Brève his­toire de la fa­mille de Clé­ment et Jeanne Vincent

Le Franco - - À EDMONTON -

Notre Beauharnois père, Clé­ment au Qué­bec Vincent, le 6 dé­cembre est né à 1889. Fils était de le Louis troi­sième Vincent d’une et fa­mille de Mal­vi­na qui éven­tuel­le­ment Pa­rent, il comp­te­rait 12 en­fants. Par­mi ses confrères de classe au col­lège des Frères Clercs St-Via­teur se trou­vait Louis Nor­man­deau qui au­ra une grande in­fluence sur la dé­ci­sion que notre père pren­dra de ve­nir s’ins­tal­ler en Al­ber­ta. Vous l’avez peut-être de­vi­né… ce Louis Nor­man­deau était le frère de J.A. Nor­man­deau, prêtre co­lo­ni­sa­teur. Notre mère, Jeanne Chayer, fille de Georges Chayer et de Si­do­nie De­nault, est née à Mon­tréal le 6 aout 1892. Sa fa­mille dé­mé­na­gea à Beauharnois lors­qu’elle était en­core ado­les­cente. Non seule­ment a-t-elle ren­con­tré la fa­mille Vincent, mais elle s’est aus­si liée d’ami­tié avec Jo­sé­phine et Sté­pha­nie Nor­man­deau, soeurs de Louis. Le 18 mai 1914, nos pa­rents se sont ma­riés à l’église de Beauharnois et s’ins­tal­lèrent dans ce beau vil­lage sur la rive sud du fleuve St-Laurent. Mal­heu­reu­se­ment, le com­merce de Pa­pa s’est avé­ré im­pro­fi­table et de plus, une épi­dé­mie de tu­ber­cu­lose fai­sait ra­vage dans la ré­gion. Pour pro­té­ger sa pe­tite fa­mille Pa­pa par­tit donc en 1916 pour l’Ouest ca­na­dien à la re­cherche d’un nou­vel en­droit pour s’éta­blir. Il dé­ci­da de se rendre chez son ami Louis Nor­man­deau. Ce­lui­ci était dé­jà éta­bli à Nor­man­deau, une pe­tite com­mu­nau­té fon­dée par son frère, le prêtre co­lo­ni­sa­teur. Ce ter­rain se si­tuait à en­vi­ron trente ki­lo­mètres au sud-est du vil­lage de Lac-La-Biche. Il a donc dé­ci­dé de louer le ter­rain de son ami Louis. Au prin­temps 1917, il a fait ve­nir Ma­man et Ma­de­leine, leur pe­tite fille de 2 ans. Fi­na­le­ment, la fa­mille a ache­té ce ter­rain qui avait une cin­quan­taine d’acres en cul­ture. Le bu­reau de poste de la com­mu­nau­té étant in­clus dans ce mar­ché, Pa­pa en a pris charge en de­ve­nant le 2e maitre des postes. La ferme de­meu­rait, tou­te­fois, la prin­ci­pale oc­cu­pa­tion. La vie à Nor­man­deau était plu­tôt dif­fi­cile et il y avait peu de com­mo­di­tés. Les che­mins de terre étaient presque im­pas­sables le prin­temps ou après les grosses pluies ain­si qu’en hi­ver avec les pou­dre­ries et bancs de neige. Il n’y avait pas d’eau cou­rante, il fal­lait trans­por­ter l’eau po­table et l’eau pour la les­sive du Lac Car­di­nal, l’hi­ver comme l’été. Ce lac, dans le­quel on se bai­gnait les beaux soirs d’été, se si­tuait près de la mai­son. Le ter­rain était boi­sé et la terre grise avec des roches n’était pas pro­pice à la pro­duc­tion des cé­réales. Par contre, c’était as­sez bien pour culti­ver le four­rage pour l’éle­vage d’ani­maux. Tout de même, après sept ans, nos pa­rents ont dé­ci­dé de re­tour­ner au Qué­bec. Ils ont pris do­mi­cile à Mon­tréal où Pa­pa