Une de­mi-jour­née, est-ce suf­fi­sant?

La So­cié­té des pa­rents pour l’édu­ca­tion fran­co­phone (SPEF) de Can­more lance un sondage afin de cer­ner les be­soins des pa­rents fran­co­phones de sa ré­gion.

Le Franco - - DANSE - - Angélique Biels­ki

À ce jour, un ser­vice de gar­de­rie fran­co­phone pré­sco­laire pour les en­fants de 3 et 4 ans est of­fert dans la Bow Val­ley de 8 h 30 à 11 h 30 le ma­tin. Le sondage ques­tionne les pa­rents et fu­turs pa­rents sur un éven­tuel ser­vice qui s’éten­draient jus­qu’à 17 h 30 ou même 18 h. « Il est temps d’avoir une gar­de­rie toute la jour­née dans la com­mu­nau­té, af­firme la vi­ce­pré­si­dente de la SPEF de Can- more, Geneviève Pou­lin. C’est un be­soin que l’on re­marque de plus en plus. » Elle at­tri­bue cette nou­velle né­ces­si­té au fait que, dans la plu­part des fa­milles, les deux pa­rents tra­vaillent au­jourd’hui, et sou­vent aux mêmes heures. « Par le pas­sé, monsieur al­lait tra­vailler et ma­dame res­tait avec les en­fants. La réa­li­té change, alors les be­soins aug­mentent. Ça se voit éga­le­ment dans les gar­de­ries an­glo­phones, où les listes d’at­tente sont in­ter­mi­nables. Il faut donc s’adap­ter », ex­plique la vi­ce­pré­si­dente de la SPEF de Can­more. À l’heure ac­tuelle, 24 en­fants fré­quentent la gar­de­rie. La de­mande est tou­te­fois plus grande. « Il ar­rive sou­vent que des pa­rents me disent qu’ils ai­me­raient que leur en­fant fré­quente la gar­de­rie fran­co­phone, mais qu’il leur faut ab­so­lu­ment un ser­vice pour toute la jour­née », ajoute-t-elle. Se­lon Geneviève Pou­lin, qui tient cette gar­de­rie de­puis 11 ans, les en­fants qui ont fré­quen­té la pré­sco­laire en fran­çais ar­rivent avec une bonne avance à l’école. « Il est pré­fé­rable pour les en­fants, qui pro­viennent ma­jo­ri­tai­re­ment de fa­milles in­ter­lin­guis­tiques, d’avoir un mi­ni­mum de fran­ci­sa­tion, une base qu’ils peuvent ac­qué­rir à la pré­sco­laire fran­co­phone », sou­ligne-t-elle. Autre dé­fi : le trans­port. De nom­breux en­fants al­lant à l’école fran­co­phone ont ac­cès à un trans­port sco­laire, ce qui n’est pas le cas pour cette gar­de­rie. « Les dis­tances sont pro­blé­ma­tiques, men­tionne la vice-pré­si­dente. Par exemple, si une fa­mille vit à Banff, la route est d’en­vi­ron 25 mi­nutes pour se rendre à la gar­de­rie. Donc, 25 mi­nutes pour ve­nir por­ter l’en­fant, puis un autre tra­jet de 25 mi­nutes pour re­tour­ner vers le tra­vail et le même che­min pour ve­nir les cher­cher. Les gens ne le fe­ront pas et c’est com­pré­hen­sible. » D’après elle, il fau­drait dis­cu­ter avec les ser­vices de trans­port lo­caux pour trou­ver un moyen d’ame­ner les en­fants jus­qu’à la pré­ma­ter­nelle. Si les ré­sul­tats du sondage sont concluants, la gar­de­rie en place pour­rait ac­cueillir 6 en­fants pour des jour­nées com­plètes à par­tir de sep­tembre 2013. Il est éga­le­ment ques­tion d’un Centre de la pe­tite en­fance pour les en­fants de 0 à 5 ans. « Si la de­mande est très forte, on va en­ta­mer des dé­marches en ce sens. Le pro­blème, c’est le manque de lo­caux. Le sondage nous ser­vi­ra donc d’ou­til pour ap­pro­cher les ins­tances po­li­tiques et dé­mon­trer les be­soins de la com­mu­nau­té », conclut Mme Pou­lin. Les pa­rents ont jus­qu’au 5 mai pour don­ner leur point de vue.

Pho­to: ar­chives

Geneviève Pou­lin sou­haite connaitre les be­soins des pa­rents de la ré­gion de Can­more.

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