Can­di­dats re­cher­chés…

La pé­riode de mise en can­di­da­ture se ter­mine le 23 sep­tembre.

Le Franco - - ÉLECTIONS SCOLAIRES - Étienne Ala­ry

De­ve­nir conseiller sco­laire fran­co­phone vous in­té­resse? Il est pos­sible de po­ser sa can­di­da­ture pour l’un des 23 postes dis­po­nibles en pro­vince, soit six postes au Conseil sco­laire Fran­coSud, sept postes au Conseil sco­laire Centre-Nord (CSCN), cinq postes cha­cun au Conseil sco­laire Centre-Est et cinq postes au Conseil sco­laire du Nord-Ouest (CSNO). Se­lon Chan­tal Mon­fette, conseillère sco­laire au CSNO, cette élec­tion mar­que­ra un chan­ge­ment im­por­tant, du moins, dans le nord-ouest de la pro­vince. « Quatre des cinq conseillers ne se re­pré­sentent pas. Cer­tains sont là de­puis les dé­buts de la ges­tion sco­laire. Ils ont che­mi­né avec leurs en­fants à l’école et sont main­te­nant prêts à pas­ser le flam­beau. Pour d’autres, leurs en­ga­ge­ments pro­fes­sion­nels les em­pêchent de pour­suivre », men­tionne-t-elle. Elle-même n’a tou­jours pas dé­ci­dé si elle comp­tait se re­pré­sen­ter. « J’étais conseillère sco­laire avant qu’il y ait la ges­tion sco­laire à Saint-Isi­dore. Pour moi, il était im­por­tant que nos jeunes aient ac­cès à une école fran­co­phone », men­tionne celle qui oc­cupe éga­le­ment de­puis quelques an­nées la pré­si­dence de la Fé­dé­ra­tion des conseils sco­laires fran­co­phones de l’Al­ber­ta, or­ga­nisme qui cha­peaute les quatre conseils. Mme Mon­fette es­time que la donne a chan­gé au cours des 20 der­nières an­nées. « Les dé­fis ne sont plus les mêmes qu’au­tre­fois. Les mo­ments plus dif­fi­ciles sont cer­tai­ne­ment der­rière nous », in­dique-t-elle en fai­sant no­tam­ment al­lu­sion à l’ob­ten­tion d’une nou­velle école à Grande Prai­rie. « Il y a de nou­veaux dé­fis, mais ce­la fait par­tie de la na­ture d’un conseil », ajoute-t-elle. Cette der­nière es­père voir la nou­velle gé­né­ra­tion de pa­rents s’en­ga­ger. « Il ne faut pas at­tendre qu’il y ait une crise, comme la fer­me­ture po­ten­tielle d’une école pour une rai­son x, y ou z pour se mo­bi­li­ser », croit Chan­tal Mon­fette. Faits nou­veaux cette an­née, les postes d’élus ont été di­vi­sés en ré­gion. « Lors des der­nières élec­tions, il n’y avait pas de ré­gion de dé­si­gnée et per­sonne de Grande Prai­rie ne fai­sait par­tie du conseil. Il était im­por­tant de ré­ser­ver au moins un siège à un re­pré­sen­tant, afin que cette ré­gion soit bien re­pré­sen­tée », sou­ligne Mme Mon­fette.

Centre-Est : sta­bi­li­té

Dans la ré­gion du Centre-Est, c’est sous le signe de la sta­bi­li­té que pour­rait se ter­mi­ner la pé­riode de mise en can­di­da­ture. « Seule­ment un can­di­dat a in­di­qué qu’il ne pen­sait pas se re­pré­sen­ter de nou­veau. Ce­la ne veut pas dire tou­te­fois qu’il n’y au­ra pas d’élec­tion, si plu­sieurs per­sonnes convoitent les postes dis­po­nibles », men­tionne Guy Gé­né­reux, qui est ac­tuel­le­ment pré­sident du CSCE. Ce der­nier en­tend sol­li­ci­ter un nou­veau man­dat. « J’ai dé­jà fait deux man­dats et je trouve im­por­tant de m’im­pli­quer », in­dique-t-il. C’est à titre de grand-pa­rent qu’il siège au conseil sco­laire. « J’ai vé­cu la pé­riode où on n’avait pas le droit à l’édu­ca­tion fran­co­phone en Al­ber­ta. Il nous faut conti­nuer à nous battre pour nous as­su­rer que l’édu­ca­tion fran­co­phone conti­nue de gran­dir », af­firme ce­lui qui se dit heu­reux d’avoir cinq pe­tits-en­fants, bien­tôt six, qui fré­quentent une école fran­co­phone en pro­vince. Guy Gé­né­reux croit, lui aus­si, que les dé­fis ont chan­gé par rap­port à ce qu’ils étaient il y a cinq ou même 10 ans. « Comme conseiller, nous avons l’obli­ga­tion de re­gar­der ce que nous pou­vons faire pour as­su­rer une pleine édu­ca­tion fran­co­phone à nos ayants droit », avance-t-il, fai­sant no­tam­ment al­lu­sion à une éven­tuelle re­con­nais­sance par la pro­vince de la né­ces­si­té de fi­nan­cer les pré­ma­ter­nelles fran­co­phones.

