Ain­si va le pé­trole, ain­si va l’al­ber­ta!

Le Franco - - ÉDITORIAL - - Étienne Ala­ry

Après trole, le plu­sieurs mi­nistre mois pro­vin­cial à mau­gréer des Fi­nances, contre le Doug prix Hor­ner, du ba­ril avait de pé- de bonnes fin aout, nou­velles lors de la à mise an­non­cer à jour éco­no­mique aux contri­buables de l’Al­ber­ta. al­ber­tains, En ef­fet, à la au sur­plus terme de du 715 pre­mier mil­lions tri­mestre $ avait du été pré­sent en­re­gis­tré. exer­cice Tout fi­nan­cier, un contraste un avec les dé­fi­cits pré­sen­tés au cours des der­nières an­nées. Cette bonne nou­velle était at­tri­buable à plu­sieurs fac­teurs, no­tam­ment une baisse plus pro­non­cée des dé­penses, de l’ordre de 113 mil­lions $, que ce que le gou­ver­ne­ment pré­voyait en dé­but d’an­née, et un sur­plus ad­di­tion­nel de 211 mil­lions $ qui n’étaient pas pré­vus dans les pro­jec­tions. Bien que le mi­nistre Hor­ner es­pé­rait sur­ement dans son for in­té­rieur une hausse du prix du ba­ril de pé­trole, après la pé­riode très creuse en­re­gis­trée no­tam­ment à l’au­tomne et à l’hi­ver der­nier, le gou­ver­ne­ment al­ber­tain avait plu­tôt été conser­va­teur dans ses pré­vi­sions. La mon­tée du prix du ba­ril au cours de la pé­riode es­ti­vale a donc per­mis à la pro­vince d’en­gran­ger ce 211 mil­lions $, somme que le mi­nistre pré­fère, et avec rai­son, ne pas ré­in­ves­tir et ain­si gon­fler les dé­penses. Certes, ré­in­jec­ter ces sommes en san­té ou en édu­ca­tion se­rait le bien­ve­nu, et si le prix du ba­ril se main­tient tout l’au­tomne, la ten­ta­tion se­ra en­core plus grande lorsque les don­nées fi­nan­cières du deuxième tri­mestre se­ront dé­voi­lées, mais ré­ins­tau­rer im­mé­dia­te­ment ce qui a été cou­pé le prin­temps der­nier n’ap­por­te­rait rien à l’ob­jec­tif d’équi­li­brer de fa­çon rai­son­nable et du­rable les fi­nances de la pro­vince. N’ou­blions pas que tout ce qui monte doit re­des­cendre et suivre les fluc­tua­tions des mar­chés pour ajus­ter les dé­penses ne fe­rait que ra­me­ner l’Al­ber­ta à ce qu’elle a fait au cours des 10 der­nières an­nées : pla­ni­fier sur du court terme et non pen­ser à long terme. Qui ne se rap­pelle pas de cette dé­ci­sion prise à l’au­tomne 2005, alors que le gou­ver­ne­ment ne sa­chant trop quoi faire de ses sur­plus avait dé­ci­dé de don­ner à chaque Al­ber­tain 400 $... De plus, dans le se­cond tri­mestre, le gou­ver­ne­ment au­ra dans ses livres les dé­penses liées au mil­liard de dol­lars qui a été pro­mis par la pre­mière mi­nistre Ali­son Red­ford à la suite des inon­da­tions du mois de juin der­nier, choses qui n’ap­pa­rais­saient qua­si­ment dans les don­nées du pre­mier tri­mestre. D’ailleurs, dans la pré­sen­ta­tion de son der­nier bud­get, en mars der­nier, le gou­ver­ne­ment an­ti­ci­pait un manque à ga­gner de 6,3 mil­liards $, qui in­cluaient un em­prunt de 4,3 mil­liards $ pour fi­nan­cier les in­fra­struc­tures. Pas éton­nant que le mi­nistre an­ti­cipe tou­jours au­jourd’hui de fi­nir l’an­née dans le rouge. Il s’agit de dé­ter­mi­ner de quel type de rouge il se­ra ques­tion : un rouge fon­cé ou un rouge un peu plus clair.

Une chose est cer­taine, ain­si va le pé­trole, ain­si va l’Al­ber­ta…

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.