tra­vaillait chez un ga­ra­giste. En 1927, après trois ans de faible sa­laire, la fièvre de l’Ouest les prit à nou­veau et ils dé­ci­dèrent de re­ve­nir re­prendre leur ferme à Nor­man­deau. C’est ici qu’ils ont éle­vé leurs 10 en­fants. La vie so­ciale de cette pe­tite com­mu­nau­té était tou­jours vi­vante. Les voi­sins se cô­toyaient et or­ga­ni­saient des soi­rées de cartes et de danses. Aux con­certs de Noël de l’école, il y avait tou­jours salle comble. Aus­si les gens ve­naient en grand nombre aux pique-niques de la pa­roisse. Chez nous, il y avait beau­coup de gens qui ar­rê­taient pour man­ger et sou­vent cou­cher. Ceux-ci étaient des gens qui de­meu­raient dans des com­mu­nau­tés en­core plus éloi­gnées, telles que Rich Lake, Goose Lake, et Fork Lake. Notre mai­son était comme un gite du pas­sant. Les gens ne payaient pas avec de l’ar­gent, mais plu­tôt avec leur bonne hu­meur, leurs his­toires et leur ami­tié. Ma­man était une per­sonne très pieuse et au­rait vou­lu al­ler à la messe tous les di­manches mais à Nor­man­deau ce­ci n’était pas pos­sible… le prêtre mis­sion­naire ve­nait seule­ment une fois par mois à l’église qui était si­tuée tout près de notre mai­son. Il va sans dire que les mis­sion­naires étaient tou­jours re­çus à bras ou­verts chez nous. Elle s’as­su­rait tout de même qu’à tous les soirs on dise la prière en fa­mille, age­nouillés au­tour de la table à man­ger. Les di­manches, quand il n’y avait pas de messe, on ré­ci­tait le cha­pe­let, toute la fa­mille en­semble. Si des étran­gers ar­ri­vaient pen­dant le temps de la prière, il fal­lait qu’ils at­tendent avant d’être ac­cueillis. C’est en 1940 que Pa­pa a ache­té un trac­teur Cock­shutt usa­gé avec char­rue et disques de M. Ted Gro­leau de Thé­rien. L’ar­gent comp­tant étant rare en ces temps, M. Gro­leau ac­cep­ta en échange du bois de construc­tion et des ani­maux. L’édu­ca­tion a tou­jours été très im­por­tante chez nous. La plu­part des en­fants sont al­lés soit au col­lège ou soit au pensionnat. Au tout dé­but, nous sommes tous al­lés à l’école SteCe­cile qui était à peine à un de­mi-ki­lo­mètre de notre mai­son. C’était une école à une salle où l’ins­ti­tu­trice de­vait en­sei­gner en an­glais tous les ni­veaux de la pre­mière à la hui­tième an­née. Cette école fut fer­mée tem­po­rai­re­ment en 1945 dû au manque d’ins­ti­tu­trice. C’est alors que les quatre plus jeunes de la fa­mille ont dû al­ler à l’école Irène qui était à en­vi­ron sept ki­lo­mètres de chez nous. Nous voya­gions avec les che­vaux, « Kate et Dan », qui étaient bien domp­tés et connais­saient bien la route. Notre voi­ture d’été était un « buggy » et en hi­ver nous étions en « caboose » bien chauf­fée. C’est à l’au­tomne de 1951 que nos pa­rents ont pris la grande dé­ci­sion d’ache­ter la ferme de M. Willie Pa­quette à Bon­ny­ville et au prin­temps de 1952 la fa­mille y est dé­mé­na­gée. C’était du très bon ter­rain agri­cole avec peu de roches.