Sud de la pro­vince

Dans le Sud de la pro­vince, les pro­chaines élec­tions se fe­ront dans la nou­veau­té, alors qu’un seul conseil sco­laire re­pré­sente dé­sor­mais tous les fran­co­phones. « C’est une étape im­por­tante qui a été fran­chie et je suis heu- reuse que cette fu­sion ait eu lieu avant les élec­tions. Je ne peux pas ca­cher que ce­la au­rait été dé­ce­vant si nous ne l’avions pas eu avant », té­moigne la pré­si­dente in­té­ri­maire du Conseil sco­laire Fran­coSud, Diane Bou­tin. Après sept an­nées, dont les der­nières à titre de pré­si­dente de l’an­cien Conseil sco­laire ca­tho­lique et fran­co­phone du Sud de l’Al­ber­ta, Mme Bou­tin en­tend s’ac­cor­der une pause. « J’ai dé­ci­dé de ne pas me pré­sen­ter cette fois-ci. Je ne dis pas que je ne re­vien­drai pas dans quatre ans (les élec­tions des conseils sco­laires suivent le cycle des élec­tions mu­ni­ci­pales), mais le temps est ve­nu de lais­ser la place à d’autres per­sonnes mo­ti­vées à faire avan­cer le dos­sier de l’édu­ca­tion fran­co­phone », in­dique-t-elle. Pour Diane Bou­tin, la fu­sion des conseils amè­ne­ra les pro­chains élus à tra­vailler dif­fé­rem­ment. « Au cours des quatre der­nières an­nées, nous avons sur­tout tra­vaillé sur ce dos­sier. Nous avons de­puis deux ans une ad­mi­nis­tra­tion com­mune et tout fonc­tionne bien. Le pro­chain grand dé­fi, à mon avis, se­ra d’édu­quer da­van­tage la po­pu­la­tion du Sud de l’Al­ber­ta sur tous les avan­tages que cette fu­sion ap­porte », avan­cet-elle. Celle-ci es­père que des per­sonnes aus­si mo­ti­vées qu’elle se pré­sen­te­ront aux élec­tions. « Pour moi, l’édu­ca­tion fran­co­phone et ca­tho­lique, comme Fran­co-Al­ber­taine, a tou­jours été im­por­tante. Lorsque j’étais toute jeune, on par­lait de se battre pour nos droits lin­guis­tiques, puis est ve­nue la ges­tion sco­laire. Il était donc tout na­tu­rel, lorsque mes en­fants étaient à l’école, de m’im­pli­quer à ma fa­çon », in­dique Diane Bou­tin.

Centre-Nord

Au CSCN, trois, peut-être quatre, des sept postes cher­che­ront à trou­ver de nou­veaux élus, alors que trois conseil- lers ac­tuels ont ma­ni­fes­té un in­té­rêt pour re­nou­ve­ler leur man­dat. « Je n’avais ja­mais pen­sé à de­ve­nir conseillère sco­laire avant qu’une per­sonne m’ap­proche pour me convaincre à me pré­sen­ter lors d’une élec­tion par­tielle. Je voyais mes en­fants qui de­ve­naient plus vieux et c’était le mo­ment pour moi de m’im­pli­quer », se sou­vient Ka­ren Doucet, ac­tuelle pré­si­dente du CSCN. Après avoir ter­mi­né ce man­dat de deux ans, Mme Doucet s’est pré­sen­tée et a été élue par ac­cla­ma­tion en 2010. Cette fois-ci, Ka­ren Doucet es­père pou­voir être ré­élue pour les quatre pro­chaines an­nées. « C’est tel­le­ment en­ri­chis­sant comme ex­pé­rience. Les pro­chaines an­nées s’an­noncent aus­si in­té­res­santes avec trois nou­velles écoles en chan­tier et j’es­père une an­nonce pour des ré­no­va­tions à une autre école », avance Mme Doucet en fai­sant al­lu­sion à l’école Jo­se­phMo­reau. La pré­si­dente es­time que les pa­rents de­vraient aus­si pen­ser à s’im­pli­quer au sein des co­mi­tés de leur école dès au­jourd’hui. « Ce n’est pas un pré­re­quis pour se pré­sen­ter comme conseiller sco­laire, mais nous avons vu beau­coup de per­sonnes pro­ve­nant des co­mi­tés de pa­rents se pré­sen­ter. Ce­la per­met d’ac­qué­rir une ex­pé­rience », fai­telle re­mar­quer. Celle-ci est tou­te­fois hon­nête : les per­sonnes qui dé­si­rent se pré­sen­ter doivent avoir une dis­po­ni­bi­li­té, que ce soit pour cer­tains dé­pla­ce­ments, des ren­contres ou sié­ger à des co­mi­tés. « Ce­la ne veut pas dire qu’une per­sonne très oc­cu­pée ne peut pas se pré­sen­ter. Par le pas­sé, le conseil a eu des élus avec des ho­raires très char­gés », lance Mme Doucet, en fai­sant no­tam­ment al­lu­sion au Dr De­nis Vincent et à Me Pierre Des­ro­cher. « Nous y al­lons avec les ho­raires de tous pour nous as­su­rer de bien fonc­tion­ner comme conseil. La prin­ci­pale mo­ti­va­tion d’une per­sonne de­vrait être de faire avan­cer le dos­sier de l’édu­ca­tion fran­co­phone. Les contraintes de temps, ce­la peut s’ar­ran­ger », conclut-elle.

Guy Gé­né­reux

Diane Bou­tin

Chan­tal Mon­fette

Ka­ren Doucet

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