Le 10e an­ni­ver­saire de l’école

La com­mu­nau­té de l’école Notre-Dame des Val­lées cé­lèbre le 10e an­ni­ver­saire de leur école. Une pre­mière fête avant une autre, pré­vue au cours de l’an­née sco­laire 2014-2015, alors qu’un nou­vel édi­fice est at­ten­du pour sep­tembre 2014.

Le Franco - - LA UNE - Étienne Ala­ry

Notre-Dame des Val­lées de Co­chrane a été sou­li­gné le 25 juin der­nier. Une oc­ca­sion pour l’école de cé­lé­brer une pre­mière fois avant la ve­nue d’un nou­vel édi­fice, pré­vue pour la ren­trée sco­laire 2014-2015.

Plus d’une cen­taine de per­sonnes se sont réunies dans la Co­chrane Al­liance Church, le 25 juin der­nier, pour sou­li­gner, par un sou­per com­mu­nau­taire, les 10 ans d’édu­ca­tion fran­co­phone et ca­tho­lique à Co­chrane. « Fé­li­ci­ta­tions aux gens de la pre­mière heure pour le cou­rage que vous avez dé­mon­tré pour les pre­miers pas pour ou­vrir une école fran­co­phone dans une grande com­mu­nau­té an­glo­phone », s’est ex­cla­mé l’ab­bé Noël Farman. « C’est en­semble, unis dans les joies et les dif­fé­rences, que nous pou­vons réus­sir de grandes choses, comme cé­lé­brer le 10e an­ni­ver­saire de votre école », ajoute-t-il. La conseillère sco­laire au Conseil sco­laire ca­tho­lique et fran­co­phone du Sud de l’Al­ber­ta (CSCFSA), Syl­vie Roth, était de ces pa­rents qui ont cru en ce pro­jet. « Il y a 10 ans, une école fran­co­phone à Co­chrane sem­blait un pro­jet im­pos­sible. Ce­pen­dant, un groupe de pa­rents ont cru que ce rêve pou­vait de­ve­nir réa­li­té. C’est donc en sep­tembre 2003 que l’école a ou­vert ses portes dans des lo­caux mo­destes. L’an­née sui­vante, la pré­ma­ter­nelle Les pe­tites abeilles a fait ses dé­buts. Si nous avions lais­sé un doute en­va­hir notre es­prit, est-ce que nous se­rions ici au­jourd’hui ? », a ques­tion­né Ni­cole Roth. Mme Roth rap­pelle qu’à cette époque, les op­tions des pa­rents étaient li­mi­tées : une édu­ca­tion ca­tho­lique en an­glais ou un pro­gramme d’im­mer­sion au conseil pu­blic. « Bien que le pro­gramme d’im­mer­sion était et de­meure ex­cellent pour les an­glo­phones qui veulent ap­prendre le fran­çais, nous ju­gions que ce­la n’était pas as­sez bon pour les fran­co­phones », ex­plique-t-elle. Avec le re­cul, Mme Roth es­time qu’il fal­lait tout de même un brin de fo­lie pour se lan­cer dans cette aven­ture, en sou­li­gnant l’ap­port de quelques fa­milles comme les Bé­dard, Go­dri, Miller, Shier, Roth et Poett­ker. « Quelle était notre mo­ti­va­tion? C’était d’avoir le meilleur pour nos en­fants et de pou­voir leur don­ner une édu­ca­tion fran­co­phone et ca­tho­lique », lance-t-elle. C’est en écou­tant la ra­dio que Ni­cole Roth ap­prend que le conseil sco­laire pu­blic fran­co­phone s’ap­prê­tait à ou­vrir de nou­velles écoles. « Nous les avons ap­pro­chés, mais nous nous sommes ra­pi­de­ment ren­du compte que l’as­pect ca­tho­lique était très im­por­tant pour nos pa­rents. Nous avons donc ap­pro­ché le CSCFSA dans le but d’ou­vrir une école à Co­chrane », se re­mé­more Mme Roth. « Le conseil sco­laire nous a ap­puyés, en­cou­ra­gés et gui­dés dans nos dé­marches », pré­cise-t-elle. C’est dans le Ranche House que l’école Notre-Dame des Val­lées (NDV) ouvre ses portes, avec 29 élèves, en sep­tembre 2003. On re­trouve alors une di­rec­trice-en­sei­gnante, trois en­sei­gnantes et une se­cré­taire à temps par­tiel. « Quel en­droit ma­gni­fique nous avions. Nous ne pou­vions de­man­der mieux », af­firme Syl­vie Roth, de cet an­cien mu­sée qui, après avoir fait faillite, a été ven­du à la ville. « Puisque les lo­caux étaient trop