J’ai in­di­qué à la fin de la 2e par­tie, pu­bliée avant la pause de l’été, que j’ex­pli­que­rais pour­quoi la troupe, Les An­ciens du Col­lège, a sem­blé au moins ra­len­tir ses ac­ti­vi­tés vers la fin de 1933. C’est que les membres de cette troupe et ceux de

Les Bonnes Amies se sont réunis pour fon­der, lors d’une réunion com­mu­nau­taire le 26 avril 1933, la troupe, Le Théâtre Fran­çais. C’est bien vrai! Si vous pen­siez, comme moi, que le Théâtre Fran­çais d’Ed­mon­ton avait com­men­cé en 1967, son ori­gine est bien plus an­cienne. Nous y re­vien­drons. Paul Jen­vrin pré­si­dait à cette nou­velle troupe et Lau­rier Pi­card en était son di­rec­teur. Ce der­nier, qui avait dé­jà une pré­sence cer­taine sur les planches du théâtre fran­co­phone, conti­nue­ra à y contri­buer énor­mé­ment jus­qu’à la der­nière pro­duc­tion du Théâtre Fran­çais (ori­gi­nal) en 1956. « Pen­dant sa jeu­nesse, Pi­card jouait avec Le Cercle Dra­ma­tique Jeanne d’Arc [ain­si qu’avec Les An­ciens du Col­lège] et il par­ti­ci­pa à la créa­tion du Théâtre Fran­çais en 1933 à Ed­mon­ton. Il joua avec cette troupe et en fut le di­rec­teur ar­tis­tique pen­dant plu­sieurs an­nées. Entre 1934 et 1956, elle a pré­sen­té au-de­là de cin­quante pièces, aus­si bien clas­siques qu’ori­gi­nales. Le Théâtre Fran­çais pré­sen­tait aus­si des pro­duc­tions en tour­née dans les com­mu­nau­tés fran­co­phones par­tout en Al­ber­ta … Pi­card fut aus­si le di­rec­teur ar­tis­tique et di­rec­teur/in­ter­prète du Cercle dra­ma­tique Mo­lière3 ». Il semble im­por­tant de no­ter que, lors de la for­ma­tion de cette troupe, Paul Jen­vrin a spé­ci­fié, semble-t-il pour la pre­mière fois dans l’his­toire de notre théâtre, qu’un des ob­jec­tifs de la troupe était « de mettre en va­leur les pièces faites par nos écrivains al­ber­tains … (Livre, p. 68) » afin de ga­gner des concours théâ­traux me­nant à la re­pré­sen­ta­tion d’oeuvres al­ber­taines à Ot­ta­wa. On as­pire donc à une re­con­nais­sance na­tio­nale. Cet ob­jec­tif a pla­cé le Théâtre Fran­çais en com­pé­ti­tion avec le Lit­tle Theatre (d’Ed­mon­ton) et l’Ed­mon­ton Players en vue d’un fes­ti­val ré­gio­nal à Cal­ga­ry. La troupe n’a pas ga­gné l’hon­neur convoi­té, mais ça lui a quand même don­né du pres­tige. Elle se di­sait aus­si être prête à for­mer les par­ti­ci­pants en dic­tion et en dé­cla­ma­tion. Pen­dant sa pre­mière sai­son, elle a pré­sen­té une pièce en juin, deux en no­vembre avec une tour­née à Mo­rin­ville et une autre pièce en dé­cembre. En 1934 elle a pré­sen­té une pièce sur scène en avril en plus de la pièce La Dé­faite de Georges Bu­gnet (un Al­ber­tain) à la ra­dio CKUA. Cette pièce a ga­gné un prix au Concours du Car­ne­gie Trust Fund, rem­plis­sant ain­si une as­pi­ra­tion de la troupe. Elle a pré­sen­té La Dé­li­vrance en juin 1934, puis Pi­card men­tionne4 quelques autres pièces qui ont peut-être été jouées à la fin 1934 ou au dé­but 1935. Pour­tant La Sur­vi­vance an­nonce la dis­so­lu­tion de cette troupe le 10 avril 1935. Il n’y a plus de ré­fé­rence à elle jus­qu’en 1956, mais Pi­card (voir le ren­voi pré­cé­dent) main­tient qu’elle conti­nuait à pré­sen­ter au moins un spec­tacle par an­née jus­qu’en 1956. Peut-être se ré­fé­rait-il au théâtre en fran­çais plu­tôt qu’à cette troupe en par­ti­cu­lier. De toute fa­çon, c’est jus­te­ment en 1956 que Paul Châ­tain, un par­ti­ci­pant ac­tif de la troupe Le Théâtre Fran­çais de­puis moult an­nées, nous per­met d’en faire le lien avec le Théâtre Fran­çais d’Ed­mon­ton en 1967, la troupe qui a pro­duit des sai­sons com­plètes de spec­tacles à Ed­mon­ton avec de nom­breuses tour­nées, même une in­ter­na­tio­nale, entre 1970 et 1992. Il im­porte de no­ter qu’une troupe, dont le nom nous est in­con­nu, a fait une tour­née avec un spec­tacle de va­rié­tés en oc­tobre 1934 à SaintPaul, Bon­ny­ville, La­fond, Ve­gre­ville, Ed­mon­ton (Im­ma­cu­lée-Concep­tion), Saint-Al­bert, Mo­rin­ville, Le­gal et Pi­card­ville, avec une suite pré­vue (qui n’a peut-être pas eu lieu) pour tour­nées à Cal­ga­ry, Beau­mont, Fort Sas­kat­che­wan, La­mou­reux, Gi­roux­ville et Ver­million. Ce foi­son­ne­ment d’ac­ti­vi­té théâ­trale par­tout en pro­vince à la fin de 1934 a peut-être di­mi­nué la pré­sence du Théâtre Fran­çais dans l’es­prit du pu­blic, mais il n’y a pas de doute que l’ac­crois­se­ment du pres­tige du Cercle

