re­trouve dans les trois écoles nour­ri­cières : Notre- Dame, Père-La­combe et Sain­teJeanne-d’Arc. « Nous an­ti­ci­pons que d’ici quelques an­nées, le nombre d’élèves qui vien­dront à Jo­seph-Mo­reau dé­pas­se­ra le nombre d’élèves qui ter­mi­ne­ront leur 9e an­née pour al­ler à l’école Mau­rice-La­val­lée. Si au­cune rénovation n’est ef­fec­tuée, nous de­vrons trans­for­mer cer­tains es­paces en salles de classe, ce qui ré­dui­ra gran­de­ment la flexi­bi­li­té de te­nir des ac­ti­vi­tés pa­ra­sco­laires », ex­plique M. Mer­cier. Il rap­pelle que ces ac­ti­vi­tés « sont es­sen­tielles » pour le dé­ve­lop­pe­ment des élèves. Un avis que par­tage une élève de 9e an­née, Cha­brie Amyotte, qui a fait par­ve­nir une lettre au mi­nistre John­son. « Mon école est for­mi­dable à l’in­té­rieur des murs. Ce­pen­dant, les murs comme tels sont vieux et ne re­pré­sentent pas l’éner­gie épa­tante de nos élèves et de notre per­son­nel ex­tra­or­di­naire », écrit-elle. « Le confort des élèves est très im­por­tant. Pour l’ins­tant nous, les élèves de 9e an­née, di­nons sur l’es­trade dans le gym­nase. On de­vrait être ca­pables de di­ner tous en­semble parce que ça change la dy­na­mique de notre école. Aus­si, notre bi­blio­thèque est très pe­tite et peu di­ver­si­fiée », sou­ligne Cha­brie Amyotte. Un autre ir­ri­tant est le nom de l’an­cienne école que l’on re­trouve sur la fa­çade ex­té­rieure. « Parce que l’école est la pro­prié­té d’Ed­mon­ton Pu­blic School Board (EPSB), il est dif­fi­cile de l’amé­na­ger pour qu’on se sente chez soi. Le nom de l’école ne peut pas être af­fi­ché de fa­çon ap­pro­priée à l’école. Ce­la rend plus dif­fi­cile pour les élèves le dé­ve­lop­pe­ment d’un sen­ti­ment d’ap­par­te­nance en­vers Jo­seph-Mo­reau », avance Bru­no Mer­cier. « Je me de­mande sou­vent pour­quoi il y a deux noms sur notre école. Somme-nous chez nous? », ques­tionne Cha­brie Amyotte. Jeff Jonh­son s’est mon­tré sur­pris. « Le nom de l’école à l’ex­té­rieur ne peut pas être chan­gé? », s’est-il éton­né. Comme le fait re­mar­quer Bru­no Mer­cier, « il est im­por­tant de mo­der­ni­ser notre école, si­non, de­vant l’état ac­tuel phy­sique des lieux, des élèves pour­raient hé­si­ter à ve­nir ici, sur­tout qu’il y a plu­sieurs choix qui s’offrent à eux. Jo­seph-Mo­reau est la seule op­tion d’école se­con­daire ca­tho­lique fran­co­phone de pre­mier cycle à Ed­mon­ton », lance-t-il.

« Avec l’aide des fonds du Mi­nis­tère, nous pour­rions amé­lio­rer tous les as­pects né­ga­tifs de notre école et la rendre par­faite », sou­ligne Cha­brie Amyotte. Rap­pe­lons que se­lon des plans d’ar­chi­tec­ture pré­sen­tés à la fin no­vembre, il en cou­te­rait quelque 11 mil­lions $ à la pro­vince pour agran­dir et ré­no­ver l’école Jo­seph-Mo­reau. Le CSCN et le co­mi­té de pa­rents sou­haitent que l’école fran­co­phone fasse par­tie de l’an­nonce de rénovation d’écoles en pro­vince. Le mi­nistre John­son n’a pris au­cun en­ga­ge­ment en ce sens, pré­fé­rant at­tendre les dé­tails du pro­chain bud­get pour dé­ter­mi­ner com­bien de nou­velles écoles pour- ront être construites et com­bien pour­ront être mo­der­ni­sées. « Nous sommes conscients qu’il y a plu­sieurs écoles dans une si­tua­tion si­mi­laire, mais nous croyons que Jo­seph-Mo­reau est l’une dont les be­soins sont les plus criants. Mo­der­ni­ser cette école per­met­trait à deux conseils scolaires (CSCN et EPSB) d’en bé­né­fi­cier, ren­drait la com­mu­nau­té plus sé­cu- ri­taire en dé­mo­lis­sant un édi­fice aban­don­né et re­haus­se­rait le sen­ti­ment d’ap­par­te­nance de nos élèves fran­co­phones qui fré­quentent cette école », conclut Bru­no Mer­cier.

...fait un ar­rêt à Jo­seph-Mo­reau.

Clau­dine La­joie, Fran­çois Amyotte et Bru­no Mer­cier ont ren­con­tré le mi­nistre Jeff John­son.

Le mi­nistre John­son a eu droit à une dé­mons­tra­tion de la part de l’équipede robotique qui se ren­dra en Ca­li­for­nie en mai.

Jeff John­son a joué quelques ins­tants au hockey balle avec les élèves.

Pour sa ren­contre à Jo­seph- Mo­reau, le mi­nistre John­son était ac­com­pa­gnédu dé­pu­té Da­vid Dor­ward.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.