grands, nous pou­vions oc­cu­per une par­tie des es­paces », ajoute Mme Roth. La pre­mière di­rec­trice de NDV, Eri­ka Ope­lik, qui était pré­sente à la soi­rée, se rap­pelle de cette pre­mière an­née ma­gique. « Tout était à faire, mais grâce à des pa­rents en­ga­gés, nous avons réus­si à en­ta­mer l’an­née sco­laire du bon pied », sou­tien­telle en par­lant de l’amé­na­ge­ment des lo­caux, au 2e étage du Ranche House. « Nous n’avions rien au dé­part, en terme de res­sources, mais nous avions tout », lance Mme Ope­lik en par­lant de la vue ma­gni­fique de la val­lée. Ce­pen­dant, le bouche-à-oreille fait trop bien son tra­vail. Si bien, que l’école double ses ef­fec- tifs, et ce, dès sep­tembre 2004. « Le Ranche House était de­ve­nu trop pe­tit, mais, au même mo­ment, le Ho­ly Spi­rit Ele­men­ta­ry School s’ap­prê­tait à dé­mé­na­ger dans une nou­velle école. Nous avons donc fait une de­mande pour oc­cu­per leur école et c’est à cet en­droit que nous sommes de­puis 2004 », in­dique Ni­cole Roth. Lors de la ren­trée 2005-2006, l’école ac­cueille 71 élèves. Eri­ka Ope­lik a été la di­rec­trice de l’école pen­dant les trois pre­mières an­nées. « Je garde de bons sou­ve­nirs de ces an­nées. Sur­tout les fa­milles, leurs en­ga­ge­ments et le dé­voue­ment pour l’édu­ca­tion fran­co­phone », énonce-t-elle. Le nombre d’élèves res­te­ra sen­si­ble­ment le même pen­dant sept ans, avant de voir 97 élèves, de la ma­ter­nelle à la 8e an­née, fré­quen­ter l’école au cours de l’an­née sco­laire qui s’est ter­mi­née le 27 juin der­nier. « L’an­nonce de la nou­velle école a cer­tai­ne­ment joué un rôle dans les ins­crip­tions. Main­te­nant, tout le monde sait que nous au­rons un nou­vel édi­fice pour la ren­trée de 2014 », avance Ni­cole Roth. Celle-ci avait d’ailleurs un mes­sage à trans­mettre aux élèves pré­sents à la cé­lé­bra­tion du 10e an­ni­ver­saire. « C’est pour vous que nous avons en­tre­pris ce long voyage. Vous êtes en­core la mo­ti­va­tion der­rière tout le tra­vail que font tous ces pa­rents, le per­son­nel de l’école et le conseil sco­laire », lance-t-elle. Mme Roth a in­vi­té les élèves à être fiers: « Vous re­ce­vez de gros ca­deaux de cette pe­tite école : la foi avec de bonnes va­leurs, la connais­sance des deux langues of­fi­cielles du pays et la cul­ture fran­co­phone qui res­te­ra tou­jours dans vos coeurs. » La pré­si­dente du conseil d’école, Syl­vie Bous­tie, s’est rap­pe­lée de son ex­pé­rience comme pa­rent avant d’ar­ri­ver à Co­chrane, il y a neuf ans. « In­ter­net n’était pas comme au­jourd’hui et trou­ver l’école, même un nu­mé­ro de té­lé­phone, n’était pas évident », a-t-elle sou­li­gné. Ce­pen­dant, elle a été en­chan­tée de trou­ver l’école fran­co­phone. « On est tel­le­ment content d’avoir cette chance, ce pri­vi­lège de voir nos en­fants par­ler le fran­çais dans un en­vi­ron­ne­ment an­glo­phone. C’est un vrai­ment atout pour le fu­tur. Mer­ci aux pa­rents qui ont consa­cré beau­coup de temps et d’éner­gie pour créer cette école », té­moigne-t-elle. La di­rec­trice gé­né­rale du conseil sco­laire, Jac­que­line Lessard, était heu­reuse de par­ti­ci­per à cet évè­ne­ment. « Ce n’est pas fi­ni. Ce n’est qu’un dé­but, car nous au­rons une autre belle oc­ca­sion de cé­lé­brer en 2014, soit lorsque Notre-Dame des Val­lées se­ra dans sa nou­velle école », lance-t-elle.

Les maitres de cé­ré­mo­nie Ju­lie Vaillan­court et Adèle Scott.

Pour bien ter­mi­ner l’an­née, les élèves de NDV avaient pré­pa­ré un spec­tacle pour leurs pa­rents.

Syl­vie Bous­tie

Ni­cole Roth

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