Élec­tions à l’ACFA

Le Franco - - ÉDITORIAL -

Chers membres de la com­mu­nau­té fran­co­phone de l’Al­ber­ta! Au dé­but juin, je dé­po­sais ma can­di­da­ture pour le poste de la pré­si­dence gé­né­rale de la fran­co­pho­nie al­ber­taine. Pour­quoi dé­cla­rer ma can­di­da­ture si tôt dans le pro­ces­sus? Pour moi, la ré­ponse est simple. Je consi­dère que nous, les fran­co­phones, avons le même sta­tut que la so­cié­té ci­vile an­glo- do­mi­nante. Le lea­der­ship de la so­cié­té ci­vile se ma­ni­feste dans les élec­tions à la mai­rie de dif­fé­rentes villes. Ce lea­der­ship se voit dans les élec­tions des conseillers mu­ni­ci­paux. Si on re­garde l’am­pleur de notre so­cié­té ci­vile d’ex­pres­sion fran­çaise en Al­ber­ta, nous avons des nombres com­pa­rables à des mu­ni­ci­pa­li­tés im­por­tantes et nous ne de­vons pas nous voir comme étant moindre, mais égaux. Donc. j’ac­corde le même ni­veau d’im­por­tance au poste de pré­si­dence de notre or­ga­nisme porte- pa­role. Plu­sieurs d’entre vous me con­nais­sez et vous avez eu la chance de me voire à l’oeuvre dans le pas­sé et je vous pro­mets de re­ve­nir au bou­leau avec cou­rage, pas­sion, au­dace et dé­ter­mi­na­tion. La dé­ci­sion de vou­loir me pré­sen­ter à la pré­si­dence a été prise avec ré­flexion, et en dis­cus­sion avec épouse Re­née et nos en­fants. Elle a été faite en consul­ta­tion avec dif­fé­rents lea­ders de notre fran­co­pho­nie et j'ai meme ra­çu des ap­pels afin de me po­ser la ques­tion si je vou­lais consi­dé­rer re­ve­nir à la pré­si­dence. Après plu­sieurs mois, la dé­ci­sion a été prise et je suis sim­ple­ment pas­sé à l’ac­tion. Une fois la dé­ci­sion prise et ma can­di­da­ture dé­po­sée, je me suis mis à l’oeuvre. J’ai com­men­cé une tour­née dans les re­gions de la pro­vince afin d’ini­tier un dia­logue avec les lea­ders al­ber­tains. Je veux sur­tout écou­ter ce que les gens ont à dire. Je veux aus­si par­ta­ger une vi­sion pour l’ave­nir et échan­ger sur les grands dos­siers dans la com­mu­nau­té. Le vo­let post­se­con­daire est res­sor­ti dans la der­nière an­née : le Cam­pus Saint-Jean est sous-fi­nan­cé des­puis plu­sieurs an­nées et le vo­let col­lé­gial se fait étouf­fer dans ses dé­buts d’opé­ra­tion. La po­li­ti­sa­tion de la fran­co­pho­nie de­meure tou­jours un mys­tère. La Cause Ca­ron est sur la table; elle au­ra sur­ement des consé­quences sur la so­cié­té d’ex­pres­sion fran­çaise et de­vra être gé­rée de fa­çon proac­tive. Il y au­ra des élec­tions fé­dé­rale et pro­vin­ciale dans peu de temps et il fau­dra se pré­pa­rer. Je veux par­ler de ces ques­tions et de ces en­jeux avec vous; voi­là la rai­son pour faire une tour­née de la pro­vince. De­puis l’an­nonce de ma can­di­da­ture, j’ai dé­jà vi­si­té quatre ré­gions et je conti­nue­rai jus­qu’au 19 oc­tobre pro­chain. Je vais aus­si, en plus de la tour­née, pu­blier trois lettres dans Le Fran­co et dans cette pre­mière je veux abor­der le pre­mier su­jet : ce­lui du post­se­con­daire. Au cours de la der­nière an­née, le dos­sier post­se­con­daire a ré­ap­pa­ru sur la scène, mais dans un contexte né­ga­tif et mi­ti­gé. Ce dos­sier va de­man­der beau­coup d’at­ten­tion, car il y a beau­coup plus que le vo­let col­lé­gial qui est re­mis en cause. Le Cam­pus Saint- Jean, comme in­di­qué plus haut, est sous-fi­nan­cé et me­nan­cé par l’ad­mi­nis­tra­tion cen­tral de l’Uni­ver­si­té de l’Al­ber­ta et nous au­rons be­soin de nous as­su­rer qu’il y au­ra un sui­vi in­tense et à point qui se­ra fait par la nou­velle pré­si­dence. Une équipe tra­vaille pré­sen­te­ment le dos­sier et j’ai le pri­vi­lège d’en faire par­tie. Ce tra­vail de­vra être conti­nué et je suis convain­cu d’être la per­sonne pour re­le­ver le dé­fi et me­ner ce dos­sier à bon port. Il nous fau­dra du cou­rage et de l’au­dace et tra­vailler de fa­çon stra­té­gique pour maxi­mi­ser l’op­por­tu­ni­té que maitre Louis Des­ro­chers nous a pré­sen­tée en 1976. Je fais ré­fé­rence bien sûr à l’en­tente qu’avaient si­gnée les Oblats et l’Uni­ver­si­té de l’Al­ber­ta. Nous al­lons de­voir exi­ger un meilleur fi­nan­ce­ment pour le Cam­pus Saint-Jean tel que dé­crit dans l’en­tente de 1976. Il nous fau­dra in­sis­ter pour avoir un contrôle di­rect dans le vo­let col­lé­gial. Le sta­tu­quo dans le do­maine post­se­con­daire est in­ac­cep­table et pour sur­vivre et ac­croitre notre ca­pa­ci­té, nous avons be­soin de nos ins­ti­tu­tions. Pour­quoi ne pas de­man­der notre propre charte col­lé­giale? Pour­quoi ne pas se don­ner les moyens de né­go­cier des en­tentes de li­vrai­son de for­ma­tion col­lé­giale via les autres col­lèges al­ber­tains. En pas­sant, il y a cinq col­lèges prêts à sou­te­nir la créa­tion de notre propre col­lège et à tra­vailler avec nous dans la li­vrai­son de doubles ac­cré­di­ta­tions de cer­ti­fi­cats et de di­plómes bi­lingues. J’es­père pou­voir vous ren­con­trer lors de mon dé­pla­ce­ment en ré­gion. Je vous in­vite à me contac­ter au : jeanh­john­[email protected]

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