Les bien­faits de l’ac­ti­vi­té in­tel­lec­tuelle à tout âge

Le Franco - - L’ÉVEIL -

Vos amis, votre mé­de­cin et les mé­dias ne cessent de vous rap­pe­ler que l’exer­cice phy­sique est bon pour votre san­té. Qu’en est-il, ce­pen­dant, de votre san­té co­gni­tive? (n phi­lo­so­phie, la cog­ni­tion si­gni­fie : la fa­cul­té de connaitre. (lle peut aus­si vou­loir dire : l’ins­truc­tion, l’ex­pé­rience, l’ac­quis. En 2002, le Jour­nal of American Me­di­cal As­so­cia­tion a pu­blié une étude lon­gi­tu­di­nale sur un groupe de par­ti­ci­pants âgés de 65 ans et plus entre jan­vier 1994 et juillet 2001 dé­mon­trant que l’ac­ti­vi­té in­tel­lec­tuelle avait ré­duit le déclin des fonc­tions cog­ni­tives glo­bales de 47 %. Lorsque l’on consid­qre la ca­pa­ci­té j re­te­nir et j trai­ter si­mul­ta­né­ment l’in­for­ma­tion de ces per­sonnes âgées (mé­moire de tra­vail), le déclin avait été ré­duit de 60 % chez ceux qui s’adon­naient le plus j des ac­ti­vi­tés in­tel­lec­tuelles. Quant j la vi­tesse de per­cep­tion, le déclin de cette fonc­tion avait été ré­duit de 30 % chez les par­ti­ci­pants qui fai­saient da­van­tage tra­vailler leur cer­veau. Éton­nant? Vous vous de­man­dez sans doute quel type d’exer­cices vous pour­riez faire j votre cer­veau? Eh bien, vous avez le choix, car qui dit ac­ti­vi­té in­tel­lec­tuelle ne veut pas for­cé­ment dire ac­ti­vi­té aca­dé­mique: lire le jour­nal, ap­prendre à uti­li­ser l’in­ter­net, vous ins­crire à un cours, ap­prendre à faire de pe­tits tra­vaux de rénovation et pour­quoi pas, vous mettre à l’ap­pren­tis­sage d’une nou­velle langue. Bref, tout nou­vel ap­pren­tis­sage peut ai­der à sti­mu­ler votre cer­veau et par consé­quent, vous per­mettre de conser­ver plus long­temps vos fonc­tions cog­ni­tives in­tactes. L’im­por­tant est que vous trou­viez plai­sir dans votre nou­velle ac­ti­vi­té. Lorsque vous consta­tez avec quelle ai­sance vos pe­tits en­fants ap­prennent une nou­velle langue ou un nou­veau concept, peut-être vous sen­tez-vous dé­cou­ra­gés. Bien que nul ne mette en doute la ca­pa­ci­té d’ap­prendre ra­pi­de­ment des per­sonnes plus jeunes, on au­rait tort de né­gli­ger la ca­pa­ci­té d’ap­prendre des per­sonnes plus âgées : ce n’est pas parce qu’on ap­prend moins vite qu’on ap­prend moins bien.

Au plai­sir de se voir à Plai­sir d’ap­prendre!

Hé­lène Fla­mand, Ph. D Ré­fé­rence : Wil­son, R. S. et al. (2002) Par­ti­ci­pa­tion in cog­ni­ti­ve­ly sti­mu­la­ting

ac­ti­vi­ties and risk of in­ci­dent Alz­hei­mer Di­sease. J AMA, 287 (6).

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