Dra­ma­tique Saint-Joa­chim a été un fac­teur im­por­tant ex­pli­quant la (soi-di­sant) dis­so­lu­tion du Théâtre Fran­çais en 1935. En ef­fet, de­puis l’au­tomne 1934, Al­phonse Her­vieux, avec, comme ré­gis­seur, Gé­rard Ba­ril, tra­vaillait avec le Cercle pour pré­pa­rer la pièce Bon sang ne ment pas, écrite par Em­ma Mor­rier (une Al­ber­taine). Cette pièce, ac­com­pa­gnée par la cho­rale de la ca­thé­drale, fut jouée à Ed­mon­ton en oc­tobre 1934 avec les in­ter­prètes : Al­phonse Her­vieux, son épouse, sa fille Ga­brielle et Mme J.H. Trem­blay. Elle est si bien re­çue qu’elle est pré­sen­tée aus­si au hui­tième Fes­ti­val dra­ma­tique ré­gio­nal de l’Al­ber­ta en fé­vrier 1935 au Grand Theatre à Cal­ga­ry. C’était la pre­mière fois qu’une pièce en fran­çais par un au­teur al­ber­tain ait été pré­sen­tée à ce fes­ti­val. L’« émi­nent ad­ju­di­ca­teur bri­tan­nique, Mal­colm Mor­ley (Livre, p. 74) », tout à fait à l’aise en fran­çais, ac­cor­da la pre­mière place au Cercle qui était en concur­rence avec onze troupes an­glo­phones, et qui, par ce suc­cès, al­lait re­pré­sen­ter l’Al­ber­ta au Do­mi­nion Dra­ma Fes­ti­val. La pièce a alors été re­prise en avril au Em­pire Theatre à Ed­mon­ton pour fi­nan­cer le voyage à Ot­ta­wa. Le voyage a fi­na­le­ment été fi­nan­cé par des dons per­son­nels, plu­sieurs im­por­tants com­mer­çants d’Ed­mon­ton et, en par­tie, par le Gou­ver­ne­ment de l’Al­ber­ta.

