Un franc suc­cès!

Le 5 fé­vrier 2013, ce n’était qu’un au re­voir lors de la fête à l’école se­con­daire West­mount Char­ter School de Calgary, une école an­glo­phone qui offre un pro­gramme d’études en langue fran­çaise.

Le Franco - - ÉCHANGES JEUNESSE CANADA -

Les par­ti­ci­pants au pro­gramme Échanges jeu­nesse Ca­na­da se di­saient tous ra­vis de cette riche ex­pé­rience qu’ils ve­naient de par­ta­ger avec des jeunes fran­co­phones de l’école se­con­daire Paul-Le Jeune de SaintTite au Qué­bec, de­puis les deux der­nières se­maines. Anne-Claire Che­va­lier, pro­fes­seure et co­or­don­na­trice du pro­gramme à Calgary, nous en parle :

Q : Qui a eu l’idée de cet échange?

R : En fait l’échange est un pro­gramme de la SEVEC, un or­ga­nisme qui émane de Pa­tri­moine ca­na­dien. Les en­sei­gnants sont in­vi­tés à s’ins­crire en mai. Au mois de sep­tembre, donc lors de la ren­trée sco­laire sui­vante, les en­sei­gnants re­çoivent un avis de la SEVEC qui in­dique si la can­di­da­ture a été ac­cep­tée ou non. Si oui, nous re­ce­vons ra­pi­de­ment les in­fos concer­nant le ju­me­lage. C’est la SEVEC qui ju­mèle deux écoles entre elles.

Q : Quand a com­men­cé la pla­ni­fi­ca­tion?

R : En sep­tembre.

Q : Pou­vez-vous me par­ler du cô­té fi­nan­cier des ar­ran­ge­ments?

R : Les frais de trans­port sont pris en charge par la SEVEC pour les élèves et les adultes ac­com­pa­gna­teurs. En­suite, les fa­milles contri­buent à hau­teur d’un mon­tant fixe dé­ter­mi­né par l’en­sei­gnant. Ce mon­tant per­met à l’en­sei­gnant de payer les frais sui­vants : 1) sup­pléance, 2) vi­sites cultu­relles, 3) lo­ca­tion des au­to­bus et 4) re­pas pris en groupe pen­dant la se­maine. Ce qui per­met de li­mi­ter les couts pour les fa­milles c’est bien sûr l’ac­cueil en fa­mille. Cette for­mule fa­vo­rise aus­si l’im­mer­sion cultu­relle qui per­met de beau­coup ap­prendre. L’idée c’est que lorsque le groupe vient nous rendre vi­site, il ne dé­bourse rien. Ils sont nos in­vi­tés et in­ver­se­ment lorsque c’est à notre tour d’al­ler les ren­con­trer.

Q : Aviez-vous des com­man­di­taires?

R : Au­cun. Nous avons fait une col­lecte de fonds en jan­vier (vente de bis­cuits san­té faits mai­son) - 100 pâ­tis­se­ries of­fertes chaque jour - quatre élèves dif­fé­rents par jour de­vaient ap­por­ter 25 bis­cuits cha­cun. Nous les avons ven­dus entre 1 $ et 2 $ se­lon la taille, tous les mi­dis pen­dant une se­maine dans l’en­trée de l’école. Q : Est-ce la pre­mière fois que votre école par­ti­cipe à un tel échange sco­laire?

Q : Com­bien d’élèves et com­bien de pa­rents ont par­ti­ci­pé à l’échange?

R : 18 élèves pour moi et 19 pour Annie Tous­si­gnant, co­or­don­na­trice à Saint-Tite. Il y avait aus­si deux membres du per­son­nel pour chaque école (un ra­tio d’un adulte pour 10 jeunes). Cette ini­tia­tive vise les jeunes de 9e à 12e an­née, mais deux élèves de 8e ont com­plé­té mes ef­fec­tifs.

Q : Pré­voyez-vous conti­nuer de par­ti­ci­per à ce pro­jet de fa­çon ré­gu­lière?

R : J’ai­me­rais pos­tu­ler à nou­veau l’an­née pro­chaine et en­suite tour­ner sur un rythme d’une fois tous les deux ans.

Q : Êtes-vous sa­tis­faites des ré­sul­tats?

R : EN­CHAN­TÉE! C’est beau­coup de tra­vail, mais ça vaut vrai­ment la peine! Le ju­me­lage avec Saint-Tite était très per­ti­nent pour la connexion ro­déo. En ef­fet, Saint-Tite est la ville wes­tern par ex­cel­lence de l’est du Ca­na­da! Les jeunes vi­si­teurs ne furent donc pas pri­vi­lé­giés de la cé­ré­mo­nie tra­di­tion­nelle des cha­peaux de cow­boys blancs à Calgary, car ils ont dé­jà les leurs à Saint-Tite. Au fait, l’écus­son de leur école est une étoile de shé­rif avec cow­boy à cheval à l’in­té­rieur. « Eh oui, on porte nos cha­peaux et nos bottes de cow­boys de fa­çon ré­gu­lière à l’école », de men­tion­ner un par­ti­ci­pant, Émile Cos­sette, en sou­riant. Émile a tel­le­ment ai­mé son ex­pé­rience avec cet échange qu’il ai­me­rait fi­nir ses études ici en an­glais afin de mai­tri­ser la langue. « À Saint-Tite, on par­lait seule­ment en fran­çais à nos in­vi­tés de Calgary. Un des buts de l’échange, c’est de pra­ti­quer la langue de l’autre. Ren­dus à Calgary, c’était à leur tour de nous par­ler seule­ment en an­glais. Je veux être par­fai­te­ment bi­lingue... il me semble que de pou­voir fi­nir mes études ici, ça se­rait une bonne fa­çon de le faire », af­firme-t-il. À Calgary, l’élève Mo­nique Ling se dit aus­si ra­vie de son ex­pé­rience : « C’était tel­le­ment plai­sant de com­mu­ni­quer stric­te­ment en fran­çais, même si on cher­chait nos mots pour le faire, dit-elle le sou­rire aux lèvres. Trop sou­vent, lors­qu’on s’ex­prime en fran­çais avec un ac­cent an­glo­phone, les gens nous ré­pondent tout de suite en an­glais. Ils sont bien in­ten­tion­nés, mais ça n’en­cou­rage pas nos ef­forts. »

Trois par­ti­ci­pants : Kim Bé­dard, Émile Cos­sette et Sha­na De­lisle.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.