Le Do­mi­nion Dra­ma Fes­ti­val eut lieu au

Lit­tle Theatre à Ot­ta­wa en avril 1935 avec quinze troupes an­glo­phones et quatre troupes fran­co­phones, pro­ve­nant d’un bout à l’autre du Ca­na­da. Le Cercle n’y a pas rem­por­té la palme, mais a re­çu des éloges de l’ad­ju­di­ca­teur, Al­lan Wade, de même que dans le Mon­treal Star et l’Ed­mon­ton Jour­nal. Le Cercle dra­ma­tique Saint-Joa­chim est re­ve­nu sur scène à l’au­tomne 1935 avec deux pièces,

dont Va ton che­min, une autre pièce d’Em­ma Mor­rier, avec mise en scène par Mau­rice La­val­lée et ré­gie par Gé­rard Ba­ril. Elles ont été pré­sen­tées à Ed­mon­ton, Saint-Vincent et Beau­mont en

no­vembre et Va ton che­min et une autre pièce à La­mou­reux en mars 1936. Au prin­temps 1936, le Cercle a aus­si pré­sen­té l’opé­rette Quand on conspire, avec ac­com­pa­gne­ment au pia­no et à la gui­tare, mise en scène par Gé­rard For­cade, O.M.I. [mon an­cien pro­fes­seur d’Art dra­ma­tique au Col­lège Saint-Jean]. En avril 1936, le Cercle a joué deux co­mé­dies à Mo­rin­ville, à Le­gal et à Saint-Charles (Dun­ve­gan). En juin, la troupe a pré­sen­té une pièce pour la Saint-Jean-Bap­tiste à Ed­mon­ton, puis en juillet à Vi­my. Au dé­but 1937 ( La Sur­vi­vance, 17 jan­vier 1937, p. 8), elle pré­pa­rait Le Coeur dé­cide pour le fes­ti­val pro­vin­cial de théâtre en mars, mais il n’y a pas de suite dans le jour­nal à ce pro­pos, ni au su­jet de la troupe. Entre-temps, en fé­vrier 1936, le Cercle

dra­ma­tique Mo­lière (ne pas confondre ce­lui-ci avec ce­lui de Saint-Bo­ni­face, Ma­ni­to­ba) est né sous la di­rec­tion de Lau­rier Pi­card. Cette troupe rem­porte le pre­mier prix au pre­mier fes­ti­val pro­vin­cial de l’Ed­mon­ton Lit­tle Theatre avec le deuxième acte de Les Rant­zau en 1936 et se rend à Cal­ga­ry du 18 au 20 mars 1937 pour le fes­ti­val pro­vin­cial, mais il ne semble pas avoir pri­mé lors de ce­lui-ci. Il conti­nue à par­ti­ci­per au fes­ti­val de l’Ed­mon­ton Lit­tle

Theatre en 1937 et 1938 avec la pièce La Sé­pa­ra­tion. En dé­cembre 1938, Les Trois masques, pièce pré­sen­tée par le Cercle au fes­ti­val ré­gio­nal, y est re­con­nue en pre­mière place contre trois pièces en langue an­glaise. Il se rend alors au fes­ti­val pro­vin­cial à Cal­ga­ry (25 et 26 fé­vrier 1939). Il n’y rem­porte pas les prix, mais il est quand même in­vi­té à par­ti­ci­per au Do­mi­nion

Dra­ma Fes­ti­val et à concou­rir pour le tro­phée Bess­bo­rough à Lon­don, On­ta­rio, du 10 au 15 avril 1939. Il n’y est pas vic­to­rieux, mais le simple fait de cette in­vi­ta­tion sou­ligne la grande qua­li­té de jeu de cette troupe. En plus de ses par­ti­ci­pa­tions aux fes­ti­vals ré­gio­naux et pro­vin­ciaux, le Cercle dra­ma­tique Mo­lière a pré­sen­té de nom­breux spec­tacles pen­dant sa re­la­ti­ve­ment courte exis­tence :

1. en 1937, Cock­tail le 15 mars; La Sé­pa­ra­tion et La couvée le 18 avril à Le­gal et le 29 mai à Saint-Paul; Les Vi­va­ci­tés du Ca­pi­taine Tic le 20 juin à l’Im­ma­cu­lée-Concep­tion pour la Saint-Jean-Bap­tiste et re­prise le 17 oc­tobre à Ed­mon­ton, le 27 oc­tobre à Le­gal et le 7 no­vembre à Mo­rin­ville; Les Tar­tem­pion le 12 dé­cembre à Ed­mon­ton; 2. en 1938, La Tra­hi­son d’Em­ma Mor­rier et Ma­dame La­tour voyage à un sou du mille de Mme P.-E. Poi­rier le 3 avril à Saint-Joa­chim; aus­si à Saint-Joa­chim, Coeur bles­sé le 26 juin pour la Saint-Jean-Bap­tiste 3. en 1939, Le Voyage de M. Per­ri­chon, les 12 et 13 fé­vrier à Saint-Joa­chim; Les Gens

ner­veux le 22 juin au Strand Theatre pour la Saint-Jean-Bap­tiste, en­suite le 24 juin à SaintPaul, puis à Mo­rin­ville et le 10 juillet à Vi­my. Cette tour­née marque la fin de l’ac­ti­vi­té du Cercle dra­ma­tique Mo­lière d’Ed­mon­ton. La troupe a donc joué au moins « onze pièces dif­fé­rentes entre le 29 jan­vier 1936 et le 5 juillet 1939, pour un to­tal de 25 re­pré­sen­ta­tions … (Livre, p. 83)». La pro­chaine fois, le re­flux et le flux de

l’ac­ti­vi­té théâ­trale dans la pro­vince.

1 Cet ar­ticle, comme le pré­cé­dent et ceux qui sui­vront, se veulent un ré­su­mé du livre : GOD­BOUT, Laurent, LA­DOU­CEUR, Louise et AL­LAIRE, Gra­tien, Plus d’un siècle sur scène! His­toire du théâtre fran­co­phone en Al­ber­ta de

1887 à 2008, L’Ins­ti­tut pour le pa­tri­moine de la fran­co­pho­nie de l’Ouest ca­na­dien, Cam­pus Saint-Jean, Ed­mon­ton, © 2012, 500 p. + DVD. Les ci­ta­tions ti­rées de ce­lui-ci sont in­di­quées entre pa­ren­thèses sim­ple­ment par « Livre », sui­vi de la

page où se trouve le texte ci­té.

2 Voir le ren­voi sui­vant.

3 Pho­to de Lau­rier Pi­card et texte ci­té gra­cieu­se­té de : Glen­field, Frank, Theatre 100 – Ce­le­bra­ting 100 Theatre Prac­ti­tio­ners over100 Years, Al­ber­ta Play­wrights’ Net­work, Cal­ga­ry, ©2006,

p. 77 [ma tra­duc­tion]. La pho­to et les autres dans cet ar­ticle ont été re­pro­duites et pré­pa­rées pour pu­bli­ca­tion par Pierre Bou­tet, SBD Al­ber­ta

Consul­tants Li­mi­tée.

4 APA, acc.no. 81.207, item 4, boite Lau­rier Pi­card, notes pour une cau­se­rie sur

le théâtre à Ed­mon­ton.

La fa­mille Vincent à Nor­man­deau (cir­ca 1950) : Célment et Jeanne, Ma­de­leine, Jean-Paul,Mar­cel, Ro­bert, Rolande, Charles, An­dré, Jean­nine, Georges et De­nise.

Ma­riage de Clé­ment et Jeanne(Chayer) Vincent en 1914.

Lau­rier Pi­card2

La Sur­vi­vance, 5 jan­vier 1938, p. 1

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